Accueil | Actualités | Médias | Quand les médias n’affichent pas la source des rapports…
Pub­lié le 13 octobre 2013 | Éti­quettes :

Quand les médias n’affichent pas la source des rapports…

Une information qui affole la presse ces jours-ci : la contrefaçon de médicaments devient très inquiétante, selon les conclusions d'un rapport de l'IRACM (Institute for Research against Counterfeit Medicine (Institut de Recherche contre les médicaments contrefaits) paru le 25 septembre dernier.

Mais en France, les cas de dégâts, avérés et cités dans ce rapport, ont été causés par des médicaments vendus sur internet ou dans des pharmacies illégales, et seuls quarante de ces cas ont été transmis à l'Afssaps de 2001 à 2008 ! Nous ne sommes donc pas devant un cas de santé publique préoccupant. Pourquoi les médias ont-ils autant relayé l'information ?

Prenons l'exemple du Monde qui dans son édition du 26 septembre, développe la question de l'activité lucrative de ces contrefaçons. L'article commence par le récit de la découverte de boites contrefaites d'Aspégic, la « célèbre marque d'aspirine du laboratoire français Sanofi » avant d’enchaîner sur le rapport de l'IRACM qui pointe les bénéfices financiers énormes de ceux qui vendent de faux médicaments...

Le sujet serait-il le manque à gagner financier des laboratoires pharmaceutiques, plutôt que les problèmes de santé causé par ces médicaments ? Car la presse a soigneusement tu (ou n'a pas cherché ?) cette information : c'est le laboratoire pharmaceutique Sanofi qui a fondé l'IRACM en octobre 2010...

Voir aussi : Des médias tunisiens reprennent
une fausse info du Gorafi

Crédit photo : capture d'écran site iracm.com

Puisque vous êtes là, une minute d’attention s’il vous plaît…

Appels aux dons

…nous avons une petite faveur à vous demander. Vous êtes chaque jour plus nombreux à nous lire. Le travail de l’Observatoire du journalisme (Ojim) est unique. Chaque jour nous contribuons à « vous informer sur ceux qui vous informent », à nous battre pour la liberté d’expression, pour le pluralisme dans les médias, contre les censures.

Tout ceci se fait avec une petite équipe motivée, certains sont bénévoles mais la plupart sont des journalistes indépendants ou des étudiants en journalisme qui sont rémunérés. La majorité des rédacteurs, le webmestre, le manager des réseaux sociaux, l’infographiste, le vidéaste, le dessinateur sont rémunérés. Nous aider c’est préserver notre indépendance et conforter une voix attaquée en justice par Ramzi Khiroun, numéro 2 du groupe Lagardère, pour nous faire taire. Votre don est éligible à un reçu fiscal de 66%. Un don de 50 € ne vous coûtera que 16 €. Un don de 100 € vous revient à 33 €. Un don même minime est un encouragement, cela ne vous prend qu’une minute. D’avance merci !

Claude Chollet
Président de l'Ojim

Share This