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Guillermo Guiz

19 avril 2017

Temps de lecture : 7 minutes
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Guillermo Guiz

L’humour sauce France Inter

De son vrai nom Guy Verstraeten, né en novembre 1981 à Anderlecht, ce gamin bercé aux sketchs de Canal+, puis ancien espoir du foot (il a du renoncer à une carrière professionnelle à cause de fragilités musculaires récurrentes), gérant de boîtes de nuit et journaliste pour Le Soir en Belgique, s’est lancé dans le stand up en 2013. Il a rejoint en 2017 le pool d’humoristes « autorisés » de France Inter, fer de lance de l’humour soutenu par le pouvoir de gauche pour dézinguer – aux frais des contribuables – tous ses opposants politiques ou idéologiques.

Il fait par­tie du « batail­lon de Belges » qui a pris ses quartiers chez France Inter, le moule français du poli­tique­ment cor­rect ne réus­sis­sant vis­i­ble­ment plus à faire face au mécon­tente­ment général. Out­re lui, il y a encore Char­line Van­hoe­nack­er, Alex Vizorek, Car­o­line Gillet ou encore Stéphane de Groodt.

Formation

Il a une licence en Sci­ences Poli­tiques à l’ULB et un diplôme de jour­nal­isme à l’In­sti­tut de jour­nal­isme (Bel­gique).

Parcours professionnel

  • 2004 : il joue au Léo Uccle For­est mais aus­si, au cours de sa car­rière pro­fes­sion­nelle, au Stan­dart ;
  • 2007–2008 : il est pigiste au Soir et s’oc­cupe des com­munes autour de Brux­elles ;
  • 2010–2013 : Il est directeur artis­tique et man­ag­er de deux boites de nuit : le VIP ROOM Bel­gium puis à par­tir de décem­bre 2012 du Gotha Club Bel­gium jusqu’à sa fail­lite en juin 2013 ;
  • Juil­let 2013 : il se lance dans le stand up avec Louis CK au Kings of Com­e­dy Club ;
  • 2014–2016 : il appa­raît dans plusieurs émis­sions de la RTBF dont « On n’est pas ren­tré », « Entrez sans frap­per », « Matin Pre­mière » ou « La Pre­mière ». Il s’impose aus­si dans le monde télévi­suel avec « 69 Min­utes Sans Chichi », « La Tri­bune », « Alex & Sig­mund » en rem­place­ment d’Alex Vizorek…
  • Depuis le 19 novem­bre 2015, il réalise une chronique humoris­tique sur RTBF où il y donne sa vision de l’actualité ;
  • Prix du Pub­lic au fes­ti­val de Saint-Raphaël en 2015 ;
  • vain­queur du trem­plin de l’humour à Plougas­tel en 2016 ;
  • 2017 : il fait par­tie des humoristes de la Bande orig­i­nale sur France Inter, à 11h20.

Parcours militant

Non ren­seigné.

Collaborations

Publications

Ce qu’il gagne

Non ren­seigné.

Sa nébuleuse

Nagui, qui ani­me la Bande orig­i­nale. Les autres « humoristes » ou chroniqueurs de France Inter, dont André Manoukian, Clara Dupont-Mon­od, Guil­laume Meurice, Samir Boua­di, Thomas VDB, Nicole Fer­roni, Mar­ius Coluc­ci ou Frédéric Fromet.

Il l’a dit

« Ven­dre­di 23 mai, en soirée. Le cen­tre d’Anderlecht (102 000 habi­tants), munic­i­pal­ité brux­el­loise réputée pour son club de foot­ball, prête ses pavés à un funeste affron­te­ment. A peine une rue, bouclée à dou­ble tour par les forces de l’ordre, sépare les pro­tag­o­nistes. D’un côté, deux cents hommes et jeunes hommes, belges de souche, pour la plu­part sup­por­t­eurs de l’équipe locale. De l’autre, le même nom­bre de jeunes (et très jeunes) descen­dants d’immigrés, prin­ci­pale­ment d’origine maghrébine », Le Monde diplo­ma­tique, 2008

« J’ai essayé, au tra­vers des deux ou trois arti­cles que j’ai écrit sur la ques­tion des vio­lences urbaines à Ander­lecht, de faire pass­er un mes­sage qui me sem­blait être le plus nuancé pos­si­ble dans l’e­space qui m’é­tait impar­ti. Dès le départ, j’ai par­lé du racisme des hooli­gans présents, mais dès que j’ai pu, j’ai souligné que nom­bre d’habi­tants de la place de Linde encour­ageaient ces hooli­gans, notam­ment dans le papi­er que j’ai con­sacré, le lun­di, aux émeu­tiers des deux camps. Oui, il y a un racisme que je sens de plus en plus pro­fond autour de moi et j’ai essayé, peut-être naïve­ment, de le dénon­cer en soulig­nant que les autorités publiques avaient tout intérêt à se pencher sur le fos­sé qui séparait les deux groupes en présence. Ma fiancée est d’o­rig­ine africaine et elle a des dif­fi­cultés à trou­ver un apparte­ment à cause de la couleur de sa peau », en répon­dant au Boug­noulosophe, 28/05/2008.

« C’est avéré : la nuit du 17 au 18 mai, dans le quarti­er Saint-Guidon, à Ander­lecht, une jeune fille belge “de souche” a été agressée sex­uelle­ment par trois jeunes d’origine maro­caine », ibid.

« En règle générale, la fas­ci­na­tion ambiante pour la Ville Lumière me laisse dubi­tatif : l’architecture est souf­flante mais les rues sont mal­saines, les clochards dor­ment sous les lam­padaires sans que quiconque s’en émeuve », Le Vif, 27/06/2011.

« J’é­tais à l’ar­rière d’une voiture avec une fille que je con­nais­sais un peu. Je sais qu’à un moment, elle m’a dit : “Je t’aime bien tout ça, mais là quand même, tu exagères, y’a ta main dans ma culotte.” Et je lui ai répon­du, tex­to: “Oui oui. Mais elle ne fait rien de mal dans ta culotte.” Et j’é­tais sincère, je me dis­ais : “Meuf, moi, j’ai pas de zones érogènes dans les doigts, réfléchis un peu! C’est pour toi que je le fais, c’est pour ton plaisir !” Ce soir-là, j’ai inven­té un nou­veau con­cept : le viol altru­iste. Le viol pour le plaisir de l’autre. Le viol bon fond en somme », Guiller­mo Guiz a un bon fond, cité par Le Vif, 09/03/2015.

« Mon­ter sur scène ne me fait plus mal. Ça m’a fait très mal au début, mais main­tenant je me dis qu’il n’y a aucune chance que j’en meure — sauf meurtre en direct, ce qui est assez rare quand même », Mous­tique, 13/07/2015.

« J’es­saie de faire les meilleures blagues pos­si­ble. Et c’est pas tous les jours facile. », ibid.

« C’est vrai… Je con­sid­ère que, pour le moment, il n’y a rien de plus ringard que l’hu­mour. J’ar­rive dans la pire péri­ode pour faire mon spec­ta­cle, mais mal­gré tout, c’est tou­jours mieux que de viss­er des boulons dans une chaîne de mon­tage. », ibid.

« Je ne suis pas quelqu’un de socia­ble, les gens qui me par­lent me met­tent mal à l’aise, les gens qui me par­lent par écrit me met­tent mal à l’aise. Tout me met mal à l’aise… », ibid.

« J’es­saie d’être quelqu’un de bien, mais ce n’est pas gag­né… J’ai été une belle crasse ! », Tel­era­ma, 17/01/2017

« S’il y a bien quelque chose que je trou­ve chou­ette, c’est que ce pays est ban­cal et boi­teux. On y fait n’importe quoi dans un joyeux bor­del semi-maîtrisé. Quand je joue en France, je leur dis qu’Anderlecht c’est la com­mune où se trou­ve la stat­ue de JC Van Damme, ils situent tout de suite ! », Paris-Match Bel­gique, 24/02/2017

« Jean-Claude Van Damme a dit des choses justes. S’il avait été philosophe, s’il s’était appelé André Comte-Sponville, on l’aurait mieux écouté ! Et il n’a rien demandé à per­son­ne. Il s’est dit un jour : ma vie n’est pas celle que je rêverais d’avoir, je vais donc chercher celle dont je rêve. Ça fait écho à ce que je fais. Je recherche aus­si une vie meilleure ! », ibid.

« Les kamikazes sont sou­vent paumés. Le mec qui se fait explos­er tout seul sans faire de dégâts autres qu’à lui-même, on peut for­cé­ment y voir un côté ridicule. On ne peut pas s’approcher même à 100 kilo­mètres de ce qui se passe dans la tête du type qui se dit tout à coup : je vais détru­ire mon corps en essayant de tuer le plus de monde pos­si­ble ! Je n’ai pas de com­pé­tences pour analyser ça mais je peux grat­ter la sur­face pour voir ce qu’il peut y avoir de drôle der­rière », ibid.

« C’est plus facile de par­ler sexe sur France Inter que sur Matin Pre­mière. Je me suis déjà fait taper sur les doigts à cause d’un com­men­taire sur le troisième âge et une vanne absurde sur la mas­tur­ba­tion. Mais rien de grave ! À France Inter, tant qu’on reste dans la loi, tout va bien », ibid.

« Le monde de la nuit, quand on y tra­vaille, est une sorte de cauchemar dur, vio­lent », Le Soir, 17/03/2017

« J’ai tou­jours été “cigale”. L’argent que je gagne, je le dépense. Je ne suis pas un épargnant. J’ai beau­coup de mal à me pro­jeter. Je ne me pré­pare d’ailleurs pas au futur, à la pen­sion. Je me dis que d’ici là, il y aura bien quelque chose qui fera en sorte que ça s’arrange… », L’E­cho Bel­gique, 26/03/2017

« Je n’ai pas de compte épargne, pas d’immobilier et pas d’investissements en Bourse. C’est idéologique : je suis con­tre l’idée que l’argent pro­duise de l’argent, que l’on puisse obtenir de l’argent sans rien faire. Je ne com­prends pas l’accumulation. C’est une addic­tion qui est nuis­i­ble, car cela détourne les gens de leur véri­ta­ble place dans le col­lec­tif. L’argent est un fac­teur d’individualisation extrême qui donne nais­sance à des sit­u­a­tions incon­cev­ables: cer­tains accu­mu­lent pen­dant que d’autres ont la dalle. L’accumulation détourne les gens de leur human­ité », ibid.

« J’ai été élevé dans l’idée que l’argent est poten­tielle­ment nuis­i­ble. J’ai gran­di dans la méfi­ance de la richesse et de la bour­geoisie. C’est quelque chose qui me tra­vaille. Mon prochain spec­ta­cle par­lera sans doute de mon rap­port à l’argent. J’ai galéré finan­cière­ment toute ma vie. Aujourd’hui, ça va beau­coup mieux. C’est un con­fort génial, parce que le manque d’argent génère de la frus­tra­tion et des angoiss­es… », ibid.

On l’a dit à son sujet

« Notre eth­no­logue à la petite semaine, qui sévit dans le quo­ti­di­en vespéral sait recon­naître à coup sur, à par­tir du faciès l’origine de jeunes émeu­tiers ander­lech­tois… Quelle sci­ence ! Vous con­naissiez les sta­tis­tiques eth­niques, voici la recon­nais­sance eth­nique automa­tique du Pro­fesseur Ver­straeten… Tan­dis que des hooli­gans du Sport­ing d’Anderlecht, eux, sont sans orig­ine, la leur en tout cas n’a ni valeur d’explication, n’est ni preuve à charge, le “mauve et blanc” et la bière suff­isent », Boug­noulosophe, 24/05/2008

« En matière de rire, il est recom­mandé d’avoir l’air aus­si igno­rant que son pub­lic. Meilleur moyen d’en­voy­er le fiel et de cru­ci­fi­er alors le spec­ta­teur décon­te­nancé, méth­ode dont GG se sert comme le ferait un Pierre Desprog­es ver­sion dürüm. Même si la révéla­tion de Guiller­mo, c’est plutôt l’Améri­cain Louis C.K., qui se sert large­ment de ses névros­es famil­iales pour nour­rir le show », le Vif, 9/3/2015

«Guiller­mo Guiz a un bon fond” c’est son spec­ta­cle ! L’histoire d’un néo trente­naire, qui fait le point sur son par­cours, son enfance, ses sou­venirs, et s’interroge même sur ses actions per­son­nelles. Mes actes font-ils de moi quelqu’un de bien ? Voilà la ques­tion qu’il se pose et qu’il nous pose à nous pub­lic. », Esprit gen­tle­man, 2016

« Guiller­mo est un can­dide. Guiz, un ama­teur de cougars, misog­y­ne, mau­vais, buveur de vod­ka », L’Ex­press, 11/01/2017

« Au milieu des chroniqueurs “grandes gueules” de la Bande orig­i­nale, de Nagui, Guiller­mo Guiz, humoriste orig­i­naire de Brux­elles, la joue plutôt névros­es et blagues crues sur le sexe, l’al­cool ou le racisme », Téléra­ma, 17/01/2017

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