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Violence politique, plus de la moitié des Américains pensent que les médias incitent à la violence

15 novembre 2018

Temps de lecture : 2 minutes
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Violence politique, plus de la moitié des Américains pensent que les médias incitent à la violence

Donald Trump, dans son style iconoclaste, est accusé par la majorité des médias américains (comme par leurs homologues européens) d’hystériser les questions politiques et d’inciter à la violence. Les médias eux-mêmes sont ils blancs comme neige dans ce débat ? Un sondage récent nous apprend que pour les Américains les médias portent une part de responsabilité tout aussi grande.

Déjà en 2017

Un sondage de juin 2017 sur le même sujet don­nait le résul­tat suiv­ant : 36% des sondés pen­saient que les médias entrete­naient un cli­mat de vio­lence, voire le suscitaient.

Tendance renforcée en 2018

18 mois plus tard cette pro­por­tion passe à 51%. Ce nou­veau sondage réal­isé fin octo­bre début novem­bre 2018 par ABC News et le Wash­ing­ton Post (en anglais et en espag­nol) ren­voie dos à dos Trump et les médias pour leur part de respon­s­abil­ité dans la vio­lence du débat poli­tique. Para­doxale­ment, l’hostilité mas­sive des médias envers Trump sert en par­tie ce dernier.

En effet, alors que 90% des sujets con­cer­nant Trump sont négat­ifs, 77% des sondés esti­ment que les médias col­por­tent des fauss­es nou­velles. Dans l’inconscient de la moitié (ou plus, il y a des indé­cis) des Améri­cains, si les médias sont hos­tiles à Trump c’est qu’ils sont de par­ti pris, n’hésitant pas à col­porter les fameuses infox/fake news qui pour­raient nuire au prési­dent républicain.

Match nul apparent

D’aucuns pour­raient estimer qu’il y a match nul, Trump et les médias étant désignés comme co-respon­s­ables de la sit­u­a­tion. Une analyse plus fine mon­tre que si les médias mon­trent du doigt Trump comme le boute feu, jamais ils ne se met­tent en cause eux-mêmes comme fau­teurs de trou­ble. Ils ren­for­cent ain­si le sen­ti­ment qu’ils ne sont pas impar­ti­aux dans leur cou­ver­ture de l’information quand Trump est mis en cause.

Cette dichotomie s’aggrave de la part des pro­tag­o­nistes des deux camps. Le résul­tat des élec­tions de mi man­dat a ruiné les espoirs des démoc­rates (soutenus par George Soros) d’aboutir à une des­ti­tu­tion de Trump. Dépités, les médias libéraux (CNN en étant un exem­ple car­i­cat­ur­al) attaque­nt Trump au canon, le prési­dent leur répon­dant sur le même ton.

Pour plus de détails sur l’enquête, voir l’article de nos con­frères de Dreuz.info.

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