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France Télévisions dans la tourmente après la nomination de Delphine Ernotte

22 mai 2015

Temps de lecture : 2 minutes
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France Télévisions dans la tourmente après la nomination de Delphine Ernotte

Comme le rapporte le Canard Enchaîné, une note confidentielle de Bercy estime qu’il y a 1 222 postes en trop chez France Télévisions.

Dans un doc­u­ment inti­t­ulé « Enquête temps de tra­vail dans les secteurs de l’audiovisuel pub­lic et cul­turel » écrit par le con­trôleur d’É­tat François Miquel, le min­istère de l’É­conomie juge ain­si que 12 % de l’ef­fec­tif du groupe pub­lic n’est pas nécessaire.

Mais la note ne con­cerne pas unique­ment France Télévi­sions : en appli­quant le « régime légal », « 85 postes pour­raient être économisés à Arte France, 79 à TV5 Monde, 84 à l’INA et 185 à France Médias Monde ».

Aus­sitôt, la direc­tion de France TV a con­testé le doc­u­ment, reprochant à son auteur d’avoir « truf­fé son enquête d’âneries, en util­isant des chiffres non réac­tu­al­isés par-ci, en ajoutant des RTT par-là, ou encore en inclu­ant élégam­ment les con­gés oblig­a­toires accordés aux tra­vailleurs handicapés… »

Out­re cette note, le groupe pub­lic est actuelle­ment en pleine crise après que Del­phine Ernotte ait été nom­mée prési­dente par le CSA. Dans un cour­ri­er adressé au prési­dent de la République, la CFDT-Médias de France Télévi­sions inter­pelle le chef de l’É­tat sur « l’au­dio­vi­suel pub­lic, sa gou­ver­nance et sa régu­la­tion qui défraient la chronique depuis plusieurs mois maintenant ».

Selon le syn­di­cat, « les récentes révéla­tions de Médi­a­part ne font que couch­er sur le papi­er les élé­ments qui revi­en­nent à nous depuis plusieurs semaines et qui dépeignent au CSA, un fonc­tion­nement digne des meilleures républiques bananières ».

Con­cer­nant la nou­velle prési­dente, celle-ci est loin de faire l’u­na­nim­ité, « car les élé­ments qui fil­trent à l’issue de cette séquence, dessi­nent un sim­u­lacre de con­cours. Un mau­vais Vaude­ville écrit à la lueur des chan­delles, répété en coulisse et qui devait se jouer sans pub­lic », écrit la CFDT, dénonçant un groupe où règ­nent « copinage, opac­ité, intrigues, groupes de pression ».

Et de con­clure, avant d’ap­pel­er le prési­dent à chang­er de cap : « De Radio France à l’INA, en pas­sant par France Télévi­sions, nous n’arrivons pas à dis­tinguer où et com­ment se déploie, la prési­dence exem­plaire que nous avons — soyons francs — très large­ment appelée de nos vœux, naguère. »

De son côté, le prési­dent du groupe UMP à l’Assem­blée nationale, Chris­t­ian Jacob, a lui-aus­si mis en cause la nom­i­na­tion très « opaque » de Del­phine Ernotte. De ce fait, comme le groupe UMP a déjà épuisé son droit de tirage annuel pour l’in­scrip­tion d’une com­mis­sion d’en­quête à l’or­dre du jour, il a appelé la con­férence des prési­dents de l’Assem­blée ou de la com­mis­sion des Affaires cul­turelles et de l’É­d­u­ca­tion à le faire.

Demande refusée par la con­férence des prési­dents. Du côté de la com­mis­sion des Affaires cul­turelles et de l’É­d­u­ca­tion, Patrick Bloche (PS) a promis un débat sur la per­ti­nence de l’ou­ver­ture d’une com­mis­sion d’en­quête. À suivre…

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