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Les Jours ne sont pas sortis d’affaire

6 juillet 2018

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Les Jours ne sont pas sortis d’affaire

Au moment de la reprise de Libération par les équipes Drahi un certain nombre de journalistes ont choisi la clause de conscience (et le paquet financier qui l’accompagne), sont partis et ont créé le tout en ligne Les Jours avec l’aide de Xavier Niel, de Mathieu Pigasse et d’autres investisseurs. Avec une ligne éditoriale finalement assez peu différente du journal qu’ils quittaient.

Dix mille abonnés revendiqués

Isabelle Roberts, la prési­dente des Jours, revendique dix mille abon­nés (soit les ventes en kiosque de L’Obs ou les abon­nements revendiqués du Nou­veau Mag­a­zine Lit­téraire ou encore les abon­nements numériques de Libéra­tion). Un chiffre invéri­fi­able, mais les édi­teurs aiment les chiffres sym­bol­iques et ont tous ten­dance à arrondir la réal­ité dans le bon sens.

Cinq mille à trouver

Pour trou­ver les 5000 de plus qui per­me­t­traient d’atteindre l’équilibre, la Let­tre A pré­cise que le site lance une cam­pagne orchestrée par l’agence Proches. Cette cam­pagne aurait déjà per­mis de recueil­lir plusieurs cen­taines d’abonnements de grands comptes d’entreprises. Un sou­tien qui n’étonnera per­son­ne, les intérêts du libéral­isme financier et du lib­er­tarisme socié­tal étant les mêmes.

Le média de vidéos Brut, qui se situe sur la même ligne poli­tique et socié­tale, pour­rait devenir parte­naire via ses vidéos dont cer­taines seraient repris­es sur le site.

Pour autant Les Jours sem­blent encore sur la corde raide. Mal­gré les sou­tiens financiers des Pigasse et Niel, mal­gré un accord avec les édi­tions du Seuil, le titre n’est pas encore cer­tain de sa survie. Cama­rades, encore un effort !

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