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Corse-Matin intéresse… les Corses

2 mai 2014

Temps de lecture : 2 minutes

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Corse-Matin intéresse… les Corses

2 mai 2014

Dans le tour de table que Gérard de Roquemaurel, ex PDG d’Hachette Filipacchi médias et banquier d’affaires depuis 2007, constitue pour la reprise de Corse presse, figurerait le fonds d’investissement corse Femu Qui (« On le fait nous-même » en corse).

Dirigé par les entre­pre­neurs locaux Jean-Nico­las Anto­niot­ti et Charles Antona, le fonds basé à Bas­tia regarde avec intérêt l’édi­teur de Corse-Matin. Il est détenu à 50/50 par les groupes Her­sant média (GHM) et Bernard Tapie. Le quo­ti­di­en, certes décli­nant (DSH OOJD 2013 : 37 906 ex, ‑4,5%) jouit du meilleur taux de péné­tra­tion français, soit env­i­ron 60%. Corse presse, qui dis­pose de sa pro­pre imprimerie, a réal­isé plus de 22 mil­lions d’eu­ros de chiffre d’af­faires en 2013 et un résul­tat net de 758 000 euros. D’après plusieurs sources con­cor­dantes, GHM et Tapie pour­raient en tir­er entre 10 et 15 mil­lions d’euros.

Pour Her­sant, la vente, si elle a lieu, reste sus­pendue à la ces­sion en cours de 80% de Nice-Matin, dont Corse presse était encore récem­ment une fil­iale. Après un con­seil d’ad­min­is­tra­tion tenu le 25 avril, où a été annon­cé un vire­ment immi­nent de l’ac­quéreur, le fond suisse GXP cap­i­tal, de deux mil­lions d’eu­ros (sur les 20 mil­lions promis), la sit­u­a­tion sem­ble tou­jours figée. Le “clos­ing” subit un retard de deux mois par rap­port à la date ini­tiale­ment fixée. Or, aucun verse­ment n’a été effec­tué qua­tre jours après l’an­nonce, selon une source syn­di­cale. D’autres sources à Nice affir­ment que les deux mil­lions en ques­tion seraient emprun­tés par Jean Icart lui-même, qui porte le pro­jet de reprise pour le compte de GXP cap­i­tal. Cet ex-indus­triel local, opposant du maire UMP de Nice Chris­t­ian Estrosi, est entré au con­seil d’ad­min­is­tra­tion de Nice-Matin le 25 avril. Pour expli­quer le blocage, plusieurs ban­quiers à Zurich et Mona­co, qui ont souhaité garder l’anony­mat, affir­ment qu’il est dû à l’im­pé­cu­niosité de GXP cap­i­tal. De fait, le fonds a réal­isé seule­ment 80 000 francs suiss­es de béné­fices en 2013. D’autres sources affir­ment de leur côté que le trans­fert de l’ar­gent, émanant des pays de l’Est, serait gêné par la guerre qui cou­ve en Ukraine depuis deux mois. C’est une fil­iale du groupe ban­caire autrichien, Volks­bank, qui serait chargée du transfert.

Dans cet imbroglio, « le silence des syn­di­cats, CGT en tête, est étrange, remar­que un bon con­nais­seur de Nice-Matin. D’habi­tude si prompts à mon­ter au créneau et à faire grève, ils restent de mar­bre ». Selon cette même source, leur han­tise serait un dépôt de bilan de Nice-Matin et la reprise par un groupe indus­triel décidé à lour­de­ment restruc­tur­er (huit mil­lions de pertes en 2013 pour 90 mil­lions de CA). En 2007, les syn­di­cats s’é­taient ain­si opposés au rachat par le groupe anglais Mecom. Ils préfèr­eraient aujour­d’hui miser jusqu’au bout sur la solu­tion pro­posée par GHM. Avec GXP cap­i­tal, elle prévoit seule­ment la sup­pres­sion de 120 postes (sur 1100) à l’hori­zon de trois ans. Surtout, le main­tien des prérog­a­tives de la Société anonyme à par­tic­i­pa­tion ouvrière (SAPO), qui détient trois sièges au con­seil de sur­veil­lance de Nice-Matin, resterait assuré.

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