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Algérie : les binationaux ne pourront posséder des médias

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26 septembre 2023

Temps de lecture : 2 minutes
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Algérie : les binationaux ne pourront posséder des médias

Temps de lecture : 2 minutes

C’est un article du Monde de début septembre 2023 qui nous l’apprend. Depuis fin août de la même année, une loi du Parlement algérien interdit aux binationaux d’être actionnaires d’un média.

Une loi plus libérale début 2023

En Algérie, les mil­i­taires au pou­voir qua­si depuis l’indépendance pra­tiquent la poli­tique d’un pas en avant, un demi pas en arrière, un pas de côté et on recom­mence. Les entre­pris­es privées sont encour­agées puis fustigées ou con­trôlées. L’enseignement et la langue au quo­ti­di­en nav­iguent entre arabe, français, de plus en plus l’anglais, et de plus en plus égale­ment vers un mélange local très éloigné du français ou de l’arabe classiques.

Pour les médias algériens, le nou­veau prési­dent Teb­boune, élu fin 2019, avait promis de lever un peu les con­trôles. Depuis le print­emps 2023 l’autorisation préal­able pour la créa­tion d’un média de la presse écrite ou élec­tron­ique était sup­primée et rem­placée par une sim­ple déc­la­ra­tion. Un peu dans la lignée de la loi française de 1981. Pour la radio et la télévi­sion, l’autorisation restait maintenue.

Serrage de vis à l’été 2023

Une hiron­delle —  même algéri­enne — ne fait pas le print­emps. Fin août 2023 la loi était com­plétée et réser­vait aux seuls nationaux la pos­si­bil­ité d’être action­naires d’un média. Il sem­blerait que seule l’opposition islamiste du Par­lement se soit opposée à la loi, peut-être sous l’influence de bina­tionaux des pays du Golfe. Mais la loi va surtout peser – comme le souligne le quo­ti­di­en du soir – sur les bina­tionaux franco-algériens.

Rien de choquant sur le fond. L’Algérie est un pays indépen­dant qui pro­tège sa sou­veraineté, y com­pris sur le plan de l’information. On pour­rait par­faite­ment imag­in­er une loi en France qui irait dans le même sens à l’exception des bina­tionaux orig­i­naires d’un pays de l’Union européenne, sim­ple mesure de pro­tec­tion des intérêts français et européens.