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Monde libéral-libertaire : Netflix et Disney trébuchent

10 mai 2022

Temps de lecture : 4 minutes
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Monde libéral-libertaire : Netflix et Disney trébuchent

10 mai 2022

Temps de lecture : 4 minutes

L’heure n’est pas à la fête pour les firmes mondialisées. Après qu’Elon Musk ait racheté Twitter et évoqué le possible retour de Donald Trump sur le réseau social, voilà que Netflix est en baisse de régime et que Disney est aux prises avec l’État de Floride.

Netflix chute en bourse, pour trop de woke ?

L’an­née 2022 démarre mal pour le géant de la dif­fu­sion en flux con­tinu. Le pre­mier trimestre a vu dimin­uer le nom­bre d’abon­nés de 200.000, un chiffre mod­este (sur 221 mil­lions d’abon­nés) mais qui a entraîné la chute de l’action de 25%, por­tant le niveau de la chute à presque 45% depuis le début de l’année 2022. Pour­tant, les prévi­sions établies tablaient sur une hausse de presque 2 mil­lions d’abonnements sur la même péri­ode. Un revers expliqué, selon la plate­forme, par deux phénomènes : la perte des abon­nés russ­es à la suite des sanc­tions pris­es con­tre Moscou et la dif­fi­culté à avoir du sang frais par­mi ceux qui souscrivent un abon­nement. D’autres expli­ca­tions vien­nent en tête : l’aug­men­ta­tion des tar­ifs ou encore la volon­té d’in­cor­por­er de la publicité.

Netflix

Toutes ces expli­ca­tions économiques occul­tent l’idéolo­gie qui émane de nom­bre de pro­duc­tions Net­flix, où les préoc­cu­pa­tions de genre ou de race sont omniprésentes. C’est finale­ment Slate (que l’on peut dif­fi­cile­ment accuser de fas­cisme) qui pose la ques­tion : « Net­flix est-il trop pro­gres­siste pour plaire à la droite ? ». Des études réal­isées aux États-Unis ont mis en lumière que les Répub­li­cains étaient plus réti­cents à l’idée de « Net­flix and chill » que leurs con­génères Démoc­rates. Une incli­na­tion qui se com­prend au pre­mier coup d’œil de cer­taines séries telles que Sex Edu­ca­tion, une des pro­duc­tions emblé­ma­tiques de la plate­forme, où se con­fondent les odes à l’ho­mo­sex­u­al­ité, au métis­sage et à la remise en ques­tion des stéréo­types de genre.

Si cer­tains pour­raient se sur­pren­dre de ce par­ti pris, rap­pelons que le directeur des con­tenus de Net­flix, Ted Saran­bos, a organ­isé grâce à son car­net d’adress­es bien gar­ni une lev­ée de fond pour la sec­onde cam­pagne de Barack Oba­ma. Indiquons aus­si que l’au­di­ence majori­taire du site de stream­ing est cette « Généra­tion Z », née entre 1997 et 2010, où les ques­tions de genre et con­sorts sont bien représen­tées. Inspi­rant la con­cur­rence, Sex Edu­ca­tion a eu son équiv­a­lent sur Dis­ney+. Inti­t­ulée Sex Nerd, la série « déni­aise l’é­d­u­ca­tion sex­uelle » selon Téléra­ma.

Le climat de la Floride moins propice à Disney

À force de ten­dre la main, le bras vient avec. C’est ce que sont en train d’ap­pren­dre cer­taines de ces plate­formes. Dis­ney par exem­ple vient de per­dre les priv­ilèges fis­caux qui étaient les siens dans l’É­tat de Floride depuis 1955. La rai­son ? Dis­ney a con­testé une loi jugée « homo­phobe », pro­mul­guée par le gou­verneur de Floride, qui inter­dit de pro­mou­voir les ques­tions de genre et de sexe jusqu’à la troisième année de pri­maire. Le 11 mars 2022, Bob Chapek, le prési­dent de Dis­ney a fait acte de con­tri­tion et promis « d’user de notre influ­ence non seule­ment pour pro­mou­voir des his­toires inclu­sives, mais aus­si pour défendre les droits humains (sic) ».

Disney

Une con­tes­ta­tion faite sous la pres­sion d’as­so­ci­a­tions gays s’indig­nant que la firme ait financé la cam­pagne élec­torale du gou­verneur et donc, par ric­o­chet, soutenu ce pro­jet de loi. Para­doxale­ment, ce n’est pas la pre­mière fois que Dis­ney se retrou­ve avec des accu­sa­tions d’ho­mo­pho­bie sur les bras. En avril 2022, l’ac­teur Chris Pratt, acteur cen­tral de la saga Les gar­di­ens de la galax­ie, a été au cœur d’une polémique pour fréquenter une église qual­i­fiée d’homophobe selon ses détracteurs. Les hérauts de la tolérance ont exigé sa tête (sans l’obtenir). Citons aus­si la sor­tie du film Mulan, ayant subi des appels au boy­cott car son générique de fin con­te­nait un remer­ciement au gou­verne­ment chi­nois alors occupé par l’affaire des Ouïghours.

Retour du bâton pour Netflix

Du côté de Net­flix, la plate­forme s’est vue, à plusieurs repris­es, accusée de porter les luttes LGBT jusqu’à la car­i­ca­ture dans les per­son­nages qu’elle façonne dans ses pro­duc­tions. Par ailleurs, en octo­bre 2021, l’hu­moriste Dave Chap­pelle, dont le spec­ta­cle était disponible en stream­ing, a été « can­celled » pour avoir déclaré dans son spec­ta­cle que « le genre est un fait ». Une hérésie qui a tout de suite été perçue comme une attaque par les employés trans­gen­res de la firme qui exigeaient des mesures con­tre cette « trans­pho­bie ». Aucun gage ne sem­ble suff­isant pour les inquisi­teurs de la tolérance et du pro­grès, comme l’apprennent à leurs dépens des sociétés qui promeu­vent l’idéologie du genre et le wok­isme à tous les étages.

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