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Aquarius, opération Tartuffe en Méditerranée

26 décembre 2018

Temps de lecture : 9 minutes
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Aquarius, opération Tartuffe en Méditerranée

Pre­mière dif­fu­sion le 27/10/2018 — L’Observatoire du jour­nal­isme (Ojim) se met au régime de Noël jusqu’au 5 jan­vi­er 2019. Pen­dant cette péri­ode nous avons sélec­tion­né pour les 26 arti­cles de la ren­trée qui nous ont sem­blé les plus per­ti­nents. Bonne lec­ture, n’oubliez pas le petit cochon de l’Ojim pour nous soutenir et bonnes fêtes à tous. Claude Chol­let, Prési­dent

Les péripéties des navires passeurs de migrants type Aquarius ont fait l’objet de nombreux commentaires dans les médias. Mais l’Aquarius n’est pas seul en cause, il y la série des Sea Watch (I, II et III), le Seefuchs, le Sea Eye, le Lifeline, le Luventa, l’Open Arms, le Vos Hestia, le Bourbon Argos et nous en oublions. C’est une véritable flotte de passeurs professionnels qui est à l’œuvre. Avant de publier ultérieurement une analyse des médias sur le sujet, nous avons choisi de reprendre (avec son autorisation) une étude de notre confrère suisse Le Drone de l’Antipresse du 21 octobre 2018 sur ce phénomène étonnant : des navires qui orchestrent, financent, organisent de massifs transferts de population.

Depuis qu’il s’est vu retir­er son pavil­lon panaméen, le repêcheur de migrants Aquar­ius (Verseau) est tech­nique­ment un vais­seau pirate. Des élus suiss­es mili­tent pour qu’il soit frap­pé de la croix blanche. Les argu­ments émo­tion­nels acca­parent le débat. Or on a assez vu, ces dernières années, où les émo­tions médi­atisées ont mené les démoc­ra­ties pour y réfléchir à deux fois.

Partie 1 : le verso du Verseau, ou les zones d’ombre de l’Aquarius

Juridique­ment, le Pana­ma est dans son droit. Même le sec­ours en mer obéit à des règles, et l’Aquarius les a enfreintes.

Poli­tique­ment, il n’est de loin pas sûr que l’émotivité de nos belles âmes soit partagée par une majorité de la pop­u­la­tion. Pourquoi le Con­seil fédéral devrait-il ignor­er à la fois la loi et le sen­ti­ment pop­u­laire pour venir au sec­ours de cette entre­prise fran­co-alle­mande ?

Car l’Aquarius n’est pas une voile soli­taire. Il y a der­rière lui une flotte de dix navires, des spon­sors puis­sants, dont les organ­i­sa­tions Soros, et des infra­struc­tures com­plex­es cha­peautées par l’organisation SOS Méditer­ranée, créée pour l’occasion. Depuis 2016, selon le site de l’ONG, des cen­taines de mil­liers de per­son­nes ont emprun­té cette passerelle.

De tels chiffres relèvent de la démo­gra­phie et non des for­tunes de mer. Jus­ti­fi­er l’activité de cette flot­tille en invo­quant les lois régis­sant l’aide aux naufragés depuis le Moyen Age est une mignardise roman­tique assez étrange. On peut aller à la pêche avec une canne ou un filet déri­vant der­rière un cha­lu­ti­er, mais est-il hon­nête de con­fon­dre ces deux out­ils ?

Il con­vient donc d’ouvrir les yeux. À tous les éch­e­lons de cette ini­tia­tive, on par­le alle­mand. Alle­mand, Klaus Vogel, le fon­da­teur de SOS Méditer­ranée et cap­i­taine de l’Aquarius. Alle­mand l’armateur, une SARL de Brême… dont les gérants seraient deux retraités ten­ant une pen­sion de famille ! Qui croira que ce sont les vrais patrons de ce navire dont l’entretien coûte 11.000 € par jour, sans les salaires (selon le site de l’ONG, voir son rap­port d’ac­tiv­ités 2017 à télécharg­er ici) ? Aupar­a­vant, l’Aquarius apparte­nait aux garde-côtes alle­mands, l’un des out­ils de Fron­tex (l’agence garde-fron­tière de Schen­gen). Tiens donc… et SOS Méditer­ranée est présidée par l’armateur Fran­cis Val­lat, ex-vice-prési­dent de l’Agence européenne pour la sécu­rité mar­itime, qui tra­vaille en étroite col­lab­o­ra­tion avec Fron­tex. Purs pro­fils d’humanitaires !

De là à voir dans l’Aquarius le cheval de Troie d’une opéra­tion de RP visant à rem­plac­er la fil­ière ter­restre poli­tique­ment gril­lée par une voie plus accept­able (et surtout moins vis­i­ble) d’importation de migrants, il y a un pas que nous ne franchi­rons pas. Nous noterons sim­ple­ment que Mme Merkel a voulu et déclenché cette migra­tion sans con­sul­ter per­son­ne, que cette déci­sion lui a coûté très cher et que s’il est un pays qui doit offrir son pavil­lon à l’Aquarius, c’est bien son pays d’origine ! Voire la France, qui en désta­bil­isant la Libye a ouvert la bonde au sud de la Méditer­ranée. Mais la fix­a­tion sur l’Aquarius étouffe la réflex­ion sur les respon­s­abil­ités réelles de ce mou­ve­ment de pop­u­la­tions qui est en train de faire éclater l’Union européenne.

Ces argu­ments, je sais, ne décourageront en rien nos belles âmes. J’ai pub­lié jadis une belle enquête de Maria Pace Ottieri sur les pre­miers boat peo­ple débar­quant en Ital­ie. La jour­nal­iste les abor­dait avec sym­pa­thie, mais à par­tir de leurs des­tinées indi­vidu­elles, non du point de vue de la sta­tis­tique ou de la morale. Le livre n’a intéressé per­son­ne chez nous. Le vis­age réel de ces gens demeure tou­jours aus­si flou. Ce qui « nous » intéresse, c’est unique­ment l’usage qu’on peut faire d’eux dans nos affaires internes.

L’urgence human­i­taire jus­ti­fie tout ! C’est ain­si qu’à la tête de nos avo­cats de l’Aquarius on trou­ve un tartuffe qui peut à la fois don­ner aux Suiss­es des leçons de morale human­i­taire et se faire pay­er des voy­ages à Abu Dhabi par un « ami » faisant par­tie, selon la presse espag­nole, d’une famille liée au traf­ic d’armes… Il serait intéres­sant d’avoir son opin­ion sur la moral­ité de la chose.

Partie 2 : dans les coulisses du pêcheur de migrants

L’Aquarius est à l’œuvre depuis févri­er 2016. Il est affrété par l’association SOS Méditer­ranée, fondée à Berlin en 2015 par Klaus Vogel, cap­i­taine de marine marchande puis curieuse­ment recon­ver­ti comme pro­fesseur d’histoire à l’institut Max Planck et par la Française Sophie Beau, anci­enne chargée de com­mu­ni­ca­tion de Médecins sans Fron­tières et Médecins du Monde.

L’Aquarius appar­tient à l’entreprise alle­mande Jas­mund Ship­ping Gmbh (une SARL donc), elle-même fil­iale de HEMPEL SHIPPING GmbH Bre­men. En grat­tant un peu, on décou­vre que les gérants de ces entités sont des retraités ten­anciers d’une pen­sion de famille. Le navire aurait été racheté aux garde-côte alle­mands, donc à la police fédérale, l’un des bras armés de Fron­tex (l’agence garde-fron­tière de Schen­gen, que d’aucuns con­sid­èrent comme une pas­soire). Il est intéres­sant de not­er que la réforme de Fron­tex, qui — en rai­son du tol­lé sus­cité par l’afflux de migrants — l’a fait pass­er d’une agence de coor­di­na­tion entre douaniers européens à un corps garde-fron­tière à part entière, date exacte­ment de 2015 (opéra­tionnelle depuis 2016).

La flotte

Au vu de tout ceci, on ne serait pas sur­pris de décou­vrir dans l’opération Aquar­ius un recy­clage privé des Küstenwache imag­iné par les ser­vices d’Angela Merkel. C’est d’autant plus curieux que les prin­ci­paux navires de cette nou­velle traite des Africains sont en écras­ante majorité alle­mands : les Sea-Watch I, II et III sont gérés par une ONG liée à Watch The Med, basée à Berlin et financée par Soros via sa fil­iale ASGI (Asso­ci­a­tion for Juridi­cal Stud­ies on Immi­gra­tion) ; le See­fuchs et le Sea-Eye, mis à l’eau en 2015 par l’entrepreneur Michael Buschheuer (qui s’est fait con­fis­quer ou a fourni (?) un « go-fast » par les/aux garde-côte libyens) ; le Life­line, géré par l’ONG alle­mande Mis­sion Life­line, fondée par Herr Axel Steier, spé­cial­isé au départ sur la route des Balka­ns et qui a lui aus­si bas­culé sur la mer après 2015. Il y a aus­si le Luven­ta, enreg­istré sous pavil­lon des Pays-Bas et détenu par l’ONG alle­mande Jugend Ret­tet et le Min­den géré par l’ONG alle­mande Lifeboat, dirigée par Gün­ther Klop­pert, un ancien mil­i­taire alle­mand, soutenu lui aus­si par Axel Steier et la Ger­man Soci­ety for the Res­cue of Ship­wrecked Per­sons (DGzRS), vénérable ONG semi-publique (équiv­a­lent de la SNSM) spé­cial­isée dans le sauve­tage en mer bal­tique et qui arbore une très mar­tiale Croix de Fer rouge.

À part les Alle­mands, il faut citer l’Open Arms, en manœu­vre depuis 2017 et géré par l’indépendantiste cata­lan Oscar Camps ; le Vos Hes­tia de l’ONG hol­landaise Save the Chil­dren et plusieurs autres affrétés par MSF (le Bour­bon Argos, le Dig­ni­ty 1, le Topaz Respon­der), etc.

Soros à la rescousse

Pour revenir sur l’Aquarius, la page d’accueil du site inter­net français de l’ONG SOS Méditer­ranée indique qu’une journée en mer coûte 11.000 euros, sans les salaires. L’antenne française (Mar­seille) est gérée par la belle-sœur du cap­i­taine Klaus Vogel, Mme Car­o­line Moine.

L’une des entités fon­da­tri­ces de SOS Méditer­ranée est l’ONG COSPE ONLUS (Coopéra­tion pour le développe­ment des pays émer­gents), financée par Brux­elles et le précé­dent gou­verne­ment ital­ien et qui s’occupe notam­ment d’optimisation de la cou­ver­ture média sur les migrants avec l’EPIM (Euro­pean Pro­gramme for Inte­gra­tion and Migra­tion) cofi­nancée par l’Open Soci­ety. Ce petit monde tra­vaille grâce à la plate­forme Open migra­tion qui est aus­si financée par l’Open Soci­ety directe­ment et via sa fil­iale CILD (Ital­ian coali­tion for free­doms and civ­il rights).

Soros offre donc à ce petit monde la logis­tique médi­a­tique, qui est le nerf de la guerre, car les bud­gets de chaque navire tour­nent autour de 7 à 10 mil­lions d’euros. La machine à lever des fonds a tourné à plein régime. Par­mi les « phil­an­thropes », on retrou­ve à chaque étape la OAK Foun­da­tion, créée par le mil­liar­daire anglais (né en Rhodésie) Alan Park­er, qui vit à Genève. La OAK foun­da­tion finance aus­si directe­ment SOS Méditer­ranée.

Dans la nébuleuse des ONG sec­ouristes, il faut citer MOAS (égale­ment directe­ment financée par Open Soci­ety) qui après avoir œuvré en Méditer­ranée avec le navire Phenix, sou­tient aujourd’hui les Rohingyas… Cette ONG est liée à l’US Navy et Black­wa­ter (la société de mer­ce­naires). Mais son pre­mier finance­ment lui a été don­né par le DFAE (départe­ment suisse des affaires étrangères) via la DDC (Direc­tion du développe­ment et de la coopéra­tion) à hau­teur de 250’000 CHF.

L’antenne suisse de SOS Méditer­ranée est à Genève. Le con­seil d’administration est com­posé de Thomas Bischoff, médecin, Béa­trice Schaad, direc­trice de la com­mu­ni­ca­tion du CHUV, Geneviève Math­aler-Conne, médecin. La direc­trice est Car­o­line Abu Sa’da, une anci­enne de MSF.

Au point de vue du droit

Les opéra­tions de l’Aquarius posent deux prob­lèmes essen­tiels.

1) Débar­que­ment. La Con­ven­tion de l’ONU dite de Mon­tego Bay prévoit en ses arti­cles 17 et suiv­ants un « droit de pas­sage inof­fen­sif » pour tout navire, l’article 18, § 2, pré­cisant que ce droit de pas­sage peut com­pren­dre l’arrêt, dans une instal­la­tion por­tu­aire ou au mouil­lage dès lors que cet arrêt s’impose « par suite d’un cas de force majeure ou de détresse ou dans le but de porter sec­ours à des per­son­nes, des navires ou des aéronefs en dan­ger ou en détresse ». Mais l’article 19 pré­cise que le mouil­lage est inof­fen­sif « tant qu’il ne porte pas atteinte à la paix, au bon ordre ou à la sécu­rité de l’État côti­er », atteintes pou­vant être con­sti­tuées par l’« embar­que­ment ou débar­que­ment de marchan­dis­es, de fonds ou de per­son­nes en con­tra­ven­tion aux lois et règle­ments […] d’immigration de l’État côti­er ». Une autre con­ven­tion inter­na­tionale sur « la recherche et le sauve­tage mar­itimes » du 27 avril 1979 (Con­ven­tion Search and Res­cue ou Con­ven­tion SAR) prévoit à l’article 2.1.10 de ses annex­es que « les par­ties s’assurent qu’une assis­tance est fournie à toute per­son­ne en détresse en mer. Elles le font sans tenir compte de la nation­al­ité ou du statut de cette per­son­ne ni des cir­con­stances dans lesquelles celle-ci a été trou­vée ». C’est sur cet arti­cle que les poli­tiques se fondent pour pré­ten­dre que l’accueil dans les ports est oblig­a­toire, ce qui est faux puisqu’il ne s’agit que de repêch­er les naufragés. Mais ce qui com­plique les choses, c’est que c’est au pays riverain le plus proche qu’incombe l’obligation et comme la Libye n’a pas d’État, comme par hasard, le plus le plus proche est l’Italie car Malte n’a pas rat­i­fié la Con­ven­tion SAR. Aujourd’hui, l’Italie s’appuie sur le fait que la Libye a en réal­ité les moyens de récupér­er les migrants, notam­ment grâce aux vedettes garde-côte qui lui ont été fournies, et que l’Aquarius avait dès lors l’obligation de se « délester » dans ce pays.

2) Pavil­lon. C’est sur la base du refus de l’Aquarius de restituer ses « clients » à la Libye que le Pana­ma a retiré son pavil­lon à l’Aquarius. Avant cela, l’Aquarius avait obtenu un pavil­lon de Gibral­tar, mais les autorités mar­itimes de Gibral­tar n’avaient « pas don­né leur accord à l’Aquarius, déclaré comme navire de recherche, pour qu’il réalise des actions de sauve­tage » et l’Aquarius est passé out­re, d’où le retrait. Or, sans pavil­lon (qui donne juridique­ment sa nation­al­ité au navire) pas de départ en mer pos­si­ble. Et c’est là que trois par­lemen­taires helvé­tiques — Ada Mar­ra (PS/VD), Guil­laume Bar­raz­zone (PDC/GE) et Kurt Fluri (PLR/SO), ont déposé une inter­pel­la­tion pour que lui soit attribué un pavil­lon human­i­taire suisse (sur la base de l’article 35 de la loi fédérale mar­itime), le tout à l’insistante requête de Car­o­line Abu Sa’da. Or l’Aquarius étant affrété par l’Allemagne, on se demande pourquoi ce ne serait pas Angela Merkel qui don­nerait un pavil­lon?

Un enfumage à l’échelle du continent ?

Le gigan­tesque appel d’air uni­latérale­ment créé en 2015 par l’Allemagne de Mme Merkel a abouti à un échec poli­tique tant sur le plan interne alle­mand que sur le plan européen. Le prob­lème de l’accueil des migrants voulus par l’Allemagne a scindé l’UE en deux camps. Les pays de l’ancien bloc de l’Est sont caté­gorique­ment opposés à ce qui leur appa­raît comme une men­ace de civil­i­sa­tion. A cause de ses pro­pres cal­culs démo­graphiques et économiques (ou ceux de son patronat), l’Allemagne sem­ble vouloir main­tenir le flux mal­gré tout. L’opération SOS Méditer­ranée démarre avec le « Wir schaf­fen das » d’Angela Merkel et la voie de terre, com­pro­mise, est rem­placée par une fil­ière mar­itime qui s’apparente à de la traite négrière. Le trans­port du fret humain est d’ailleurs dûment fac­turé (à 3000 € par tête). Le grand reporter Renaud Girard a d’ailleurs incrim­iné sans ambages les ONG d’aide au traf­ic d’êtres humains.

Faut-il donc que la Suisse s’associe par son pavil­lon à cette opéra­tion alle­mande aux soubasse­ments moraux plus que dis­cuta­bles — et aux retombées poli­tiques poten­tielle­ment destruc­tri­ces pour le con­ti­nent ?

Les choses ne sont de loin pas aus­si can­dides qu’elles l’apparaissent. Au moment même où nous con­sti­tu­ions ce dossier, nous appre­nions ain­si que l’un des trois élus suiss­es mil­i­tant pour le par­rainage « human­i­taire » de l’Aquarius par la Con­fédéra­tion s’est vu pay­er un voy­age à Abu Dhabi par Hugo Linares, le gen­dre de Abdul Rah­mane el-Assir (intime de Ziad Takied­dine), impliqué dans les affaires de ventes d’armes qui avaient mouil­lé M. Bal­ladur (sous-marins apos­ta au Pak­istan et fré­gates en Ara­bie saou­dite), et qui aboutirent au fameux atten­tat meur­tri­er de 2002, où périrent notam­ment 11 officiers de la DCN française1.

Avant de vouloir impli­quer la Suisse dans le traf­ic d’êtres humains en Méditer­ranée, M. Guil­laume Baraz­zone aurait pu se deman­der si d’autres trafics ne risquaient pas d’entacher son aube blanche de prédi­ca­teur human­i­taire.

Dossier con­sti­tué avec la col­lab­o­ra­tion d’Arnaud Dotézac.

Lire à ce sujet : Une fois que tu es né, tu ne peux plus te cacher de Maria Pace Ottieri, édi­tions Xenia.

Crédit pho­to : Ra Boe via Wiki­me­dia (cc)

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