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Vent nouveau en Italie ? La grande peur des médias français

30 juillet 2018

Temps de lecture : 8 minutes
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Vent nouveau en Italie ? La grande peur des médias français

Red­if­fu­sion. Pre­mière dif­fu­sion le 5 juin 2018

Des « populistes » au pouvoir dans l’un des pays fondateurs de ce qui est devenu l’UE ? Les tergiversations autour de la nomination d’un ministre de l’économie opposé à l’euro ont mis les médias français en émoi.

Les élec­tions ital­i­ennes du début du mois de mars ont don­né du fil à retor­dre aux insti­tu­tions de l’Union européenne, aux européistes ital­iens, au pre­mier chef desquels le prési­dent de la République ital­i­enne, comme à tous les européistes d’Europe (européiste : indi­vidu hos­tile aux Européens et favor­able à l’Union européenne. Début mars 2018, au cours d’un proces­sus élec­toral des­tiné à déter­min­er le pou­voir lég­is­latif ital­ien, proces­sus sou­vent qual­i­fié de « com­plexe », de par son fonc­tion­nement et l’usage de la démoc­ra­tie pro­por­tion­nelle, le corps élec­toral ital­ien n’a pas don­né de majorité claire à un mou­ve­ment ou par­ti poli­tique en par­ti­c­uli­er.

L’œil de Bruxelles ?

Rien d’anormal, il en va en règle générale ain­si dans le con­texte poli­tique ital­ien, habitué aux com­pro­mis et coali­tions, à l’instar d’ailleurs d’autres pays européens comme l’Allemagne. Mais pas la France, ce qui explique que l’analyse des faits poli­tiques ital­iens prenne par­fois une tour­nure éton­nante de ce côté-ci des Alpes. Pas de majorité claire en faveur d’un par­ti poli­tique, donc, mais une évi­dente vic­toire : celle des Ital­iens euroscep­tiques, majori­taires et opposés à l’Union européenne sous sa forme tech­nocra­tique actuelle.

De ce résul­tat démoc­ra­tique devait découler la mise en œuvre d’un gou­verne­ment de coali­tion entre la Lega (mou­ve­ment poli­tique con­ser­va­teur de droite éton­nement qual­i­fié de par­ti « d’extrême droite » par des médias français qui sem­blent avoir du mal à saisir les finess­es des con­cep­tions autres que gauchisantes du siè­cle passé) et le Mou­ve­ment 5 étoiles (générale­ment qual­i­fié de « pop­uliste »). C’est ce qui est advenu le ven­dre­di 1er juin 2018, après quelques jours de ter­giver­sa­tions au cours desquelles le prési­dent de la République ital­i­enne, agis­sant dans une optique brux­el­loise, a ten­té un mini coup d’État démoc­ra­tique, manœu­vre qui a échoué mais dont la sim­ple ten­ta­tive frag­ilise d’avance toutes les élec­tions à venir dans l’Union européenne.

Que se passerait-t-il si les résul­tats élec­toraux futurs ne plai­saient pas au dogme européiste ? La ques­tion est dans toutes les têtes. Con­cer­nant les médias Français, la réponse est claire : haro sur les méchants « pop­ulistes » ! Illus­tra­tion, durant ces quelques jours de crise poli­tique ital­i­enne, crise à l’évidence menée par Brux­elles.

La démocratie ? C’est Tocqueville qui en parlait le mieux !

Les élec­tions en Ital­ie ? Un résul­tat glob­ale­ment con­sid­éré comme une « cat­a­stro­phe » par des médias français, fin mai 2018, per­suadés que toute forme de con­ser­vatisme ou de vision poli­tique autre que de gauche dite « pro­gres­siste » serait par nature une men­ace pour l’Europe, les Européens, la démoc­ra­tie, la vie, le soleil, l’avenir de l’univers… Le Prési­dent de la République ital­i­enne ayant dans un pre­mier temps poussé le can­di­dat pre­mier min­istre, pro­posé par la coali­tion choisie démoc­ra­tique­ment par les électeurs ital­iens, à jeter l’éponge, et surtout désigné à sa place un européiste dog­ma­tique con­va­in­cu, mil­i­tant de l’austérité budgé­taire et ancien cadre du FMI, s’en est suivi un déni de démoc­ra­tie qui n’est pas sans rap­pel­er les suites du référen­dum de 2005 en France.

Trois jours durant, l’Italie, et une UE pour­tant et en théorie fondée en ver­tu de la défense des valeurs démoc­ra­tiques, ont ten­té de réfuter le ver­dict des urnes. Cer­taines per­son­nal­ités poli­tiques ont pu par­ler de « coup d’État » de l’UE. De fait, que le Prési­dent de la République ital­i­enne, garant du respect de la con­sti­tu­tion et, au pre­mier chef, de la démoc­ra­tie dans la pénin­sule, décide de remet­tre en cause le vote de ses conci­toyens pose ques­tion. Qu’en dis­ent les médias Français ?

Petit tour de piste

Alex­is de Toc­queville qui, dans La démoc­ra­tie en Amérique, expli­quait que le prin­ci­pal dan­ger pour la démoc­ra­tie n’était pas dans des enne­mis ou de pré­ten­dus enne­mis de la démoc­ra­tie, mais bien en elle-même : dans sa ten­dance à devenir une démoc­ra­tie faussée, jouant le rôle d’une démoc­ra­tie qu’elle se serait plus. Un théâtre d’ombres. À écouter et lire les médias Français, force est de recon­naître que l’analyse n’a pas per­du de sa per­ti­nence.

  • Fran­ce­in­fo
    Le 28 mai 2018, émis­sion Un Oeil sur le monde : « Le pays se pré­pare donc à de nou­velles élec­tions anticipées. ” Le prési­dent Mattarel­la a mis fin à la propo­si­tion de gou­verne­ment faite par l’al­liance entre les nation­al­istes et les pop­ulistes “, explique Alban Mikoczy envoyé spé­cial à Rome. Pourquoi ? ” Parce que la per­son­nal­ité du min­istre pressen­ti pour le porte­feuille de l’é­conomie et des finances était quelqu’un d’assez euroscep­tique et il allait met­tre en place un bud­get défici­taire “, pour­suit l’en­voyé spé­cial. » Entrée en matière du reportage : « L’Italie, où le prési­dent a décidé de blo­quer le gou­verne­ment pop­uliste et où le pays se pré­pare donc à de nou­velles élec­tions ». Pas de recul ni de mise en per­spec­tive du fait énon­cé. L’Italie s’enfonce dans la crise ? « Oui, on peut dire qu’elle a touché le fond ». Pourquoi la crise ? Le min­istre de l’économie choisi était euroscep­tique et la Banque Cen­trale Européenne a « envoyé des aver­tisse­ments » con­tre les idées (et choix budgé­taires sup­posés à venir du min­istre).
    Le reporter envoyé spé­cial à Rome ? Ver­ba­tim : « Le prési­dent a préféré met­tre fin à la farce tout de suite ». Le mot « farce » est un révéla­teur fort, si l’on con­sid­ère que ladite « farce » s’appuie con­crète­ment sur les bul­letins de vote des Ital­iens. Le vis­age d’Alban Mic­oczy est un autre révéla­teur : soulagé, heureux. Les élec­tions vont être réor­gan­isées car le Prési­dent est européiste et l’Italie est un pays fon­da­teur de l’Europe. D’ailleurs, le titre de l’émission est « Ital­ie, le prési­dent reprend la main ». Sur qui ? Les électeurs ? La démoc­ra­tie ? Main­tenant que le prési­dent ital­ien a nom­mé Giuseppe Con­te pre­mier min­istre et fait entr­er les deux chefs de file de la Lega et du Mou­ve­ment 5 Étoiles au gou­verne­ment, l’analyse de Fran­ce­in­fo et de son envoyé spé­cial, en par­ti­c­uli­er le mot « farce », sem­ble la seule véri­ta­ble farce en cours : une farce médi­a­tique.
  • France 2, 28 mai 2018
    À 20 heures, la chaîne publique ne va pas en Ital­ie mais à Brux­elles car « cette crise poli­tique inquiète les dirigeants Européens mais aus­si les marchés financiers », « des marchés financiers très nerveux depuis dix jours », « il y a une fuite des cap­i­taux, la seule semaine où la coali­tion des pop­ulistes a annon­cé qu’elle gou­vern­erait, 325 mil­lions d’euros se sont éva­porés ». Pas de recul cri­tique ni de mise en per­spec­tive, plutôt l’idée qu’il n’y aurait qu’un seul chemin poli­tique pos­si­ble : l’UE ou le chaos. Déjà, à 13 heures, un autre reportage par­lait de « crise poli­tique majeure » et demandait « à qui la faute ? » : des témoins inter­rogés dans la rue don­nent des avis divers, puis le reportage insiste sur le fait que la crise découle du choix du min­istre de l’économie et de son euroscep­ti­cisme. Autrement dit : choisir un min­istre est pos­si­ble sous réserve qu’il soit européiste. Le reportage con­clut : « Il y a quelques min­utes, le prési­dent a demandé à un ancien du FMI de for­mer un gou­verne­ment ». Sauvés ! Pas pour longtemps…
  • BFM, 28 mai 2018
    Entre autres et nom­breux reportages ou débats con­sacrés à la crise ital­i­enne, la chaine d’informations en con­tin­ue, dif­fuse une inter­ven­tion du Prési­dent Macron, là aus­si sans la moin­dre mise en per­spec­tive. L’intervention : « Le prési­dent français Emmanuel Macron a loué le “courage” et le “grand esprit de respon­s­abil­ité” de son homo­logue ital­ien Ser­gio Mattarel­la qui a chargé ce lun­di Car­lo Cottarel­li, incar­na­tion de l’austérité budgé­taire, de for­mer un gou­verne­ment jusqu’à la tenue de nou­velles élec­tions en Ital­ie. “Je redis mon ami­tié et mon sou­tien au prési­dent Mattarel­la qui a une tâche essen­tielle à men­er, celle de la sta­bil­ité insti­tu­tion­nelle et démoc­ra­tique de son pays, ce qu’il fait avec beau­coup de courage et un grand esprit de respon­s­abil­ité”, a salué le chef de l’E­tat lors d’une con­férence de presse à l’oc­ca­sion de la venue à Paris du prési­dent de l’An­go­la Joao Lourenço. » Il n’est donc pas dis­cutable et il n’est pas dis­cuté que nier le choix issu d’un vote nation­al soit « respon­s­able ». Mal­gré l’engagement de Macron en faveur de la néga­tion du vote des électeurs ital­iens, les « pop­ulistes » sont finale­ment au pou­voir : une claque pour la prési­dence française ?
  • Le Monde
    Le quo­ti­di­en daté du 30 mai 2018 relate l’arrivée de Car­lo Cottarel­li avec empathie, puis : « Après avoir accep­té la lourde charge qui lui a été con­fiée, lors d’une brève ren­con­tre avec le prési­dent de la République, il s’est présen­té devant les jour­nal­istes pour une courte déc­la­ra­tion dans laque­lle il a fixé le cadre de l’action de l’équipe qu’il s’est engagé à choisir au plus vite : « Le gou­verne­ment sera neu­tre, assur­era une ges­tion pru­dente des comptes publics et retien­dra comme essen­tielle la par­tic­i­pa­tion de l’Italie à l’euro. » Dif­fi­cile d’être plus clair : exacte­ment ce con­tre quoi le peu­ple ital­ien a voté. Mais… c’est en réal­ité « démoc­ra­tique », laisse enten­dre le quo­ti­di­en du soir puisque il y aurait un « préal­able caché » : « Ser­gio Mattarel­la l’a exposé au grand jour dimanche soir, dans un dis­cours empreint de grav­ité : l’application du pro­gramme con­clu par la Ligue et le Mou­ve­ment 5 étoiles con­tient un préal­able caché, la sor­tie de l’euro, qui n’a jamais été présen­té aux électeurs et que le prési­dent, gar­di­en des insti­tu­tions, ne peut pas accepter sans man­dat poli­tique clair. » Si cette « infor­ma­tion » est vraie, elle est d’importance. Cepen­dant, Le Monde fait ici sim­ple­ment état d’une rumeur propagée comme excuse par le chef de l’État ital­ien, d’une opin­ion per­son­nelle en somme, laque­lle ne représente pas un fait poli­tique. Ce que Le Monde ne pré­cise pas. Ain­si, il s’agirait de pro­téger des électeurs floués ? La rumeur était belle… Le lende­main du ven­dre­di 1er juin et de la nom­i­na­tion de Con­te, plus per­son­ne n’en par­le. Et la mise en scène d’un Cottarel­li entrant dans les locaux de la prési­dence, traî­nant une valise à roulettes, tant l’urgence était grande afin de sauver l’Italie, l’Europe, le monde, ressem­ble avec le recul à une de ces farces en forme de comédie du ciné­ma ital­ien.
    Le quo­ti­di­en daté du 31 mai 2018 insiste à son tour sur le risque de crise finan­cière et les men­aces pesant sur les marchés. Les arti­cles insis­tent sur un étrange fait : « l’échec (sup­posé) de Con­te à for­mer un gou­verne­ment », inter­pré­ta­tion qui per­met de ne pas insis­ter sur ce fait avéré : le can­di­dat au poste de min­istre de l’économie a été refusé par le prési­dent au prof­it d’un espéré gou­verne­ment européiste de tran­si­tion. Mais l’essentiel n’est pas là, ce 31 mai. Le Monde tente surtout de démin­er une « bombe », la déc­la­ra­tion (for­cé­ment « sor­tie de son con­texte ») de Oet­tinger, com­mis­saire européen au bud­get que le démoc­rate Junck­er aurait « recadré ». La phrase incrim­inée ? Elle a été rap­portée par le jour­nal­iste alle­mand ayant inter­viewé le com­mis­saire européen : « Les marchés vont appren­dre aux Ital­iens à bien vot­er ». Le Monde pub­lie ce qui serait la véri­ta­ble déc­la­ra­tion de ce com­mis­saire, plus nuancée, mais n’insiste pas sur le fait que la déc­la­ra­tion sup­posé­ment faussée est le fait d’un con­frère tout à fait offi­ciel. À fake news, fake news et demi ?
    Reste un exer­ci­ce déli­cat de rétab­lisse­ment de la « vérité » en ce même jour où Le Monde fait avec gour­man­dise sa Une sur l’assassinat du jour­nal­iste Babtchenko, sup­posé­ment par la Russie… meurtre qui s’avérera être une (véri­ta­ble) fake news. Le jeu­di 31 mai 2018 est un jeu­di noir pour le quo­ti­di­en « de référence » des élites mon­di­al­isées. D’autant plus que les « pop­ulistes » accè­dent finale­ment au pou­voir le lende­main…
  • Libéra­tion
    Le quo­ti­di­en de la gauche caviar, emmené par Lau­rent Jof­frin, pousse un ouf ! de soulage­ment en Une : « Ital­ie. Mattarel­la, seul face au pop­ulisme. En ten­ant ferme face à la Ligue et au Mou­ve­ment Cinq Etoiles, le chef de l’Etat a fini par faire renon­cer le pre­mier min­istre pressen­ti. Le pays entre désor­mais dans une nou­velle péri­ode de doute, sous le regard du reste de l’Europe ». Les lecteurs du quo­ti­di­en attachés au respect de la sou­veraineté du peu­ple, autrement dit à la démoc­ra­tie, auront peut-être été sur­pris de ces mots. Dans les pages intérieures, c’est plus clair : le prési­dent ital­ien a « fait bar­rage ». L’article reprend « l’information » selon laque­lle la coali­tion « d’extrême droite » aurait eu l’intention de faire « sor­tir l’Italie de l’euro sans l’avoir bien expliqué aux citoyens ». Là aus­si, la démoc­ra­tie aurait donc été sauvée. Et Libéra­tion a de nou­veau pris ses dogmes pour la réal­ité.
  • Le Figaro
    Son de cloche du même ordre dans Le Figaro du 28 mai 2018 : la respon­s­abil­ité de la crise poli­tique ital­i­enne est imputée, en Une, à « l’euroscepticisme » du can­di­dat au poste de min­istre de l’économie, nom­i­na­tion dont il n’est pas écrit qu’elle cor­re­spond à la volon­té sou­veraine du peu­ple citoyen ital­ien. Les pages intérieures sont plus claires là aus­si, puisque le can­di­dat n’est plus « euroscep­tique » mais « euro­phobe ». Il est aus­si indiqué que la crise, imputable donc à « l’europhobie », est cause d’un risque de crise économique et finan­cière majeur. C’est d’ailleurs le « pro­gramme de rup­ture » des élus qui a « tout fait échouer », autrement dit le choix des électeurs. Le 1er juin, le lecteur du Figaro y perd à son tour son latin démoc­ra­tique.

Que reste-t-il de cette démoc­ra­tie que des essay­istes ont pu qual­i­fi­er il y a 10 ans, comme par pré­mo­ni­tion, de « post-démoc­ra­tie » ou de « démoc­ra­tie total­i­taire » ? Une étrangeté où l’on tente de retir­er aux électeurs le résul­tat de leur vote s’ils votent mal, ce qui a été explicite­ment mon­tré par la « gaffe » (Le Monde, 29 mai 2018) du com­mis­saire européen au bud­get, l’allemand Oet­tinger, pour qui : « les marchés vont appren­dre aux Ital­iens à bien vot­er ». Les peu­ples européens sont men­acés par des européistes à ce point dog­ma­tiques qu’ils tra­vail­lent à trans­former la démoc­ra­tie en jeu de dupes, avec la com­plic­ité des médias offi­ciels, un jeu con­trôlé par la Banque cen­trale européenne, le FMI et les cen­tres poli­tiques de l’Union européenne, cen­tres de pou­voir que ces mêmes peu­ples n’ont glob­ale­ment pas choi­sis. Le fait que Con­te, le Mou­ve­ment 5 Étoiles et la Lega aient finale­ment accédé au pou­voir le ven­dre­di 1er juin 2018 mon­tre que la démoc­ra­tie est à un tour­nant en Europe : entre les aspi­ra­tions à une « démoc­ra­tie » post-démoc­ra­tique con­trôlée par une oli­garchie qui veut penser à la place des européens et des peu­ples qui peu­vent encore (par­fois) s’y oppos­er avec un bul­letin de vote.

L’Italie mon­tre que la démoc­ra­tie n’est pas entière­ment une fake news en Europe. Jusqu’à quand ? La réponse est entre les mains des peu­ples des pays mem­bres de l’Union européenne.

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