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Alexandre Adler

Du communisme au néo-conservatisme atlantiste, une présence ubiquitaire

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 02/06/2018

« Adler est hyper­mnésique. Il enreg­istre tout ce qu’il lit. Il est doté d’une mémoire phénomé­nale. Tous ceux qui l’ont côtoyé ont pu le véri­fi­er. Prob­lème : Alexan­dre prof­ite de ses tal­ents ora­toires et de la véri­ta­ble bib­lio­thèque logée dans son cerveau, pour sou­vent racon­ter des his­toires. » Pas­cal Boni­face, Les intel­lectuels faus­saires.

Alexandre Adler est né le 23 septembre 1950 à Paris. Véritable caméléon politique, Alexandre Adler a été tour à tour, communiste, socialiste puis néo-conservateur à la sauce « bushiste », favorable à la guerre en Afghanistan (2001) et en Irak (2003), partisan du oui au référendum de 2005 sur la constitution européenne et soutien de Nicolas Sarkozy en 2007. Tout au long de sa brillante carrière, Alexandre Adler se trouve proche de la cause israélienne dans les médias.

Cousin de l’ancien pre­mier min­istre roumain Petre Roman (1989 à 1991), lui-même fils de Wal­ter Roman (Weilän­der) mem­bre émi­nent du Kom­intern à par­tir des années 1930. D’origine juive alle­mande et russe, sa famille mater­nelle, Bauer, réside en Turquie depuis le début du XXème siè­cle et échappe ain­si aux per­sé­cu­tions nazies. En revanche, tous les mem­bres de sa famille pater­nelle, à l’exception de son père Emer­ic, sont morts en dépor­ta­tion. Sa fil­i­a­tion pater­nelle est une fil­i­a­tion de Cohen, et de rab­bins. Son père Emer­ic Adler, décédé en 2003 à l’âge de 95 ans, était ingénieur con­struc­teur des voies fer­rées dans l’Empire ottoman et a com­bat­tu avec les Brigades inter­na­tionales pen­dant la guerre d’Espagne puis a servi dans la Légion Étrangère entre 1939 et 1945. La langue mater­nelle d’Alexandre Adler est l’allemand. De par­ents laïcs et social­istes, il ne reçoit aucune édu­ca­tion religieuse. Il étudiera en pro­fondeur le judaïsme à l’âge adulte.

Alexan­dre Adler est mar­ié à Blan­dine Kriegel, philosophe et his­to­ri­enne, fille du résis­tant, puis dirigeant com­mu­niste, Mau­rice Kriegel-Val­ri­mont.

Il a été fait offici­er de l’ordre nation­al du Mérite par Jacques Chirac en même temps que le directeur général du Con­seil Représen­tatif des Insti­tu­tions Juives de France (CRIF), Haim Musi­cant.

Formation

Alexan­dre Adler est reçu cacique (pre­mier) à l’École nor­male supérieure. Il est ensuite reçu à l’agrégation d’histoire.

Uni­ver­si­taire spé­cial­iste de l’Union sovié­tique et de l’Europe de l’Est, il enseigne suc­ces­sive­ment à l’université Paris-VIII, et est détaché par la suite auprès de l’enseignement mil­i­taire supérieur, notam­ment au Col­lège inter­ar­mées de défense jusqu’en 2000.

Depuis 2009, Alexan­dre Adler est le directeur sci­en­tifique de la chaire de géopoli­tique de l’université Paris-Dauphine créée en novem­bre 2009. La chaire com­prend un volet enseigne­ment et un volet recherche por­tant notam­ment sur les points suiv­ants : mon­di­al­i­sa­tion et gou­ver­nance, géopoli­tique, énergie et matières pre­mières et poli­tique européenne.

Parcours professionnel

1982 à 1992

Il suit les affaires sovié­tiques à Libéra­tion, avec un bref pas­sage en 1983 — 1984 au quo­ti­di­en, Le Matin de Paris.

1992 à 2002

Prend la direc­tion de Cour­ri­er inter­na­tion­al. Il sera suc­ces­sive­ment rédac­teur en chef, puis directeur édi­to­r­i­al.

Par­al­lèle­ment, il col­la­bore deux ans au mag­a­zine Le Point, deux ans à l’Express, où il tient une chronique de poli­tique inter­na­tionale, et enfin cinq ans au Monde comme con­seiller proche de Jean-Marie Colom­bani.

1993 à 1995

Chroniqueur à Europe 1.

1994 à 2003

Il présente l’émission « Les mer­cre­dis de l’Histoire » sur Arte.

1995 à 1996

Chroniqueur sur RTL spé­cial­isé dans la poli­tique étrangère.

1998

Il réalise une série de chroniques his­toriques de 13 min­utes sur le XXème siè­cle, inti­t­ulée « His­toire de com­pren­dre », ini­tiale­ment réal­isée pour La Cinquième. Alexan­dre Adler a aus­si col­laboré à TV5Monde et à Direct 8, la chaîne de la TNT appar­tenant à Vin­cent Bol­loré depuis reven­due à Canal et renom­mée D8 (Le Monde d’Adler, présen­té avec Mikaël Guedj).

2001

Il rejoint l’équipe rédac­tion­nelle de Tri­bune juive.

2002

Il rejoint Le Figaro en novem­bre 2002 en tant que « con­seiller rédac­tion­nel et édi­to­r­i­al ». Mem­bre du comité édi­to­r­i­al du Figaro.

2002

Il par­ticipe au lance­ment de l’ « Obser­va­toire du monde juif », revue com­mu­nau­taire. Dirigé par Shmuel Trig­ano, le comité édi­to­r­i­al com­prend, Marc Kno­bel, per­ma­nent du Cen­tre Simon Wiesen­thal, Nel­ly Hans­son et Frédéric Encel.

Depuis septembre 2002

Il présente chaque matin une chronique dans Les Matins de France Cul­ture, chronique aban­don­née en 2011.

1998

Il réalise une série de chroniques his­toriques de 13 min­utes sur le XXème siè­cle, inti­t­ulée « His­toire de com­pren­dre », ini­tiale­ment réal­isée pour La Cinquième. Alexan­dre Adler a aus­si col­laboré à TV5Monde et à Direct 8, la chaîne de la TNT appar­tenant à Vin­cent Bol­loré depuis reven­due à Canal et renom­mée D8 (Le Monde d’Adler, présen­té avec Mikaël Guedj).

Parcours militant

1965

Adhère à la SFIO pen­dant la cam­pagne prési­den­tielle de François Mit­ter­rand.

1968 à 1980

Il quitte le Par­ti social­iste pour le PCF. Il entre­tient égale­ment des rap­ports très étroits avec le Par­ti com­mu­niste ital­ien à son apogée, ain­si qu’avec plusieurs de ses dirigeants dont Pietro Ingrao, Bruno Trentin, Gior­gio Napoli­tano et, tout à la fin de sa vie, Enri­co Berlinguer.

Il aura été dans ces années pro­fesseur à l’École Cen­trale du Par­ti et rédac­teur en chef adjoint de la revue La Pen­sée. Il est le co-auteur d’un ouvrage (très mod­éré­ment) cri­tique sur l’Union sovié­tique, L’URSS et nous, paru en 1978. Il col­la­bore aux Cahiers de l’Institut Mau­rice Thorez.

Après la rup­ture de l’union de la gauche, il démis­sionne du Par­ti com­mu­niste en 1980 et par­ticipe à la con­tes­ta­tion externe aux côtés de son beau-père Mau­rice Kriegel-Val­ri­mont et de l’ancien secré­taire de la Fédéra­tion de Paris, Hen­ri Fiszbin. Il signe en 1981, l’appel, avec 71 autres com­mu­nistes cri­tiques, à vot­er pour le can­di­dat de gauche au sec­ond tour con­tre « le repli ouvriériste et sec­taire » du PCF.

1984

Aux élec­tions européennes, il sou­tient la liste des com­mu­nistes dis­si­dents d’Henri Fiszbin. Il est recruté par le Par­ti social­iste pour tra­vailler à sa com­mis­sion de poli­tique extérieure. Il rejoint presqu’au même moment le mou­ve­ment des Transcour­ants créé par François Hol­lande et Jean-Pierre Jouyet. Après 1988, il s’éloigne du Par­ti social­iste, tout en restant proche de Jean-Pierre Chevène­ment et de Philippe Séguin, dont il souhaite le rap­proche­ment.

1995–2002

Mem­bre du club Phares et Balis­es de Régis Debray et Max Gal­lo, il sou­tient aux côtés de Philippe Séguin, la can­di­da­ture de Jacques Chirac en 1995 et à nou­veau en 2002. Proche de Jacques Chirac sur un plan per­son­nel, il n’en a pas moins pris net­te­ment posi­tion en faveur de la poli­tique générale de George W. Bush au Moyen-Ori­ent.

Publications

  • L’URSS et nous, Édi­tions sociales, 1978.
  • L’Internationale et le genre humain, avec Jean Rony, Paris, Mazarine, 1980.
  • Pour l’amour du peu­ple : un offici­er de la Stasi par­le, Albin Michel, 1999.
  • Le Com­mu­nisme, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2001.
  • Au fil des jours cru­els : 1992–2002 — Chroniques, Gras­set, 2003.
  • J’ai vu finir le monde ancien, Gras­set, 2002 (prix du livre poli­tique 2003).
  • L’Odyssée améri­caine, Gras­set, 2004.
  • Com­ment sera le monde en 2020 ? Map­ping the Glob­al Future, (Le rap­port de la CIA), Nation­al Intel­li­gence Coun­cil, 2005.
  • Ren­dez-vous avec l’Islam, Gras­set, 2005.
  • Sociétés secrètes, Gras­set, 2007.
  • Com­ment sera le monde en 2025 ? (Le nou­veau rap­port de la CIA), Robert Laf­font, 2009.
  • Le monde est un enfant qui joue, Gras­set, 2009.
  • Berlin 9 novem­bre 1989 : la chute, XO Édi­tions, 2009.
  • Le Big bang et après ? avec Marc Fumaroli, Blan­dine Kriegel et Trinh Xuan Thuan, Albin Michel, 2010
  • Com­ment rester vénal en étant gros, malade et bien­tôt mort : visions de l’Est, Edi­tions EHT, 2010.
  • Le Peu­ple-monde : des­tins d’Israël, Albin Michel, 2011.
  • Le Monde après Ben Laden, Gras­set, 2011.
  • Où va l’Amérique d’Obama ?, avec Hervé de Car­moy, PUF, Paris, 2011.
  • Le Roman du siè­cle rouge, avec Vladimir Fédorovs­ki, édi­tions du Rocher, 2012.
  • Le Jour où l’histoire a recom­mencé, Gras­set, 2012.
  • Quand les Français fai­saient l’histoire, Paris, Gras­set, 2014.
  • Le Cal­i­fat du sang, Paris, Gras­set, 2014.
  • L’Invisible et la sci­ence avec Patri­cia Dar­ré, Paris, Lafon, 2014.
  • Daech: l’équation cachée avec Arda­van Amir-Aslani, Paris, Archipel, 2016
  • La Chute de l’empire améri­cain, Paris, Gras­set, 2017.

Collaborations

Alexan­dre Adler est un invité réguli­er des insti­tu­tions com­mu­nau­taires juives. Ses col­lab­o­ra­tions sont trop nom­breuses pour être toutes recen­sées.

Septembre 2012

Invité par le Cer­cle Bernard Lazare sur le thème « Ce qui nous attend en 5773 ! »

Juin 2012

Con­férenci­er à la cham­bre de Com­merce France-Israël (CCFI) de Paris

Avril 2012

Par­tic­i­pant à la soirée de sou­tien à Israël organ­isé à l’occasion du con­grès des Amis d’Israël. Cette soirée était due à l’initiative des Groupes par­lemen­taires d’amitié France Israël à l’Assemblée et au Sénat, avec le sou­tien d’organisations amies d’Israël (CRIF, ELNET, Euro­pean Friends of Israel, Fon­da­tion France Israël et Asso­ci­a­tion France Israël).

Mars 2012

Invité du Con­seil représen­tatif des insti­tu­tions juives de France (CRIF) Mar­seille Provence et des loges B’naï B’rith pour par­ler de son dernier ouvrage « le Peu­ple-Monde, des­tins d’Israël »

Février 2012

Par­ticipe avec 11 autres intel­lectuels « français venus d’horizon divers » au livre du Grand Rab­bin de France, « N’oublions pas de penser la France», de Gilles Bern­heim.

Février 2012

Par­ticipe au 5ème salon du livre de l’antiracisme et de la diver­sité organ­isé par la LICRA.

Novembre 2011

Par­ticipe à la 11ème Journée du Livre d’Histoire et de Recherche Juives organ­isée par le Fonds social juif unifié (FSJU).

Novembre 2011

Inter­venant à la con­ven­tion nationale « Demain les juifs de France » du Con­seil représen­tatif des insti­tu­tions juives de France (CRIF) à la table ronde « Un point de vue “juif” est-il légitime sur tout ? » avec Judith Cohen-Solal, Méir Wain­trater, Yonatan Arfi.

Juin 2011

Invité à la soirée organ­isée par la Radio Com­mu­nauté Juive (RCJ) .

Mai 2011

Lors de la 63ème Yom Haatz­maout au Cen­tre com­mu­nau­taire de Paris, il par­ticipe à la table ronde « Israël face à la tem­pête du monde arabe ».

Novembre 2008

Présent à la 1ère Con­férence économique annuelle d’Attijariwafa bank (Maroc) où il déclare notam­ment « le Maroc doit saisir cette chance qui est de ne pas avoir beau­coup de ressources naturelles, dont les prix s’inscrivent en baisse subis­sant de plein fou­et les effets de cette crise. Car la vraie richesse de votre pays ce sont ses Hommes et ses tra­di­tions ».

Avril 2008

Par­ticipe à la con­férence sur le thème « L’homme peut-il vivre heureux sans spir­i­tu­al­ité ? » organ­isée par François Sti­fani, Grand Maître de la Loge Nationale Fran­caise (GLNF) à Cler­mont-Fer­rand.

Novembre 2007

Con­férenci­er à la pre­mière con­ven­tion nationale du CRIF con­sacrée au thème « Être juif en France en 2007, les nou­veaux enjeux. »

Juillet 2006

Par­tic­i­pant à la pre­mière Uni­ver­sité d’été du B’nai B’rith de France à Lyon à la table ronde : « Le citoyen juif et la Cité » avec Nicole Guedj, ancien min­istre ; Alain Finkielkraut, philosophe ; Frédéric Encel, pro­fesseur à l’E.N.A, doc­teur en géopoli­tique et ani­mée par Yves Aze­r­oual, jour­nal­iste à Tri­bune Juive.

Janvier 2003

À l’appel de l’Union des Étu­di­ants Juifs de France (UEJF), des Fils et filles des déportés juifs de France, du B’nai B’rith, de Shalom Archav, et de la Ligue con­tre le racisme et pour l’amitié entre les peu­ples (Licra), il par­ticipe à la man­i­fes­ta­tion devant le cam­pus de Jussieu, à Paris, pour dénon­cer une motion de l’université Paris-VI appelant à la remise en cause des accords de coopéra­tion entre l’Union européenne et Israël. Par­mi les autres par­tic­i­pants on trou­ve Bernard-Hen­ri Lévy, Alain Finkielkraut, le député (UMP) de Paris Pierre Lel­louche, Yas­sir Fich­tali, prési­dent de l’Union nationale des étu­di­ants de France (UNEF), et l’avocat Arno Klars­feld.

Il col­la­bore – gra­tu­ite­ment – à l’Idéaliste.

Juin 2002

Devant la loge Vil­lard de Hon­necourt (Grande Loge Nationale Française), il planche sur le thème « Les Trois reli­gions monothéistes après le 11 sep­tem­bre 2001 ».

Ce qu’il gagne

En 2004, il con­fi­ait gag­n­er comme « con­seiller édi­to­r­i­al 60 000 francs men­su­els au Figaro (“excusez-moi, je par­le en francs”), chroniqueur mati­nal à France Cul­ture pour 25 000 francs, essay­iste à suc­cès et con­férenci­er world­wide, il con­fesse à l’américaine un impres­sion­nant total brut men­su­el de 120 000 francs (18 300 euros) ».

Selon Presse­News, il était payé 10.000 € par mois pour un bil­let chaque semaine au Figaro, jusqu’en 2013

Il l’a dit

«  On ne peut pas être élu sur une base aus­si pop­uliste et garder intacte sa légitim­ité. Les alliances qu’il a nouées pen­dant sa cam­pagne vont déter­min­er, qu’il le veuille ou non, le cours de sa poli­tique », L’Express, 31/03/2017.

« Trump ne sort pas du mou­ve­ment néo-con­ser­va­teur, c’est même l’inverse. Les néo-con­ser­va­teurs vien­nent de l’aile droite de la social-démoc­ra­tie, et ils ont ral­lié tar­di­ve­ment la droite, au début des années qua­tre-vingts. Mais leurs références cul­turelles restent large­ment celles du libéral­isme cul­turel. Ces hommes, morale­ment, n’ont rien en com­mun avec Trump », ibid.

« Les musul­mans finis­sent par trou­ver eux-mêmes des solu­tions, sans avoir besoin d’être guidés comme des enfants. Avec un pater­nal­isme suran­né, beau­coup de spé­cial­istes ont pen­sé que le monde musul­man avait tou­jours besoin d’être aidé, voire patron­né. Or, c’est con­tre l’aveu des améri­cains que les mou­ve­ments pop­u­laires égyp­tiens et le Maréchal Tanta­wi ont chas­sé les frères musul­mans. C’était à la sur­prise du poli­tique­ment cor­rect français que le retour d’Habib Bour­gui­ba s’est effec­tué en Tunisie ; et c’est con­tre toutes les opin­ions autorisées que Bachar Assad est finale­ment par­venu tant bien que mal à demeur­er au pou­voir », Atlanti­co 25/12/2014.

« La sit­u­a­tion pour Israël est dif­fi­cile mais pas com­pro­mise, sa marge de manœu­vre est mince quoi qu’il en soit, Israël est au cœur d’un incendie dont les déclencheurs sont les Sun­nites et les Chi­ites, la Syrie ou l’Iran, seul per­tur­ba­teur de la paix mondiale…Pour une fois nous sommes spec­ta­teurs d’une sit­u­a­tion » « Alexan­dre Adler dans la cité phocéenne » CRIF, 6 mars 2012.

« Car­ac­téris­er les gens par leur physique est une idée d’extrême droite », France Info, 17/02/2012.

« Nous sommes un grand Peu­ple mais aus­si un petit Peu­ple, nous sommes capa­bles de faire de belles choses, mais l’image que nous don­nons n’est pas tou­jours celle que nous voulons don­ner, néan­moins n’avons pas à rou­gir de ce que nous sommes, gar­dons la tête haute ». Ibid.

« Où en est la Tunisie ? … un tel scrutin (celui du 30 octo­bre 2009 où Zine El-Abidine Ben Ali rem­porte l’élection prési­den­tielle avec 89% des voix) sus­cite évidem­ment les cri­tiques les plus acerbes et les mis­es en cause les plus radicales…Pourtant, il n’y a dans ces élec­tions aucun élé­ment qui devrait enflam­mer les esprits, si l’on a bien entête la sit­u­a­tion géopoli­tique de la Tunise, les acquis démoc­ra­tiques de sa société et surtout la nature des enne­mis qui guet­tent son éventuelle faib­lesse » (Chronique du 31 octo­bre 2009, citée par Médiacritique(s), n° 1, octo­bre 2011.

« En exposant le Hezbol­lah en pre­mière ligne, Ahmadine­jad a joué sa dernière carte et a per­mis un début de déblocage à Téhéran. Si telle est bien l’évolution qui se des­sine, il suf­fi­ra qu’Israël main­ti­enne sa pres­sion mil­i­taire tout en faisant savoir au Hezbol­lah que l’État hébreu n’aurait rien con­tre la présence de ce par­ti dans un gou­verne­ment d’union à Bey­routh, et la voie serait libre à l’extermination “paci­fique” du dernier petit noy­au inté­griste chi­ite qui s’oppose à l’inexorable courant dom­i­nant du chi­isme, retrou­vant les voies ori­en­tales de la lib­erté poli­tique, et de la lib­erté tout court. » « Petit et grand Hezbol­lah » — Le Figaro, 15 octo­bre 2007.

« (la Tunisie) qui, seule, présente aujourd’hui dans la région, un mod­èle de société civile véri­ta­ble­ment pré démoc­ra­tique … avec … des lib­ertés encore inex­is­tantes ailleurs. Celle d’aller et de venir, de créer son entre­prise sans être acca­blé par une parafis­cal­ité poli­tique écras­ante » — Le Figaro, 23 mars 2005.

« La bataille pour le “oui” sera dans ces con­di­tions évidem­ment la grande bataille pour la lib­erté de notre con­ti­nent, et je l’espère la grande défaite de tous ces alter­mon­di­al­istes qui ont tout à la fois la can­deur et l’impudence de se déclar­er “antilibéraux”, dis­ons sim­ple­ment enne­mis de la lib­erté. » – Le Figaro, 20 octo­bre 2004.

« Non, à tout pren­dre, je préfère que les Frères musul­mans soient coop­tés par les mil­i­taires égyp­tiens qui gar­dent l’essentiel du pou­voir plutôt que de les voir gag­n­er des élec­tions libres, insti­tu­ant un Tariq Ramadan comme min­istre de la Cul­ture. Je sou­tiens donc le main­tien des dic­tatures les plus éclairées pos­si­bles — voire pas éclairées du tout — en Egypte et en Ara­bie saou­dite plutôt que l’application, dans ces régions du monde, des principes démoc­ra­tiques qui, dans l’immédiat, ne seraient que por­teurs de désor­dres et de vio­lences. » - Le Figaro, 6 sep­tem­bre 2004

« La guerre [entre l’Irak et les Etats-Unis en 2003] n’aura peut-être tout sim­ple­ment pas lieu. Cette con­vic­tion que nous avons repose sur une obser­va­tion minu­tieuse de cer­tains faits, sur cer­taines hypothès­es que tout le monde ne partage pas, mais aus­si sur des intu­itions et des appré­ci­a­tions psy­chologiques, qui, elles, pour­ront s’avérer erronées (…) la volon­té d’utiliser des armes de destruc­tion mas­sive par Al-Qaï­da est incon­testable, tout comme l’est l’existence d’arsenaux de ce genre au Moyen-Ori­ent, notam­ment en Irak autre­fois. Les Améri­cains ont donc voulu éviter la mise en con­tact et la col­lu­sion de ces deux idéolo­gies meur­trières, prob­a­ble­ment un peu avant que les prob­lèmes ne se posent réelle­ment. Et je ne peux pas leur don­ner totale­ment tort. » — Le Figaro, 8 mars 2003

« La Grèce pour­rait être for­cée après des émeutes, essen­tielle­ment étu­di­antes (…), de créer un gou­verne­ment d’union nationale. On aurait ain­si la dic­tature bien­faisante de 90% des électeurs grecs con­tre le peu­ple grec lui-même. Évidem­ment cette for­mule a de quoi cho­quer, elle n’est pas défini­tive. Mais en tout cas, elle est néces­saire car l’exemple grec peut faire tâche d’huile, et il faut vain­cre aujourd’hui les cor­po­ratismes. » Source : arretsurimages.net

« J’ai été élevé dans l’idée com­mu­niste. Pas du com­mu­nisme soft. Mon père était laïc agres­sif. Je suis revenu au judaïsme tra­di­tion­nel. J’ai fait tout un chemin. Je suis allé à la syn­a­gogue libérale israélite. J’ai com­mencé à m’intéresser à Israël, j’ai com­mencé à m’intéresser à l’histoire juive. Finale­ment les liens affec­tifs cul­turels pro­fonds me relient au peu­ple juif, à l’ensemble du peu­ple juif. J’ai fait tout un chemin qu’on peut appel­er de retour même si j’aime pas cette expres­sion bondieusarde. Autrement dit, je me suis ren­du compte que mes liens affec­tif me reli­aient à l’ensemble du peu­ple juif. (…) Je m’intéresse aux mar­ranes, aux juifs cachés, aux dis­ci­ples de Sab­batai Tse­vi, aux tribus per­dus… je trou­ve qu’il y a quelque chose de poignant que même dans des cir­con­stances extra­or­di­naires, le judaïsme se soit préservé. » Con­férence sur le thème « Judaïsme nor­matif et judaïsme vivant » organ­isé par Beit Haver­im (« groupe juif gay et les­bi­en de France ») Source : beit-haverim.com

« La bataille pour le “oui” sera dans ces con­di­tions évidem­ment la grande bataille pour la lib­erté de notre con­ti­nent, et je l’espère la grande défaite de tous ces alter­mon­di­al­istes qui ont tout à la fois la can­deur et l’impudence de se déclar­er “antilibéraux”, dis­ons sim­ple­ment enne­mis de la lib­erté. » - Le Figaro, 20 octo­bre 2004

« Ce que les vio­lences agi­ta­toires des illu­minés com­mu­nau­taristes de Seat­tle et de Prague révè­lent comme un symp­tôme grossis­sant c’est la mise en place à l’échelle plané­taire d’un front anti-mon­di­al­iste qui rap­pelle trait pour trait le front anti-libéral de la Révo­lu­tion con­ser­va­trice née de la crise européenne des années 1872–1896. » — Le Monde, 23 novem­bre 2000

Sa nébuleuse

  • Mem­bre du con­seil d’administration de l’Union libérale israélite de France (ULIF)
  • Con­seiller de l’ancien prési­dent du Con­seil représen­tatif des insti­tu­tions juives de France (CRIF), Roger Cukier­man (2001–2007), et mem­bre du bureau exé­cu­tif.
  • Mem­bre du comité édi­to­r­i­al de L’Arche.
  • Mem­bre l’Appel unifié juif de France.
  • Appar­tient à la loge La Lyre de Salomon de la Grande Loge nationale de France (GLNF) en 2000. Selon Alexan­dre Adler, « la GLNF est beau­coup moins à droite que vous sem­blez l’imaginer. La sen­si­bil­ité de la plu­part de ses mem­bres sur les grandes ques­tions de société est très ouverte. Ils sont anti-FN, antiracistes, favor­ables à l’avortement et à l’égalité hommes femmes… Ce sont des gens comme eux qui ont pré­paré l’avènement de Sarkozy.» « Les nou­veaux francs-maçons » — Le Point, 24 jan­vi­er 2008
  • Mem­bre du club « Le Siè­cle »
  • Mem­bre du Bilder­berg
  • Il est un des rares jour­nal­istes à par­ticiper à la ses­sion européenne de la Tri­latérale en 1995, et se rend avec son épouse aux week-ends de la fil­iale française de l’Aspen-Institute.

Ils ont dit

« Il se défend vigoureuse­ment d’“utiliser les jour­naux pour faire de l’agitation sion­iste”. La preuve, il milite pour l’entrée de la Turquie en Europe. Il croit même à l’évolution pos­i­tive de l’Islam, même s’il com­bat sa “déter­mi­na­tion à faire l’histoire”. Pour le reste, il fonce dans le tas. Il garde en tête un vieux dic­ton yid­dish de sa mère : “Quand on te crache à la fig­ure, il ne faut pas dire qu’il pleut.” Ain­si témoigne-t-il en jus­tice con­tre le pro­duc­teur de France Inter Daniel Mer­met, une “som­bre brute”, accusé d’avoir lais­sé s’exprimer com­plaisam­ment un audi­teur anti­sémite sur la boîte vocale de l’émission Là-bas si j’y suis. Il assure ne vouloir bâil­lon­ner per­son­ne. Juste prof­iter de l’arène pour “défendre les siens” dans ce “cli­mat de pogroms encour­agé par des prédi­ca­teurs”. Il vom­it tout ce qui ressem­ble de près ou de loin à la gauche morale. Attac, les 35 heures, le “bobo­tisme cul­turel”, les Drac, la “com­plai­sance égal­i­taire”… Il déteste le “débrail­lé de gauche”, les mous­tach­es généreuses de José Bové : “Je n’aime pas les Pierre Pou­jade qui se font pass­er pour des Mahat­ma Gand­hi, surtout quand cela se ter­mine par de l’antijudaïsme ordi­naire », dit-il à Paris Match.” « Sur­régime » — Libéra­tion, 19 juin 2004

« “Il ne voit l’histoire que du côté du manche”, résume bien Philippe Thureau d’Angin, son ex-col­lègue, directeur de Cour­ri­er inter­na­tion­al. “Du côté des pou­voirs, jamais du côté des peu­ples. C’est drôle pour un ancien marx­iste, non ?” Ibid.

« Notre zap­ping éventuel est sans espoir. Chez les experts en légiti­ma­tion, les cumuls et les “rela­tions d’interconnaissance” sont de règle : dis­pos­er d’une tri­bune garan­tit presque qu’on s’en ver­ra pro­pos­er une autre. (…) Alors directeur édi­to­r­i­al de Cour­ri­er inter­na­tion­al, Alexan­dre Adler avait égale­ment rejoint cette sta­tion (Europe1) peu après son arrivée au Point, puis à L’Express, mais avant de pass­er au Monde, puis au Figaro, et alors qu’Arte lui avait déjà con­fié la charge d’une émis­sion heb­do­madaire. Depuis, Alexan­dre Adler dis­pose aus­si d’une chaire radio­phonique dans le jour­nal du matin de France Cul­ture. N’ayant pas plus le temps de se déplac­er jusqu’au stu­dio qu’il n’a celui de véri­fi­er toutes les infor­ma­tions — ou intu­itions — de ses édi­to­ri­aux, il dégoise depuis son domi­cile ». Serge Hal­i­mi, Les nou­veaux chiens de garde. Nou­velle édi­tion actu­al­isée (2005) et aug­men­tée.

« Autre sin­gu­lar­ité française, la France, en sec­onde posi­tion der­rière les États-Unis, représente, en la matière, le plus impor­tant vivi­er de transfuges du mil­i­tan­tisme révo­lu­tion­naire vers le néo-con­ser­vatisme con­tem­po­rain. Un vivi­er con­sti­tué essen­tielle­ment par la nou­velle généra­tion poli­tique de la « gauche extrême mutante ». Le sig­nal avait été don­né à l’époque de la guerre froide sovié­to-améri­caine (1945–1990) par Annie Kriegel, édi­to­ri­al­iste vedette du jour­nal de la grande bour­geoisie française « Le Figaro », qui est ain­si passée de l’Ultra-stalinisme à l’Ultra-sionisme, sans le moin­dre sas de décom­pres­sion. Son neveu par alliance, Alexan­dre Adler, emprun­tera le même chem­ine­ment intel­lectuel, vingt ans plus tard, allant jusqu’à lui suc­céder à son poste au sein du même jour­nal, payant son dû en forgeant le con­cept de « fas­cis­lamisme », comme équiv­a­lent con­tem­po­rain, dans l’ordre de la stig­ma­ti­sa­tion, de l’expression « Juif bolchevique » de l’époque de la guerre froide. » « De l’endogamie entre Média et Poli­tique en France » (oumma.com)

« … que ce per­son­nage dis­pose d’une sur­face médi­a­tique démesurée compte tenu de ses com­pé­tences approx­i­ma­tives, de ses con­nais­sances sélec­tives, de ses igno­rances oppor­tunes et … de ses obses­sions, voilà qui pose davan­tage prob­lème. Une sur­face médi­a­tique pro­por­tion­née à l’ampleur d’une impos­ture » (Médiacritique(s), n°1, Octo­bre 2011). Voir égale­ment la rubrique « Les facéties d’Alexandre Adler » (acrimed.org)

Crédit pho­to : Ji-Elle via Wikimé­dia (cc)

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