Pour quelle raison un fait divers plutôt qu’un autre est-il monté en épingle dans les médias ? Probablement parce qu’un certain nombre de conditions sont réunies.
Pour quelle raison un fait divers plutôt qu’un autre est-il monté en épingle dans les médias ? Probablement parce qu’un certain nombre de conditions sont réunies.
Natacha Polony a repris avec succès les rênes de Marianne depuis septembre 2018, peu de temps après la reprise du titre en difficulté (comme la plupart des magazines) par le Tchèque Daniel Kretinsky. Ce succès s’accompagne logiquement de l’intégration de Natacha Polony TV sa chaîne web télé à l’hebdomadaire.
PORTRAIT — Co-fondateur, avec Jean-François Kahn, de l’hebdomadaire Marianne dont il est devenu le PDG après la démission de ce dernier, Maurice Szafran a dirigé jusqu’au 6 novembre 2013 le magazine qui prétend depuis quinze ans représenter une vraie alternative à la « pensée unique » et aux médias traditionnels.
L’hebdomadaire Valeurs Actuelles a consacré son hors-série d’octobre 2019 à l’histoire de l’Algérie française. Un article paru à l’occasion, intitulé “Benjamin Stora, historien officiel”, revenait sur la vision de cette guerre de ce professeur d’histoire à l’université Paris-XIII, juif d’Algérie, ancien trotskiste et toujours proche de la gauche de la gauche. Fréquemment adulé par ses camarades idéologiques, Stora fait aussi l’objet de critiques régulières comme en témoigne par exemple, cette pétition.
Lors de la “marche contre l’islamophobie” du 10 novembre dont la revue de presse a montré de beaux spécimens, divers comportements inquiétants des manifestants ont été recensés. On a vu, entre autres, des personnes arborer une étoile juive pour comparer la situation des musulmans du XXIe siècle à celle des juifs au XXe siècle (sic). Mais c’est aussi à une série de “Allahu akbar” que la foule s’est livrée, créant une autre polémique.
Vendredi 11 octobre, un élu du Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté, Julien Odoul, a invité la Présidente de région à demander à une accompagnatrice scolaire voilée de retirer son voile islamique dans l’assemblée où elle se trouvait. Cette initiative a provoqué une tempête médiatique sur laquelle nous revenons. Celle-ci n’a pas été épargnée par des faux semblants et des protestations outragées largement médiatisées.
Début 2019 sortait en librairie un livre intitulé « Histoire de l’islamisation française 1989–2019 », qui fera peut-être date. Il ne portera pas à la postérité ses auteurs, puisqu’il est écrit par un collectif anonyme. Voilà qui en dit long sur le climat de guerre civile qui sévit désormais en France, où il faut penser à sa protection physique quand on émet quelques doutes sur le dogme du vivre ensemble.
Dans son édition du 23 au 29 août 2019, Marianne donnait à lire un article au sujet de l’assassinat du vendeur de kebab Fares par un malien à Noisy-le-Grand. L’article ne cachait pas les origines des personnes impliquées. Un cas intéressant qui permet de saisir le réel de ce qu’est aujourd’hui la France. Un second exemple, qui est un peu un contre-exemple, avec le quotidien Le Parisien.
La critique des médias remarque souvent combien nombre d’entre eux pratiquent la propagande pro sociétés multiculturelles. Ce n’est pas tout : la lecture de la presse quotidienne et hebdomadaire française donne de plus en plus le drôle de sentiment de ne plus parler de la France. Un premier exemple avec Marianne.
Les journalistes sont mal aimés comme l’a confirmé l’enquête annuelle La Croix Kantar de début 2019. Une étude menée par le cabinet Technologia et reprise par Marianne (8/14 mars 2019) confirme le malaise à l’intérieur de la profession elle-même.
Avec le départ de Renaud (dit « délit d’opinion ») Dély et l’arrivée de Polony, Marianne connaît un véritable « revival » et publie chaque semaine des numéros riches en contenus.
Docteur Jean-Do et mister Merchet… Les ambiguïtés de l’atypique parcours journalistique de Jean-Dominique Merchet finissent-elles par ressurgir ? C’est ce que laisse penser le traitement, par son blog Secret Défense, de l’affaire dite du général Loustaunau-Lacau, figure emblématique de la Résistance dont le nom avait été donné en 2017 à une promotion de l’École spéciale militaire (ESM) de Saint-Cyr.