Accueil | Actualités | Médias | Droits sportifs : le CSA veut avoir son mot à dire
Pub­lié le 23 juin 2014 | Éti­quettes : , , , ,

Droits sportifs : le CSA veut avoir son mot à dire

Après la guerre acharnée entre Canal+ et BeIN Sports, qui a vu certaines compétitions migrer de la télévision gratuite vers la télévision payante, le CSA souhaite s’immiscer dans les négociations des droits sportifs.

Invité sur France Bleu Gironde vendredi dernier, le patron du Conseil supérieur de l'audiovisuel a déclaré qu'il fallait faire en sorte « que le sport et ses événements majeurs restent accessibles sur la télévision gratuite ». « Il y a d'une part une liste d'événements majeurs, notamment de nature sportive, obligatoirement diffusés sur des chaînes gratuites qui va notamment être étendue aux compétitions féminines », a ajouté Olivier Schrameck.

Aussi, les sages comptent bien avoir leur mot à dire sur les négociations autour des droits de diffusion des compétitions sportives. « Il y a la nécessité pour le CSA d'intervenir directement ou indirectement dans les négociations de droits sportifs », a-t-il confié, prenant exemple sur le tournoi de Roland-Garros « où il était question que France Télévisions ne puisse pas obtenir la possibilité de retransmettre l'ensemble des compétitions ».

Et celui-ci de conclure au sujet de l'accès des chaînes et des journalistes aux enceintes sportives et au contact des joueurs et des experts : « Pour l'instant, c'est à l'initiative des Ligues et des Fédérations. Cela fonctionne mal. Je m'en suis entretenu avec le secrétaire d'Etat chargé des Sports et nous souhaitons un texte qui permette au CSA d'intervenir afin de faciliter cette large diffusion du commentaire et de l'expertise sportive. »

Crédit photo : newyork via Flickr (cc)

Puisque vous êtes là, une minute d’attention s’il vous plaît…

Appels aux dons

…nous avons une petite faveur à vous demander. Vous êtes chaque jour plus nombreux à nous lire. Le travail de l’Observatoire du journalisme (Ojim) est unique. Chaque jour nous contribuons à « vous informer sur ceux qui vous informent », à nous battre pour la liberté d’expression, pour le pluralisme dans les médias, contre les censures.

Tout ceci se fait avec une petite équipe motivée, certains sont bénévoles mais la plupart sont des journalistes indépendants ou des étudiants en journalisme qui sont rémunérés. La majorité des rédacteurs, le webmestre, le manager des réseaux sociaux, l’infographiste, le vidéaste, le dessinateur sont rémunérés. Nous aider c’est préserver notre indépendance et conforter une voix attaquée en justice par Ramzi Khiroun, numéro 2 du groupe Lagardère, pour nous faire taire. Votre don est éligible à un reçu fiscal de 66%. Un don de 50 € ne vous coûtera que 16 €. Un don de 100 € vous revient à 33 €. Un don même minime est un encouragement, cela ne vous prend qu’une minute. D’avance merci !

Claude Chollet
Président de l'Ojim

Share This