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Coronavirus : pour les médias américains, Trump a du sang sur les mains…

8 mai 2020

Temps de lecture : 3 minutes
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Coronavirus : pour les médias américains, Trump a du sang sur les mains…

…et il en veut encore. Qui voudrait faire le bilan thématique des médias américains pour le mois d’avril 2020 comprendrait rapidement qu’un assassin est parmi nous. Visite guidée d’une lapidation de grande ampleur.

Plus de morts que la guerre du Vietnam

D’abord la nég­li­gence de l’homme blond-orange, dont on affirme qu’il n’a réal­isé la grav­ité de la pandémie qu’à la fin mars, a causé un nom­bre incal­cu­la­ble de morts. Ensuite, par son insis­tance à rou­vrir le busi­ness USA Inc., le prési­dent joue à la roulette avec la vie des améri­cains, va provo­quer une repousse de la pandémie, et donc causer un nou­veau lot de morts.

Et déjà son incurie aurait causé plus de morts que la guerre du Viet­nam, et l’équivalent de plus de vingt 11 sep­tem­bre. Soit, en ce début mai 2020, env­i­ron 70 000 morts. Et, par­mi ces morts, il ne faudrait pas oubli­er ceux, que l’on ne con­nait pas mais peu importe, causés par un médica­ment dan­gereux : la chloro­quine et ses molécules dérivées.

Campagne de peur

Une cam­pagne de peur, bien décrite par la jour­nal­iste Lisa Boothe, a donc pour effet d’intimider ceux et celles qui pour­raient repren­dre leurs activ­ités : essen­tielle­ment la pop­u­la­tion active en bonne san­té, c’est-à-dire sans fac­teurs de risques asso­ciés à une comor­bid­ité, telle que le dia­bète, l’hypertension, les prob­lèmes rénaux. Et les ana­lystes capa­bles de recul ou d’objectivité de rap­pel­er qu’en dépits des vac­cins la grippe a tué en 2017–18 pra­tique­ment autant d’américains que ne l’a fait à ce jour (5 mai 2020) le COVID-19. Chiffre faible com­paré à ceux de 1957 ou 1968.

Autrement dit, le prési­dent a fail­li à ses respon­s­abil­ités et ne serait plus en mesure de les assumer. Parce qu’il serait un imbé­cile.

Recours aux tribunaux?

Il va de soi que l’argument du sang sur les mains est des­tiné à acquérir sa pro­pre viral­ité, touchant les familles des décédés, dont le mal­heur sera exploité en un train de témoignages de plus en plus nom­breux. De là à penser que Trump et son admin­is­tra­tion vont devoir faire face à des recours col­lec­tifs au civ­il (un moyen pra­tique de ruin­er un mil­liar­daire), il n’y a qu’un pas qui n’a pas encore été franchi. Bien que cer­taines entre­pris­es accusées d’agir comme des prof­i­teurs en fassent l’objet : Ama­zon, Wal­mart, Cost­co, etc.

Ou encore Fox News, accusé d’avoir présen­té le COVID-19 comme une duperie.

Donc Trump aurait été nég­li­gent, ayant ignoré selon le Wash­ing­ton Post de Jeff Bezos, les aver­tisse­ments nom­breux de ses vieux parte­naires des ser­vices de ren­seigne­ment au début de l’année. Et ce, dès jan­vi­er, ce qui est impor­tant pour prou­ver le lax­isme du prési­dent face à la crise, et sa respon­s­abil­ité. Le sens de la cam­pagne est clair, la presse igno­rant volon­taire­ment que le Con­grès avait été lui aus­si infor­mé par les agences de ren­seigne­ment, ce qui est la procé­dure, ou, comme CNN, le men­tion­nant en bas de page.

Il serait vain ici de se sou­venir que l’impeach­ment sur l’Ukrainegate s’était étiré jusqu’à l’acquittement du prési­dent le 5 févri­er. La pandémie ne préoc­cu­pait guère les par­lemen­taires, ni la presse. Et Trump com­mençait sa cam­pagne élec­torale de ral­lye en ral­lye. Alors la pandémie…

Un plan en deux temps

En pre­mière étape il s’agit de faire peur aux foules le plus longtemps pos­si­ble afin de gel­er l’économie jusqu’à l’élection prési­den­tielle de novem­bre. Et cette peur a une con­séquence con­crète sur les entre­pris­es. Les petits entre­pre­neurs vont y regarder à deux fois avant de réem­bauch­er, en cas de décès d’un employé ou de plusieurs. Les procès pleu­vront. La Mai­son-Blanche tente ain­si de met­tre en place une pro­tec­tion con­tre de telles procé­dures, en liai­son avec le Con­grès, ce qui n’est pas facile.

En deux­ième étape, soit avant soit après, selon les cir­con­stances, il s’agirait de relancer la machine de l’impeach­ment, com­binée à des man­i­fes­ta­tions de masse sur le sang ver­sé, et aggravées par les actions auprès des tri­bunaux. Avec l’appui des médias.

Un peu de politique fiction

Car la pandémie a du bon pour Hillary Clin­ton. Une récente dis­cus­sion lancée par CNN avec l’ancienne ambas­sadrice aux Nations-Unies Saman­tha Pow­ers a lour­de­ment insisté sur la capac­ité des femmes chefs de gou­verne­ment à maitris­er la pandémie. Cepen­dant que The Hill pré­cise d’abord que Madame Clin­ton est en réserve de la république pour ensuite illus­tr­er un scé­nario amu­sant : un tan­dem Hillary-Oba­ma. Et sans oubli­er que le pâle Joe Biden est empêtré dans une accu­sa­tion de viol con­tre une de ses anci­ennes col­lab­o­ra­tri­ces.

Tou­jours est-il que le sous-marin du dossier Spy­gate sem­ble pro­gress­er, ce qui amèn­era prob­a­ble­ment le Min­istère de la Jus­tice à revoir le cas du général Fly­nn… et celui des anciens dig­ni­taires des agences de ren­seigne­ment. À suiv­re…

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