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Malaise chez les salariés de France Télévisions

7 mai 2014

Temps de lecture : 2 minutes
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Malaise chez les salariés de France Télévisions

Selon un rapport du cabinet d’audit indépendant « Émergences » remis en mars dernier à la direction et dévoilé récemment par L’Express, il ne ferait pas bon à être salarié de France Télévisions.

L’é­tat est cri­tique. D’après le cab­i­net, « les agents sont en attente de répons­es à leurs ques­tions que ce soit sur leur sit­u­a­tion pro­fes­sion­nelle, sur l’avenir de leur méti­er ou sur les choix stratégiques de l’en­tre­prise. Cela engen­dre une perte de con­fi­ance vis-à-vis de la direc­tion, une insécu­rité et l’in­ca­pac­ité de s’en­gager dans un pro­jet fédéra­teur, mobil­isant les éner­gies et les com­pé­tences. Les nom­breux entre­tiens menés nous per­me­t­tent de point­er de nom­breux fac­teurs de risques réu­nis chez France Télévi­sions (…) [et] à pos­er le con­stat d’une dégra­da­tion actuelle des con­di­tions de tra­vail. (…) Toutes ces sit­u­a­tions qui sont sus­cep­ti­bles d”abîmer’ le sens que les salariés don­nent à leur tra­vail com­por­tent alors un risque pour les con­di­tions de tra­vail des salariés et leur san­té. »

Out­re la mau­vaise ambiance, qui a été rap­portée par de nom­breux salariés et col­lab­o­ra­teurs, le pire se situe sans doute dans les réper­cus­sions sur la san­té men­tale et physique de ces derniers : « Les rap­ports de la médecine du tra­vail évo­quent de manière récur­rente sur l’ensem­ble des sites, et ce depuis des années, des dif­fi­cultés des salariés à trou­ver leur place dans les réor­gan­i­sa­tions suc­ces­sives, des rela­tions de tra­vail con­flictuelles, des mis­sions pas tou­jours bien définies, un manque de com­mu­ni­ca­tion et de trans­ver­sal­ité, des sur­charges de tra­vail générant des souf­frances psy­chologiques, un sen­ti­ment d’iniq­ui­té et un manque de recon­nais­sance, des sit­u­a­tions de très mau­vaise san­té aggravées par des fac­teurs liés à l’or­gan­i­sa­tion du tra­vail et à la plan­i­fi­ca­tion. »

Cela con­duit à de nom­breux arrêts de longue durée, et même des AVC, « que cer­tains représen­tants du per­son­nel n’hési­tent pas à reli­er à des pres­sions, des mau­vais traite­ments ou des con­di­tions de tra­vail stres­santes avant leurs arrêts-mal­adie ». Le rap­port indique par ailleurs que « les col­lab­o­ra­teurs ren­con­trés con­fir­ment ce sen­ti­ment et font le par­al­lèle de manière qua­si sys­té­ma­tique entre les con­di­tions de tra­vail et les prob­lèmes de san­té ren­con­trés par eux-mêmes ou leurs col­lègues ».

Selon l’é­tude, la cause prin­ci­pale de ce mal-être et de tout ce qui en découle n’est autre que la vaste réor­gan­i­sa­tion entre­prise au sein du groupe pub­lic. « De nom­breuses per­son­nes men­tion­nent en entre­tien une dégra­da­tion des rela­tions humaines, des ten­sions, des accrochages entre salariés, par­fois des échanges d’in­sultes. Une défi­ance vis-à-vis du man­age­ment est sig­nalée par endroits, des cas de sui­cide, des prob­lèmes de san­té graves sont directe­ment mis en lien avec des con­di­tions de tra­vail dégradées », con­clut le cab­i­net.

Crédit pho­to : npc­me­dia via Flickr (cc)

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