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Thierry Ardisson reconverti en professeur de morale

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3 novembre 2014

Temps de lecture : 2 minutes
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Thierry Ardisson reconverti en professeur de morale

Temps de lecture : 2 minutes

Dans un entretien au journal Le Monde, Thierry Ardisson s’adonne à l’entre-soi et dresse la liste de ceux qu’ils ne veut plus voir sur ses plateaux.

S’il assure tou­jours, para­doxale­ment, qu’il abor­de tous les sujets « sans langue de bois » et qu’il n’a « jamais fait de prêchi-prêcha », le monar­chiste repen­ti a pour­tant des lim­ites. « En 2004, quand Dieudon­né est devenu obses­sion­nelle­ment anti­sémite, je l’ai viré de mon plateau. Je lui ai dit que je ne l’in­vit­erai plus, comme Alain Soral », a‑t-il expliqué. Et de pour­suiv­re : « Je ne pense pas qu’il faille rajouter de l’huile sur le feu, le feu brûle déjà très bien tout seul. »

Alain Finkielkraut, lui-aus­si, fait désor­mais par­tie de sa liste noire. « J’ai arrêté de le con­vi­er quand il a sor­ti que l’équipe de France de foot­ball était “black-black-black”. Le mar­ket­ing con­siste à caress­er le peu­ple dans le sens du poil pour faire de l’au­di­ence. Or à un moment il faut qu’il y ait une morale », a‑t-il estimé.

Une morale qui, vis­i­ble­ment, n’est plus capa­ble de se con­fron­ter aux vérités crues et ne tolère que l’info­tain­ment policée pour heures de repas entre gens de bonne famille.

Il est bien loin le Thier­ry Ardis­son « rebelle » et provo­ca­teur des années 90, aujour­d’hui recon­ver­ti en bon pro­fesseur de morale télévi­suelle et apôtre du poli­tique­ment correct.

Crédit pho­to : DR