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Les Glorieuses, féminisme intersectionnel et diversification

21 octobre 2020

Temps de lecture : 2 minutes
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Les Glorieuses, féminisme intersectionnel et diversification

Le média féministe Les Glorieuses accueille deux nouvelles têtes dans son équipe, dont les compétences laissent présager des diversifications futures dans la droite ligne de la politique de diversification déjà amorcée par le media. un point rapide sur la stratégie des Glorieuses.

Une newsletter féministe

Les Glo­rieuses est une newslet­ter fémin­iste lancée en 2015 par Rebec­ca Amsellem, doc­teur en économie et entre­pre­neur. La jeune femme, en par­al­lèle de la rédac­tion de sa thèse et des heures d’enseignement qu’elle assure au CNAM, décide de renou­vel­er le genre de la newslet­ter à tra­vers un prisme mil­i­tant, celui du fémin­isme. Le fonc­tion­nement du média est sim­ple : chaque semaine, les inscrites reçoivent un cour­riel avec un édi­to met­tant en exer­gue un point d’actualité sous un angle générale­ment polémique et mil­i­tant, et une revue de presse internationale.

Et un outil militant

Loin d’être une sim­ple revue de presse com­mu­nau­taire, Les Glo­rieuses s’avère en être un puis­sant out­il mil­i­tant pour un fémin­isme en plein renou­velle­ment. Dès novem­bre 2015, Rebec­ca Amsellem utilise ain­si sa newslet­ter pour pub­li­er un man­i­feste pour inviter les femmes à s’engager con­tre le Front Nation­al. En novem­bre 2019, c’est une cam­pagne pour l’égalité salar­i­ale que lance Les Glo­rieuses, avec un mot dièse asso­cié : #5Novembre16h47.

Les ados aussi

Les Glo­rieuses dis­pose d’une com­mu­nauté déclarée de 140 000 abon­nés, dont une par­tie d’adhérentes au « Club » qui se voient offrir l’accès à un groupe privé dédié sur LinkedIn et des entrées libres à des évène­ments organ­isés par le media. Les Glo­rieuses est ain­si devenu en quelques années un véri­ta­ble out­il d’influence, une com­mu­nauté de femmes sus­cep­ti­bles de dif­fuser la bonne parole fémin­iste dans leurs milieux per­son­nels et pro­fes­sion­nels au quo­ti­di­en. Dans la droite ligne de cet objec­tif, Les Glo­rieuses s’est rapi­de­ment doté d’une newslet­ter spé­ci­fique aux ado­les­centes, Les Petites Glo, égale­ment acces­si­ble par Whatsapp.

Tu seras intersectionnelle ma fille

Dans Les Glo­rieuses, c’est un fémin­isme inter­sec­tion­nel qui s’affiche : les dis­crim­i­na­tions con­tre les LGBT, les « per­son­nes racisées » et autres minorités ont la part belle aux côtés des nou­velles luttes fémin­istes. C’est un fémin­isme total, une grille de lec­ture du monde qui per­met aux auteurs de la newslet­ter de pass­er à peu près n’importe quelle actu­al­ité au prisme de leur indig­na­tion vic­ti­maire. Après avoir en 2018 lancé Glo­ria Media, une société de pro­duc­tion de newslet­ters, Rebec­ca Amsellem a décidé se diver­si­fi­er Les Glo­rieuses.

C’est tout l’enjeu des deux derniers recrute­ments de Rebec­ca Amsellem : Anne-Dominique Cor­rea et Car­o­line Prak, dont les par­cours don­nent au media une dimen­sion nou­velle. Diplômée de Sci­ences Po, anci­enne con­tributrice au Monde diplo­ma­tique après un pas­sage chez l’Agence France Presse, Anne-Dominique Cor­rea a pris en charge la rédac­tion du dernier né des Glo­rieuses, une newslet­ter dédiée à l’économie – passée au fil­tre du fémin­isme bien sûr.

Car­o­line Prak, quant à elle, été nom­mée direc­trice des opéra­tions de Glo­ria Media. Son objec­tif serait d’atteindre le mil­lion d’abonnés, c’est-à-dire, de faire des Glo­rieuses, newslet­ter pour­tant mil­i­tante, « un media général­iste légitime à occu­per un espace tou­jours plus impor­tant ». Son pas­sage au min­istère de l’Ecologie et par l’ONG Oxfam laisse par ailleurs présager d’autres pro­jets éventuels pour le média… bien­tôt une newslet­ter Ecolo­gie pour Les Glo­rieuses ? Sans compter une décli­nai­son sur les médecines douces, le développe­ment per­son­nel, le yoga tantrique et la macrobiotique…

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