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La Revue des deux mondes, la dépensière danseuse de Ladreit de Lacharrière

26 août 2018

Temps de lecture : 2 minutes

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La Revue des deux mondes, la dépensière danseuse de Ladreit de Lacharrière

La Revue des deux mondes, la dépensière danseuse de Ladreit de Lacharrière

L’Observatoire a déjà consacré une infographie (en cours d’actualisation) au groupe Fimalac de Marc Ladreit de Lacharrière. Ce dernier représente un exemple assez emblématique de milliardaire libéral libertaire, consacrant une partie de sa fortune aux causes encourageant l’immigration, une sorte de petit Soros français.

Diversité quand tu nous tiens

Ladre­it de Lachar­rière peut s’enorgueillir d’avoir con­tribué plus qu’un autre au « vivre ensem­ble » imposé comme un mantra moral aux européens. Fon­da­teur de SOS racisme, ami de Jamel Deb­bouze, de Yam­i­na Ben­guigui (fon­da­tion Elemi­ah pour favoris­er la représen­ta­tion de sujets issus de l’immigration dans la télévi­sion et au ciné­ma), de Mar­tine Aubry (Fon­da­tion Agir con­tre l’exclusion), financier du Bondy blog, ce ser­i­al entre­pre­neur est devenu un acteur de pre­mier plan du numérique en France via Webe­dia (Allo ciné, Purepeo­ple, jeuxvideo.com etc).

Et la Revue des deux mondes ?

Alors pourquoi racheter en 1991une revue créée en 1829, ayant un passé pres­tigieux (elle a pub­lié Le Spleen de Baude­laire et a eu Balzac, Dumas, Sand et Mérimée par­mi ses auteurs), mais viel­lis­sante. Sinon pour se don­ner un petit air tra­di­tion­nel avec un ver­nis lit­téraire. La revue longtemps dirigée par Michel Crépu s’est vue impos­er un nou­veau cap­i­taine à la barre en 2015 : Valérie Toran­ian, anci­enne direc­trice de … Elle, plus habituée aux arti­cles sur les régimes amaigris­sants et les pub­lic­ités pour cos­mé­tiques qu’à la lit­téra­ture. Elle a l’avantage d’être à la ville la com­pagne de Franz Olivi­er Gies­bert, et ceci explique sans doute cela.

La revue (source Libéra­tion) aurait per­du plus de 4 mil­lions d’euros entre 2004 et 2014, encore 693K€ en 2015, de nou­veau 446K€ en 2016 et enfin 734K€ en 2017. Mieux pour 2017, les pertes sont supérieures au chiffre d’affaires. Il est vrai que les ventes sont ridicules. Pour qui veut bien lire les chiffres, La Let­tre A du 22 août 2018 annonce 1800 abon­nés, 2300 exem­plaires en kiosques, et 500 exem­plaires en librairie. Un bon chiffre toute­fois, la masse salar­i­ale a triplé à la suite du trans­fert du salaire de la direc­trice sup­porté anci­en­nement par Fimalac et main­tenant dans les charges de la revue. Quand on aime on ne compte pas.

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