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Comment les médias « occidentaux » choisissent leurs correspondants étrangers

18 décembre 2020

Temps de lecture : 3 minutes

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Comment les médias « occidentaux » choisissent leurs correspondants étrangers

18 décembre 2020

Nous empruntons au Saker francophone un article du 20 novembre 2020 sur la manière dont par exemple le New York Times choisit son correspondant à Moscou. Une annonce particulièrement instructive. Certains intertitres sont de notre rédaction.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les médias grand pub­lic « occi­den­taux » trait­ent si mal, dans leurs réc­its, les his­toires sur la Russie et d’autres pays étrangers ? C’est sim­ple. Ils embauchent les jour­nal­istes les plus soumis au lavage de cerveau, les plus biaisés et les plus cyniques qu’ils peu­vent trou­ver pour la fonc­tion. Ceux qui sont assez cor­rom­pus pour racon­ter n’importe quel men­songe req­uis pour soutenir la vision du monde de leurs édi­teurs et pro­prié­taires de médias.

Ils sont assez francs à ce sujet.

Voici une preuve sous la forme d’une descrip­tion de poste du New York Times pour un rôle de cor­re­spon­dant étranger à Moscou :

Cor­re­spon­dant Russie
Descrip­tion de l’emploi

La Russie de Vladimir Pou­tine reste l’une des plus grandes his­toires au monde.
Elle envoie des équipes armées d’a­gents neu­ro­tox­iques con­tre ses enne­mis, plus récem­ment le chef de l’op­po­si­tion Alek­sei Naval­ny. Ses cyber-agents sèment le chaos et la dishar­monie en Occi­dent pour ternir ses sys­tèmes démoc­ra­tiques, tout en pro­mou­vant sa fausse ver­sion de la démoc­ra­tie. Elle a déployé des entre­pris­es privées de mer­ce­nar­i­at mil­i­taires dans le monde entier pour éten­dre secrète­ment son influ­ence. À la mai­son, ses hôpi­taux se rem­plis­sent rapi­de­ment de patients Covid alors que le prési­dent se cache dans sa villa.
Si cela ressem­ble à un endroit que vous souhaitez cou­vrir, alors nous avons de bonnes nou­velles : nous aurons une ouver­ture pour un nou­veau cor­re­spon­dant alors qu’Andy Hig­gins pren­dra la relève en tant que prochain chef du bureau de l’Eu­rope de l’Est au début de l’an­née prochaine.

Commentaire

Pour être autorisé à écrire pour le Times, il faut voir la Fédéra­tion de Russie comme un pays dirigé par un seul homme.

Il faut être un fer­vent par­ti­san des foutais­es sur le Novi­chok pro­duites par le MI6 bri­tan­nique. Il faut aus­si croire au Rus­si­a­gate et aux mul­ti­ples idi­oties qu’il a pro­duites, même après que tout a été démystifié.

Il faut savoir que le décompte des votes en Russie est tou­jours faussé alors que le décompte des votes aux États-Unis est le plus fiable qui soit. Les entre­pre­neurs mil­i­taires privés russ­es – dont per­son­ne n’ignore que ce sont des hommes per­vers – sont «secrète­ment déployés» partout où les rédac­teurs le pré­ten­dent. Les hôpi­taux russ­es sont tou­jours bien pires que les nôtres.

Même quand il est facile de véri­fi­er que Vladimir Pou­tine – l’homme le plus per­vers de tous les temps – tra­vaille au Krem­lin, l’emploi pos­tulé de jour­nal­iste exig­era que quelqu’un pré­tende qu’il se cache dans une villa.

En fait, la plu­part des gens qui écrivent pour le Times ne croiront pas le non-sens ci-dessus. Mais la descrip­tion n’est pas pour un poste qui néces­site de pondér­er et de rap­porter les faits. C’est pour un tra­vail qui oblige à men­tir. Le fait que le Times énumère toutes les absur­dités récentes sur la Russie en haut de la descrip­tion de poste mon­tre claire­ment que seules les per­son­nes qui sou­ti­en­nent ces men­songes du passé seront con­sid­érées comme adéquates pour racon­ter de futurs men­songes sur la Russie.

Aucune per­son­ne hon­nête et impar­tiale ne voudrait d’un tel emploi. Mais comme cela vient avec le pres­tige social, un bon chèque de paie et prob­a­ble­ment un bel apparte­ment à Moscou, le New York Times trou­vera sûre­ment un cer­tain nom­bre de per­son­nes dis­posées à ven­dre leur âme pour le prendre.

Il est intéres­sant de not­er que l’offre d’emploi ne réper­to­rie pas les capac­ités en russe comme une exi­gence. Il dit seule­ment que « la maîtrise du russe est préférable ».

Les médias grand pub­lic « occi­den­taux » sont rem­plis de cor­re­spon­dants biaisés, cyniques et auto­cen­surés qui ont peu ou pas de con­nais­sance du pays d’où ils par­lent. Il n’est donc pas éton­nant que les pop­u­la­tions « occi­den­tales » ain­si que leurs politi­ciens n’aient sou­vent aucune con­nais­sance de ce qui se passe réelle­ment dans le monde.

« Cha­peau » Bryan Mac­Don­ald, mer­ci et mes respects

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pour le Sak­er Francophone

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