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Bloomberg News : une femme par enquête sinon rien

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1 décembre 2014

Temps de lecture : 2 minutes
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Bloomberg News : une femme par enquête sinon rien

Temps de lecture : 2 minutes

Féminisme obligatoire à Bloomberg News. Selon le site Talking Biz News, le rédacteur en chef de l’agence, Matthew Winkler, a demandé à son équipe d’inclure dans chaque reportage au moins une citation de femme.

Dans son cour­riel heb­do­madaire, celui-ci écrit : « Tous les reportages Bloomberg News doivent inclure au moins une cita­tion de femme, et il serait préférable qu’au­tant d’hommes que de femmes soient cités comme sources. Les femmes sont impliquées dans tous les secteurs que nous cou­vrons. Nos arti­cles doivent refléter cette variété. »

À la fin de son mes­sage, il pré­cise qu’une liste de 800 expertes se tient à la dis­po­si­tion des rédac­teurs. Selon Slate.fr, cette nou­velle règle de l’a­gence spé­cial­isée dans l’é­conomie et la finance ne con­cer­nait, pour l’in­stant, que les reportages longs et les enquêtes, pour lesquels les jour­nal­istes ont plus de temps pour sélec­tion­ner avec soin leurs sources.

The Tele­graph pré­cise qu’il s’ag­it là de la pre­mière fois qu’un organe de presse impose ain­si un « quo­ta de citations ».

En France, un rap­port datant de décem­bre 2011 avait déjà souligné le manque de « représen­ta­tiv­ité » des femmes dans les médias, rap­pelant que « si l’on s’en tient aux chiffres seuls, ils traduisent une per­ma­nence : tous médias con­fon­dus, tou­jours 20 % d’expertes pour 80 % d’experts ».

Sous cou­vert de bons sen­ti­ments, ces mesures fémin­istes ne trahissent-elles cepen­dant pas une inver­sion des pri­or­ités où le sexe des experts passerait avant leur légitim­ité ? En tout cas, pour un reportage dans les monastères inter­dits aux femmes du Mont Athos, c’est raté !