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Déficit de France Télévisions : va-t-on faire les poches du contribuable ?

31 juillet 2015

Temps de lecture : 2 minutes

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Déficit de France Télévisions : va-t-on faire les poches du contribuable ?

Déficit de France Télévisions : va-t-on faire les poches du contribuable ?

Nous vous informions début juin que Martin Ajdari, ancien directeur financier de France Télévisions, avait été intégré à l’inspection des Finances puis nommé directeur de la direction générale des médias et des industries culturelles. Un poste qui le place clairement en situation de conflit d’intérêt puisqu’il sera amené à juger le bilan financier de France Télévisions – très déficitaire – alors qu’il en a été le principal artisan.

Mieux encore : de source syn­di­cale, il serait aus­si chargé de redress­er le Titan­ic de l’au­dio­vi­suel pub­lic avec l’ar­gent du con­tribuable. L’af­faire pour­rait bien devenir un nou­veau scan­dale d’État.

Les con­seilleurs ne sont pas les payeurs : l’adage qui est l’une des prin­ci­pales règles de la poli­tique est con­nu de tous. Mais quand ceux-ci ont la pos­si­bil­ité de faire pay­er le con­tribuable pour leurs erreurs, c’est encore plus scan­daleux. En effet, on apprend de source syn­di­cale que « Mar­tin Ajdari sem­ble par­ti­c­ulière­ment préoc­cupé par le trou qu’il a lais­sé », que le syn­di­cat éval­ue à 206 mil­lions d’eu­ros depuis 2010 – la moitié du cap­i­tal social de France Télévi­sions. Des chiffres con­fir­més par le bul­letin con­fi­den­tiel « la Let­tre A » récem­ment : « plus de 200 mil­lions d’eu­ros de déficit cumulé entre 2012 et 2014 ». Une par­tie impor­tante de ces pertes est due à la restruc­tura­tion-fusion de France Télévi­sions qui a coûté plus de 100 mil­lions d’eu­ros. D’ailleurs cette année les pertes attein­dront le dou­ble de ce qui était prévu – 10 mil­lions au lieu de 5, tan­dis que les recettes pub­lic­i­taires prévues seront inférieures de 13 mil­lions d’€ à celles qui étaient atten­dues. Une paille.

Voir aussi  Qui est Myriam L'Aouffir, la nouvelle compagne de DSK ?

Selon la CGC de France Télévi­sions, en pointe dans le com­bat con­tre la dégra­da­tion de la sit­u­a­tion de l’au­dio­vi­suel pub­lic, Mar­tin Ajdari « chercherait à combler [le déficit] arti­fi­cielle­ment avec des solu­tions brux­el­lo-com­pat­i­bles con­sis­tant à injecter de l’ar­gent frais dans les fonds pro­pres de l’en­tre­prise », mais sans aug­menter une fois encore la rede­vance. Celui qui se fait épauler au sein de France Télévi­sions par ses anciens col­lègues restés en place pour lui suc­céder – notam­ment Fab­rice Lacroix et Patrice Papet – envis­agerait un « recours à un fonds de sou­tien » comme celui qui existe pour aider les col­lec­tiv­ités locales asphyx­iées par les emprunts tox­iques. Prob­lème, celui-ci ne peut pas inter­venir en cas de prob­lèmes de ges­tion clas­sique comme à France Télévi­sions. C’est donc une solu­tion tail­lée sur mesure pour le navire en perdi­tion de l’au­dio­vi­suel pub­lic qui devra être mise en place, tout en évi­tant de s’asseoir trop vis­i­ble­ment sur la régle­men­ta­tion européenne ou d’en­cour­ager les ban­ques à se désen­gager des sociétés publiques si l’ob­jet dudit fonds venait à être trop large pour plan­quer un tant soit peu les résul­tats peu glo­rieux d’A­j­dari à France Télévi­sions. Une seule cer­ti­tude, alors que la tré­sorerie disponible est en passe d’être épuisée cette année et que les ban­ques rechig­nent à remet­tre au pot : le con­tribuable paiera.

Crédit pho­to : DR

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