Le 2 septembre 2015, en pleine crise des migrants, la publication d’une photo d’un enfant de 3 ans dénommé Alan Kurdi, échoué mort sur la plage turque de Bodrum, a changé le cours des événements.
Le 2 septembre 2015, en pleine crise des migrants, la publication d’une photo d’un enfant de 3 ans dénommé Alan Kurdi, échoué mort sur la plage turque de Bodrum, a changé le cours des événements.
Une dépêche de l’AFP en date du 2 avril 2020 a été reprise par quelques médias : il faudrait « régulariser les sans-papiers ». Très peu de médias en fait, voilà une étrangeté à regarder de plus près.
Dans les « quartiers » les dealers ne respectent pas le confinement. Dans une France à l’arrêt les « jeunes » (les guillemets sont indispensables) poursuivent le trafic tant bien que mal, et les témoignages médiatiques sont désormais abondants.
L’OJIM le montre depuis plusieurs jours maintenant : ce qui était il y a encore peu considéré comme « radical » sur le plan du vocabulaire, du ton et de la manière de traiter les sujets dans les médias de grand chemin semble devenir la norme.
L’OJIM en rend maintenant compte régulièrement : un léger frémissement semble toucher les médias français. Le ton des sujets changerait-il ? Mieux, France Inter serait-il le “média 0” ?
Alors qu’après une dizaine de jours de confinement la situation est de plus en plus délicate dans les quartiers dits « sensibles », les médias rapportent que les forces de l’ordre font parfois preuve d’un zèle étonnant dans certains territoires de province, plus calmes.
Depuis plusieurs jours, en cette fin mars 2020, nombre d’articles paraissant dans les journaux ou les hebdomadaires et montrent un changement de ton qui eut semblé incroyable il y a seulement deux semaines. Le Point montrait l’exemple le mardi 24 mars 2020 dans un article de Nadjet Cherigui.
Vous l’aviez peut-être remarqué, la Grèce est confrontée à une nouvelle « crise des migrants ». Pour les médias français de grand chemin, il y a d’un côté des réfugiés, qui fuient la guerre, de l’autre, de méchants douaniers grecs qui malmènent ceux qui veulent passer la frontière entre la Turquie et la Grèce. Une nouvelle fois, c’est dans les médias alternatifs et étrangers que l’on peut avoir d’autres informations que cette vision simpliste des événements en cours. À l’unisson du Président de la République, les médias français de grand de chemin semblent une nouvelle fois passer à côté des enjeux actuels à la frontière gréco-turque.
Les tentatives de manipulation de l’opinion publique ne sont pas nouvelles. Dans le conflit qui oppose l’Union Européenne à la Turquie, ce pays ne manque pas d’utiliser les médias pour rallier l’opinion publique à sa cause. Par le choix de leurs sujets et leur traitement, de nombreux médias ont choisi dans quel sens ils estimaient nécessaires d’orienter l’opinion publique : celui de l’immigration massive dans les pays européens.
Comme chaque début d’année, le ministère de l’intérieur rend disponible sur son site internet les principaux chiffres sur l’immigration extra-européenne de l’année écoulée. Comme chaque année, le nombre d’étrangers ne fait que croître en France. En dépit son importance considérable, l’arrivée dans le pays de près de 400 000 étrangers extra-européens en 2019 est un quasi non-événement pour les médias français.
Depuis le 4 novembre 2019, différents médias ont lancé une plateforme intitulée “Médias & Citoyens” pour débattre sur le monde médiatique et “restaurer le lien de confiance entre citoyens et journalistes”.
Alors que quelques élus locaux font de la résistance passive face à ce détournement de l’aide sociale à l’enfance, des sites d’informations subventionnés par l’État donnent de précieux renseignements aux migrants, entraînant (volontairement ?) la pompe aspirante.