Rue89 quitte le Spiil « contraint et forcé »

Rue89 quitte le Spiil « contraint et forcé »

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Rue89 commence son année 2013 en respectant les bonnes résolutions… de son actionnaire ! Ce mercredi 2 janvier, le média en ligne nettement marqué à gauche a fait part dans un communiqué de sa décision de quitter le Syndicat de la presse indépendance d’information en ligne (Spiil), syndicat qu’il avait contribué à fonder il y a plus de trois ans.

En cause, le « manifeste du Spiil pour un nouvel écosystème de la presse », publié en octobre 2012, qui proposait notamment « la suppression en trois ans des aides directes à la presse ». Un système dont bénéficie… Le Nouvel Observateur, actionnaire à 100% de Rue89.

Selon Rue89, cette décision, prise par Claude Perdriel, patron du Nouvel Observateur, l’a été « afin de mettre en cohérence la représentation des titres du groupe dans les organisations professionnelles ». Mais pour Daniel Schneidermann d’@rrêt sur images (l’un des membres fondateur du Spiil), ce choix « contraint et forcé » est le signe que « les (…) médias traditionnels lui rappellent aujourd’hui qu’au fond, dans l’âme d’un journal, l’actionnariat continue de compter au moins autant que le support ».

Et ce dernier de critiquer indirectement le modèle économique de Rue89, appuyé sur le Nouvel Obs : « plus de cinq ans après la création de nouveaux médias internet indépendants, il faut bien constater qu’un seul mode de financement garantit l’indépendance totale : l’achat ou l’abonnement par les internautes, lecteurs, spectateurs, et eux seuls, au détriment de tout financement publicitaire et de toute subvention directe – le vieux modèle Canard Enchaîné, en somme. »

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