Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Accueil | Veille médias | Affaire Fillon : un putsch médiatico-politique ?
Affaire Fillon : un putsch médiatico-politique ?

21 juin 2020

Temps de lecture : 2 minutes

Accueil | Veille médias | Affaire Fillon : un putsch médiatico-politique ?

Affaire Fillon : un putsch médiatico-politique ?

Affaire Fillon : un putsch médiatico-politique ?

L’hebdomadaire Le Point vient de révéler que l’ancienne cheffe du parquet national financier aurait subi des “pressions” lors de l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs visant François Fillon, en 2017. Des pressions qui seraient venues de l’instance de tutelle, le parquet général.

Éric Zem­mour a com­men­té cette infor­ma­tion lors de l’émission Face à l’info sur CNews le 18 juin en par­lant de « putsch médi­ati­co-poli­tique ».

Fran­ce­In­fo pré­cise que l’an­ci­enne pro­cureure « explique avoir reçu de sa hiérar­chie “des deman­des de trans­mis­sion rapi­de” sur les actes d’in­ves­ti­ga­tion ou les audi­tions réal­isées dans le cadre de cette enquête, dans des délais inhab­ituelle­ment courts et en nom­bre par­ti­c­ulière­ment impor­tant ».

La mag­is­trate, main­tenant à la retraite, a par­lé des « pres­sions » subies par son chef hiérar­chique, la pro­cureure générale de Paris, Cather­ine Cham­pre­nault, qui elle-même dépend de la chan­cel­lerie donc du garde des Sceaux. Eliane Houlette évoque les « très, très nom­breuses deman­des » qui plus est « d’une pré­ci­sion ahuris­sante … ressen­ties comme une énorme pres­sion ».

Eliane Houlette indique même avoir été « con­vo­quée » au par­quet général le 15 févri­er 2017 pour accélér­er les choses. Qui exerçait l’autorité de tutelle du par­quet général en févri­er 2017 ? Le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas. Le même Urvoas qui a trans­mis entre les deux tours de l’élection prési­den­tielle de 2017 des infor­ma­tions judi­ci­aires à un ex-député LR, ral­lié à LREM. Le même qui a été con­damné en sep­tem­bre 2019 pour ces faits par la Cour de jus­tice de la République à un mois de prison avec sur­sis et 5000 euros d’amende. Une peine légère judi­ci­aire­ment, très lourde moralement.

Retour sur notre couverture médiatique de l’époque

En 2017, l’OJIM présen­tait la cou­ver­ture médi­a­tique de la cam­pagne élec­torale prési­den­tielle qui avait lieu cette année-là. Une cam­pagne qui avait pris des airs de chronique judi­ci­aire. Nous rap­pe­lions égale­ment le cal­en­dri­er des événe­ments qui ont ryth­mé l’élection prési­den­tielle et les élec­tions législatives.

Il nous a paru intéres­sant de rap­pel­er à nos lecteurs l’éclairage que la chronolo­gie des événe­ments de cette cam­pagne élec­torale peut apporter : iner­tie dans les pour­suites judi­ci­aires pour cer­tains, célérité tout à fait remar­quable pour un autre. Ceci peut peut-être expli­quer cela…

Publicité

Derniers portraits ajoutés

Cyril Hanouna

PORTRAIT — Incar­na­tion de la « télé-poubelle », Cyril Hanouna truste les suc­cès et les places dans le Paysage Audio­vi­suel Français (PAF) en tant que pro­duc­teur, ani­ma­teur sur D8 avec « Touche pas à mon poste » et de radio à Europe 1 ou acteur de cinéma.

Christian Terras

PORTRAIT — C’est un homme qui appa­rait régulière­ment dans les médias quand il s’agit de faire le procès de l’Église catholique. Présen­té comme « théolo­gien », ou comme un « grand spé­cial­iste du catholi­cisme », il est con­sid­éré comme un inter­locu­teur val­able et objectif.

Mélissa Theuriau

PORTRAIT. Incar­na­tion vivante de la mix­ité heureuse et bour­geoise, cette grande prêtresse de la tolérance offi­cie depuis l’île-Saint-Louis, loin des car­cass­es de voitures brûlées et des vapeurs de haschich.

Audrey Pulvar

PORTRAIT — Audrey Pul­var est née le 21 févri­er 1972 à Fort-de-France (Mar­tinique). Son père, Marc Pul­var, est le fon­da­teur du Mou­ve­ment indépen­dan­tiste mar­tini­quais et secré­taire de la cen­trale syn­di­cale des tra­vailleurs mar­tini­quais (CSTM).

Luc Bronner

Né le 14 mai 1974 à Gap, fils de médecins général­istes, il gagne une pre­mière recon­nais­sance en dres­sant  un por­trait infor­mé et sans con­ces­sions des ban­lieues français­es, à une époque où peu de jour­nal­istes s’y risquaient.