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El Watan en grand péril

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27 août 2022

Temps de lecture : 2 minutes
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El Watan en grand péril

Temps de lecture : 2 minutes

Le quotidien algérien, un des derniers de la sphère privée francophone, croule sous les dettes et se trouve proche de la disparition, au grand plaisir des militaires au pouvoir.

Un quotidien emblématique

Né en 1990 de la volon­té de jour­nal­istes venus du ser­vice pub­lic, El Watan (La Patrie, en arabe) avait tra­ver­sé des péri­odes fastes, allant jusqu’à inve­stir dans une imprimerie avec un con­frère. Le quo­ti­di­en était con­sid­éré comme celui des élites intel­lectuelles fran­coph­o­nes, à la fois hos­tiles aux islamistes et aux mil­i­taires. La Fran­coph­o­nie est en piteux état en Algérie, les jeunes se tour­nant vers l’anglais et les fran­coph­o­nes plus anciens dis­parais­sant peu à peu.

Dettes, erreurs de gestion et hostilité du pouvoir

La con­struc­tion d’un « éléphant blanc » à savoir le siège du jour­nal en 2016 avec une vue splen­dide sur la baie d’Alger s’est avérée désas­treuse. Non con­forme, le bâti­ment n’a jamais été util­isé. Les pou­voirs algériens ont égale­ment asséché les recettes pub­lic­i­taires insti­tu­tion­nelles du quo­ti­di­en, déjà mis­es à mal par la péri­ode Covid.

L’État réclame le paiement de charges impayées et le rem­bourse­ment de cer­tains crédits. D’un autre côté une par­tie des employés – sans doute encour­agés par le pou­voir mil­i­taire – se sont mis en grève et s’opposent ouverte­ment aux action­naires. Ces derniers, peu désireux de se met­tre en déli­catesse avec les klep­tomanes poli­tiques de l’armée, ne man­i­fes­tent aucune volon­té de remet­tre au pot.

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