Rémy Pflimlin recadre les producteurs indépendants

Avec son projet de « Grand Soir 3 » calqué sur le « 12/13 » et le « 19/20 » pour 2013, Remy Pflimlin s’est attiré les foudres des producteurs indépendants.

En effet, ce projet présenté par le directeur de France Télévisions se ferait aux dépens du second film du jeudi soir. « Quelques semaines après des attaques répétées sur les investissements dans la création, c’est maintenant l’exposition des œuvres qui est visée. Ce ne sont pas les promesses vagues sur le redéploiement de la case du lundi soir qui pourront calmer la montée de la colère du monde de la création et modifier l’impression désastreuse d’un passage en force provoqué par les décisions du président de France Télévisions », a protesté le Syndicat de producteurs Indépendants (SPI).

Et le principal accusé de se défendre : « Alors que des emplois directs et indirects sont en question, et que je dois prendre des décisions lourdes de conséquences pour nos chaînes, qualifier celles-ci de jeu est inacceptable et irresponsable. Notre pays traverse une crise d’une rare ampleur, qui touche tous les Français et implique que les entreprises publiques contribuent le plus possible à l’effort de redressement des comptes publics. Pour ma part, j’ai résolument engagé France Télévisions dans ce chemin, après avoir porté les engagements du groupe dans la création à un niveau inédit, soit 480 millions d’euros. »

Alors qu’il doit prendre en compte les économies que France Télévisions va devoir réaliser, Rémy Pflimlin déclare s’être « engagé à préserver en 2013 l’essentiel de nos investissements dans les programmes de création audiovisuelle et cinématographique, et même la totalité de ce qui était prévu dans le documentaire. Alors que la représentation nationale envisage, malgré la situation économique, de demander aux Français une contribution supplémentaire à l’audiovisuel public [une redevance à 131 euros, NDLR], les représentants des producteurs seraient mieux inspirés de dépasser leurs intérêts particuliers au profit de l’intérêt général ».

Le SPI, qui déplorait « l’absence de dialogue », a désormais sa réponse. La question sera tranchée prochainement avec le ministère de la Culture.

Crédit photo : jean-louis zimmermann via Flickr (cc)