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Le Spiil critique l’efficacité et la finalité des aides à la presse

7 juillet 2016

Temps de lecture : 2 minutes
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Le Spiil critique l’efficacité et la finalité des aides à la presse

Temps de lecture : 2 minutes

Dans une série d’infographies détaillées, le Spiil (Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne) a, pour la deuxième année consécutive, agrégé les aides à la presse 2015 pour les analyser.

Et autant dire que celles-ci sont pleines d’en­seigne­ment. Pour le syn­di­cat, l’ac­tion de l’É­tat appa­raît comme « qua­si-exclu­sive­ment défen­sive ». En effet, 94 % des aides dis­tribuées sont réservées à la presse papi­er, pour­tant en décrois­sance, et 99 % à des titres IPG (infor­ma­tion poli­tique et générale). Ain­si, seul 1 % des aides sont allouées à « l’in­no­va­tion » et au renou­velle­ment numérique.

Alors que, d’après les chiffres com­mu­niqués par le Spi­il, 49 % des lec­tures se font en numérique, le papi­er règne sans partage sur le monde des sub­ven­tions. Pour le syn­di­cat, il s’ag­it d’une stratégie con­tre-pro­duc­tive, les édi­teurs n’é­tant « pas encour­agés à faire les bons choix » en terme de support.

Con­cer­nant les aides indi­rectes (con­tri­bu­tion de La Poste, aide au trans­port postal, annonces judi­ci­aires et légales, exonéra­tion de coti­sa­tion fon­cière des entre­pris­es…), qui représen­tent à elles-seules 1,3 mil­liard d’eu­ros, elles restent, elles aus­si, majori­taire­ment réservées au papi­er, à hau­teur de 54 %. Si l’ou­ver­ture de la TVA à 2,1 % aux médias en ligne a été saluée par le Spi­il, ce dernier note que « les annonces judi­ci­aires et légales (193 mil­lions €) for­ment une aide d’É­tat déguisée réservée à cer­tains titres ».

En 2015, 126 mil­lions d’eu­ros d’aides directes ont été ver­sées à la presse française. Cela représente 19 % du chiffre d’af­faires du secteur, et même 22,5 % pour la presse IPG. De quoi émet­tre des doutes quant à l’ef­fi­cac­ité et à la final­ité de ces aides, plutôt des­tinées à sauver les meubles et à servir de moyen de pres­sion qu’à réelle­ment faire avancer le secteur.