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Dossier : « Le Secret des Sources », les journalistes parlent aux journalistes
Publié le 

16 février 2015

Temps de lecture : 8 minutes
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Dossier : « Le Secret des Sources », les journalistes parlent aux journalistes

Il y a deux ans, France Culture créait une émission hebdomadaire pour décrypter la fabrique de l’information à travers un sujet d’actualité, ou « comment une information est reçue, analysée, traitée et diffusée ». L’idée était bonne. Les journalistes allaient-ils enfin se remettre en question ? Las, la ligne éditoriale partagée par l’ensemble de la « grande » presse n’est jamais questionnée. Au mieux, on discute les méthodes, mais pour aboutir aux mêmes fins.

Des journalistes pour critiquer les journalistes

Frédéric Bar­reyre présente l’émission. Il lance et relance les invités mais reste dis­cret, n’étant que le faire-val­oir des jour­nal­istes qui tien­nent la place cen­trale de l’émission. Ils vien­nent du Jour­nal du Dimanche, de L’Obs, de Médi­a­part, de Radio France, du Parisien et même de Reporter sans fron­tière. Pre­mier con­stat : il n’y a pas de place pour des médias alter­nat­ifs (pour­tant de plus en plus lu, il serait d’ailleurs intéres­sant de chercher à décou­vrir pourquoi), à moins qu’ils ne soient « validés » par les plus grands. C’est le cas du Bondy blog.

Ce blog est très cri­tique envers les médias, mais ça ne gêne pas puisque ça vient des ban­lieues, aut­ofla­gel­la­tion oblige, nous y revien­drons.

Con­traire­ment à ce que pour­rait laiss­er penser la présen­ta­tion de l’émission, il ne s’agit pas de remet­tre en cause l’angle par lequel l’information est traitée mais de dis­cuter de la méth­ode. « Il faut que les jour­nal­istes fassent atten­tion à ce qu’ils dis­ent », lance par exem­ple Claude Guibal (France cul­ture) le 10 jan­vi­er, avant de pré­cis­er : « lorsqu’ils par­lent de ‘dji­had’ ». Pourquoi ? Car il faut penser aux « musul­mans qui font le dji­had intérieur » que l’on risque ain­si de stig­ma­tis­er. Une rigueur que l’on s’impose sur cer­tains sujets unique­ment, et celui-ci est une obses­sion.

Informer ou rééduquer ?

Il y a égale­ment sur le plateau des soci­o­logues, sémi­o­logues, ou des jour­nal­istes étrangers. Les pre­miers font des analy­ses plus ou moins per­ti­nentes qui sont lancées comme des paroles d’experts : on les dis­cute rarement. Les sec­onds appor­tent un regard qui a le mérite de chang­er l’angle d’attaque. Mais le résul­tat est con­stant : ils inter­vi­en­nent mais ne mènent jamais la danse. Les jour­nal­istes ont ten­dance à met­tre la « crise de la presse » sur le dos de la « crise économique », sans jamais imag­in­er que les Français seraient peut-être prêts à lire à nou­veau le jour­nal, même con­tre quelques euros, s’ils n’y lisaient pas sys­té­ma­tique­ment l’inverse de ce qu’ils vivent, le con­traire de ce qu’ils voient et s’ils n’avaient pas la désagréable impres­sion d’être pris pour des « mal-pen­sants » à réé­du­quer.

Le 24 jan­vi­er, le jour­nal­iste améri­cain indépen­dant Scott Sayare explique les dif­férences entre les con­cep­tions anglo-sax­onne et française du jour­nal­isme et lance : « en France, les jour­nal­istes s’érigent comme ceux qui doivent informer le pub­lic pour que le pub­lic sache com­ment penser ». Aucune réac­tion. La pos­ture jour­nal­is­tique exécrable qui con­siste à pren­dre son lecteur pour un élève qu’il faudrait form(at)er n’est pas remise en cause. Les jour­nal­istes français par­lent des jour­nal­istes français, et tous ont une assez haute opin­ion d’eux-mêmes : des erreurs formelles, certes, mais la ligne est la bonne. Si les Français sont de plus en plus nom­breux à s’en éloign­er, c’est qu’ils n’ont rien com­pris.

Le vrai secret des sources : l’idéologie

La fia­bil­ité d’une source dépend de l’information fournie. Voici de quoi débat­tent les invités du 3 jan­vi­er en répon­dant à la ques­tion : « Joué-lès-tours, Dijon, Nantes : les médias sont-ils allés trop vite en qual­i­fi­ant les faits d’at­taque dji­hadiste ? ».

On com­mence par Nantes. Romain Dézèque, reporter pour France bleu Loire océan, explique com­ment il a traité l’affaire du « déséquili­bré » qui avait fon­cé en voiture sur des pas­sants du marché de Noël. « Au début, impos­si­ble de trop savoir, on écoute les témoins », explique-t-il avant d’insister : « pen­dant une heure, aucune info sûre puisque nous n’avons pas encore celles de la police, du préfet ou des élus locaux (…) il faut être assez pru­dent puisqu’on n’a que les témoignages des gens sur place ». Plus de crédit accordé à la ver­sion offi­cielle qu’à celle des témoins ? Pourquoi pas.

Les autorités annon­cent finale­ment que le sus­pect a un nom « à con­so­nance européenne » et une barbe. Le « pas d’amalgame » est lancé, les témoins qui affir­ment avoir enten­du « Allah Akbar » sont « démen­tis » (on ne saura pas par qui). L’enquête jour­nal­is­tique est close.

Mais quelques min­utes plus tard, l’équipe s’attaque à Joué-lès-Tours, et là on assiste à un for­mi­da­ble retourne­ment de sit­u­a­tion. Pour Yan­nick Sanchez (Medi­a­part), le prob­lème c’est que les témoins n’ont pas été assez écoutés et que « la ver­sion des policiers est dev­enue la ver­sion offi­cielle ».

Cette fois-ci l’agresseur est burundais, musul­man, et s’appelle Bertrand Nzo­hab­ona­vo. Les témoins, qui con­tes­tent la ver­sion de la police, devi­en­nent net­te­ment plus intéres­sants. « Per­son­ne n’a par­lé d’une alter­ca­tion sur­v­enue la veille dont par­laient des témoins (…) on a con­clu trop rapi­de­ment ».

Dis­cuter la ver­sion offi­cielle, là encore, pourquoi pas. Mais pourquoi ne pas l’avoir fait pour Nantes ? L’intérêt du témoin varie selon ce qu’il a vu, et ce sont des jour­nal­istes, chargés d’analyser leurs pra­tiques, qui l’énoncent claire­ment.

Fustiger l’ « extrême-droite », relativiser l’islamisme

Ludovic Pauchant, venu assur­er la chronique image et mul­ti­mé­dia, par­le de Joué-lès-Tours : « Valls a con­clu rapi­de­ment en par­lant de dan­ger ter­ror­iste, on avait pronon­cé les mots mag­iques pour l’extrême-droite ». Que vient-elle faire là ? Une ques­tion de réflexe sans doute. « Extrême-droite » : terme pra­tique qui recou­vre tous ceux qui ne croient pas les jour­nal­istes sur parole. Avec elle, nulle besoin de faire des dis­tinc­tions, de pré­cis­er ou de nuancer.

Le 17 jan­vi­er, on par­le des atten­tats, et le regard étranger est alle­mand. La cor­re­spon­dante alle­mande Nathalie Ver­sieux est immé­di­ate­ment inter­rogée sur le « mou­ve­ment islam­o­phobe » Pegi­da. L’amalgame, c’est où je veux, quand je veux. Aucune expli­ca­tion sur les reven­di­ca­tions de ce mou­ve­ment, le seul prob­lème, c’est que « les alle­mands con­nais­sent mal l’islam ». Et pourquoi con­nais­sent-ils mal l’islam ? Parce qu’un sondage révèle que 61% d’entre eux pensent que l’islam n’est pas com­pat­i­ble avec l’Occident. Si je pense que l’islam est com­pat­i­ble avec les valeurs de l’Occident, je con­nais bien l’islam ; si je pense l’inverse, je con­nais mal l’islam. Pas ques­tion donc de remet­tre en cause les médias qui ont large­ment ignoré ce mou­ve­ment d’ampleur, c’est le mou­ve­ment lui-même qui est con­damné.

« Éthique professionnelle » versus « éthique de la responsabilité »

Puis on enchaîne sur la ques­tion du « blas­phème », occa­sion en or pour rel­a­tivis­er la men­ace islamiste que l’on nomme à peine. On évoque les pays dans lesquels le blas­phème est puni : « la moitié des pays dans le monde » mais l’on cite… huit pays d’Europe ! Per­son­ne pour com­par­er les peines encou­rues en pays musul­mans et les peines encou­rues dans les pays d’Europe ou existe en effet ce délit (dont la France avec l’Alsace et la Moselle).

Christophe Deloire (RSF) annonce alors le lance­ment d’un appel à toutes les reli­gions pour rel­a­tivis­er le blas­phème (étrange requête du reste). Puisqu’on refuse d’assimiler vio­lence et islam, on assim­i­le vio­lence et reli­gion, et aucun jour­nal­iste ne juge utile de dis­cuter ce traite­ment. On pré­cise au con­traire que l’islam est « une reli­gion de paix ». Le retourne­ment de sit­u­a­tion est à vrai dire spec­tac­u­laire mais l’explication d’un tel retourne­ment ne tarde pas. La soci­o­logue des médias, Isabelle Veyrat-Mas­son, explique en effet can­dide­ment le proces­sus : les jour­nal­istes oscil­lent sans cesse entre « éthique pro­fes­sion­nelle » qui oblige « à dire les faits » et « éthique de la respon­s­abil­ité » qui impose de « ne pas attis­er les peurs, et de ne pas faire mon­ter le Front Nation­al, angoisse du moment ». L’actualité com­mande de par­ler d’attentats islamistes (éthique pro­fes­sion­nelle) mais les jour­nal­istes ont intérêt à minor­er le dan­ger islamiste pour éviter la mon­tée de « l’extrême-droite » (éthique de la respon­s­abil­ité). Autrement dit, l’éthique pro­fes­sion­nelle oblige les jour­nal­istes à relater cer­tains faits mais l’éthique de la respon­s­abil­ité com­mande d’en occul­ter d’autres. Grâce soit ren­due à Isabelle Veyrat-Mas­son pour avoir souligné ce con­flit éthique latent qui per­met décidé­ment de mieux com­pren­dre le fonc­tion­nement des médias. Per­son­ne dans le stu­dio pour dis­cuter ce drôle de mélange des gen­res qui fait des jour­nal­istes autre chose que des jour­nal­istes : des acteurs de la vie poli­tique à part entière.

Des « no go zone » à l’apartheid

Au terme d’un mois passé à dis­cuter du traite­ment médi­a­tique réservé aux atten­tats, l’émission se penche sur l’ « apartheid » de Manuel Valls.

Trois semaines plus tôt, Alain Le Gouguec (RSF) déclarait : « on a ten­dance à penser que les fron­tières sont géo­graphiques. Elles peu­vent être his­toriques, eth­niques, cul­turelles. Il faudrait aller der­rière les murs pour voir ce qu’il se passe, on aurait peut-être com­pris les choses plus tôt ».Une remar­que déto­nante qui n’avait pas retenu l’attention. Trois semaines plus tard, l’émission s’intitule : « Les médias ont-ils délais­sés les ban­lieues ? » Dans le stu­dio, Patrice Trapi­er (JDD), Faïza Zer­ouala (Bondy Blog) et Elsa Vigoureux (L’Obs). Le mot « apartheid » ne gêne pas, il « faut par­ler de cette cas­sure », explique Elsa Vigoureux.

Trois semaines plus tôt, les invités de l’émission ridi­culi­saient les « no go zones » de la chaîne améri­caine FoxNews. Cette dernière par­lait de quartiers dans lesquels s’applique la charia à Paris, ce qui en effet large­ment exagéré. Mais y a‑t-il oui ou non en France des quartiers dans lesquels la police ne peut entr­er, les pom­piers se font cail­lass­er et les caïds font la loi ? Ils refusent de pos­er la ques­tion.

Plus tard, ils approu­vent l’ « apartheid » de Valls. La dif­férence ? Par­ler de « no go zones » ren­voie la respon­s­abil­ité sur les ban­lieues ; évo­quer un apartheid revient à accuser l’Etat français. Les jour­nal­istes choi­sis­sent la deux­ième option : le coupable, c’est la France.

Elsa Vigoureux se lance : « c’est nor­mal que ce soit com­pliqué d’aller dans les ban­lieues (on aurait aimé savoir pourquoi c’était « nor­mal »). Mais il faut se remet­tre en cause : pourquoi c’est com­pliqué ? Parce qu’on ne passe pas assez de temps là-bas ».

Si les ban­lieues sont vio­lentes, c’est parce que les médias et les poli­tiques n’y font pas suff­isam­ment atten­tion. Les agricul­teurs ou la Manif pour Tous seront ravis de l’apprendre.

Le « fantasme » des banlieues

Ce que les médias reprochent aux médias, c’est de « fan­tas­mer » sur les ban­lieues. A l’antenne, un reportage de France 2 dans une cité de Greno­ble. Deux jour­nal­istes suiv­ent la police qui explique : « il ne faut pas s’attarder sinon on se fait cail­lass­er ». Ce reportage aurait pu être l’occasion d’évoquer ces zones de non-droit que la presse ignore, ce sera pour­tant l’occasion de taper sur les rares qui en par­lent et qui « fan­tas­ment » for­cé­ment. Patrice Trapi­er ten­tera plusieurs fois d’intervenir dis­crète­ment pour rap­pel­er que la vio­lence est réelle. Effort vain, le jour­nal­iste se sent même obligé de pré­cis­er qu’il se fait « l’avocat du dia­ble » comme pour s’excuser de bous­culer la doxa.

Elsa Vigoureux excelle dans la dére­spon­s­abil­i­sa­tion : « ça fait longtemps qu’ils ne lisent plus la presse ». Comme la plu­part des Français, a‑t-on envie de lui répon­dre. Elle pour­suit : « ils ont le sen­ti­ment que les hommes poli­tiques ne les représen­tent pas ». Comme la plu­part des Français, brûle-t-on d’ajouter. Quelques min­utes plus tard, elle enchaîne : « on a trou­vé (à Clichy-sous-bois) des jeunes de 25 ans dont le quo­ti­di­en est d’aller frap­per tous les matins à la porte du Pôle emploi ». Ce qui, là encore, est mal­heureuse­ment le quo­ti­di­en de mil­lions de Français qui ne brû­lent pas de voitures, ne blo­quent pas l’accès de leurs quartiers et ne cail­lassent pas les pom­piers pour autant. N’y aurait-il pas dans ce cas une autre expli­ca­tion ? La ques­tion ne sera pas posée.

Sur le plateau, il y a égale­ment une rédac­trice du Bondy blog qui reproche elle aus­si aux médias (puisque c’est le thème) de délaiss­er les ban­lieues. C’est assez cocasse venant d’une jeune fille embauchée par un blog sur­val­orisé par la grande presse, qui est cen­sé représen­ter les jeunes de ban­lieues mais qui, de l’aveu même du directeur Nor­dine Nabili, a très peu « d’audience dans les quartiers pro­pre­ment dits ». Cette cri­tique là non plus ne sera pas faite.

Il est bien sûr pos­si­ble d’entendre des voix dis­cor­dantes dans cette émis­sion, mais elles n’auront jamais le dernier mot et ne dépasseront jamais cer­taines « lim­ites », à moins d’être recadrées. Un exem­ple pour illus­tr­er cette fausse plu­ral­ité : après avoir enten­du la soci­o­logue des médias expli­quer que l’union sacrée du 11 jan­vi­er ne dur­erait pas et qu’un autre ait pré­cisé très juste­ment qu’on pou­vait ne pas être Char­lie sans défendre les dji­hadistes, on se dit que la que la plu­ral­ité des points de vue s’affiche enfin. Le présen­ta­teur pose alors la ques­tion aux invités du plateau : Irez-vous man­i­fester demain ? Tous répon­dent oui, sauf un : « non je n’irai pas, ce serait pass­er sous silence la respon­s­abil­ité de… » Frédéric Bar­reyre reprend immé­di­ate­ment le micro.

Le cœur de l’émission est con­sti­tué par plusieurs voix con­cor­dantes et majori­taires. Les jour­nal­istes invités ne sont jamais les mêmes mais le dis­cours, lui, est le même de semaine en semaine, enfer­mé dans l’autisme et dans l’impuissance à com­pren­dre l’évolution du pays et le rejet de plus en plus mas­sif de cette infor­ma­tion cor­rigée par l’idéologie « respon­s­able » de ceux qui la pro­duisent.

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