François d’Orcival

François d'Orcival

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François d’Orcival,
à tous les carrefours de la droite

Le président du comité éditorial et membre du conseil de surveillance de Valeurs actuelles est un personnage clef de la presse française dite « de droite ». Après une jeunesse militante très active, il occupe une place de choix dans la société politico-médiatique.

Famille et formation

François d’Orcival, né Amaury de Chaunac-Lanzac, est né le 11 février 1942 à Aurignac, en Haute-Garonne, dans une famille aristocrate originaire du Périgord. Il est diplômé de la Sorbonne en Lettres et Histoire, diplômé du Centre de perfectionnement des Affaires et auditeur de l’Institut des Hautes études de défense nationale (IHEDN). Sa formation politique et journalistique se confond avec son parcours militant, puisqu’il s’est engagé avant même ses 18 ans dans le mouvement Jeune nation, débutant ainsi une longue période d’activisme qui durera jusqu’en 1968, date à laquelle il entre à Valeurs actuelles. Le magazine est alors dirigé par son fondateur, Raymond Bourgine, qui prend un fort ascendant sur François d’Orcival.

Parcours professionnel

À 24 ans, en 1966, François d’Orcival travaille quelque temps comme stagiaire à Spectacle du Monde et à Valeurs actuelles, puis au Nouveau Journal. En 1968, il est engagé à Valeurs actuelles par Raymond Bourgine, fondateur du magazine, qui le nomme rédacteur en chef en 1977. En parallèle, il participe à la création du Figaro magazine, avec Louis Pauwels, Patrice de Plunkett et Jean Ferré (qui fondera ensuite Radio Courtoisie), dans lequel il signe encore une chronique chaque semaine.

En 1984, il devient directeur de la rédaction de Valeurs actuelles puis, en 1990, à la mort de Raymond Bourgine, le remplace à la présidence du directoire du groupe Valmonde (Valeurs actuelles, Spectacle du Monde, auquel viendra s’ajouter Jours de chasse). Jusqu’en 2002, il dirige les rédactions de Valeurs actuelles et Spectacle du Monde, dont il préside encore aujourd’hui les conférences de rédaction.

Depuis 1998, il est président du SPPMO, le Syndicat Professionnel de la Presse Magazine et d’Opinion, dont la mission est de défendre la liberté de la presse, en s’assurant notamment que tous les titres sont traités de la même manière par la poste et les distributeurs de presse, et représentés auprès des instances publiques et organisations professionnelles. Le SPPMO regroupe 89 titres très variés, dont Le Nouvel Observateur, Le Canard enchaîné, Charlie Hebdo, Témoignage chrétien, L’Hebdo des socialistes, Actualité Juive Hebdo, Informations ouvrières, mais aussi des journaux spécialisés : finances, art de vivre, jeunesse, sports, etc.

De 2004 à 2006, il a également été à la tête de la FNFP, Fédération nationale de la presse française, une organisation patronale de presse, qui disparaît en 2009.

Il est membre du Comité d’Honneur de La Revue des Deux Mondes (fondée par Marc Ladreit de Lacharrière) avec Alexandre Adler, Alain Minc, Françoise Chandernagor ou encore Erik Israelewicz. Il participe chaque mois au fameux dîner du Cercle de la Revue des Deux Mondes, organisé autour d’un membre du gouvernement au George V-Four Seasons à Paris.

Chevalier de la Légion d’Honneur et de l’Ordre national du Mérite, il est élu en juin 2008 à l’Académie des sciences morales et politiques, au fauteuil d’Henri Amouroux. Cette entrée à l’Institut s’est faite grâce au parrainage et au soutien actif de l’historien Jean Tulard.

En 2007, François d’Orcival publie « Le Roman de l’Élysée », ce qui lui vaut de faire la présentation en vidéo du Palais de l’Élysée sur le site Internet de la présidence, pendant le mandat de Nicolas Sarkozy.

Parcours militant

Le jeune Amaury de Chaunac-Lanzac s’engage très tôt en politique, à la faveur des évènements de l’Algérie française, puisqu’avant même d’arriver à Paris il était responsable de la Fédération du Sud-Ouest du mouvement nationaliste Jeune Nation.

En 1960, il participe à la refondation du mouvement sous le titre de la FEN (Fédération des Etudiants Nationalistes). Il est un des rédacteurs du texte fondateur : « Le manifeste de la classe 60 », l’une des principales références de la pensée « nationaliste», inspirée par le texte de l’écrivain Robert Brasillach, Lettre à un soldat de la classe 60.

Le philosophe Alain de Benoist, qui le rencontre à ce moment-là, le décrit ainsi : « C’était un garçon sympathique, aux grandes qualités évidentes – qualités d’écriture et qualités de commandement –, et qui avait de surcroit déjà une expérience journalistique car il avait collaboré au mensuel C’est-à-dire, fondé en 1956 par Jean Ferré (…). Très formel, usant d’un langage très policé, dans un style assez “diplomate”, il était beaucoup moins bohème que moi. Nous avons mis des années avant de nous tutoyer ! Mais nous nous entendions à merveille, si bien que je suis rapidement devenu son adjoint. » (Mémoire vive, Éditions de Fallois, mai 2012)

François d’Orcival devient rédacteur en chef des Cahiers universitaires, revue officieuse de la FEN, qui avait pour but de lutter contre la « marxisation » de l’université. Il nomme Alain de Benoist secrétaire de rédaction.

La FEN, sous l’impulsion notamment de François d’Orcival, Dominique Venner et Alain de Benoist, se développe rapidement : une conférence fédérale des responsables est organisée deux fois par an, et des camps écoles ont lieu chaque été.

À l’époque de l’OAS, en 1962, François d’Orcival crée avec Alain de Benoist le journal France Informations. Suspecté d’activisme, il est enfermé à titre préventif pendant quelques mois au camp de Saint-Maurice-l’Ardoise.

Le 25 janvier 1964, c’est lui qui prononce l’exclusion de la FEN de plusieurs responsables de la section parisienne, dont Alain Madelin et Gérard Longuet ! « Ces éléments se sont déjà fait arrêter par des rondes de police à Paris, depuis leur exclusion, en train de se livrer à des actes de pur banditisme relevant du droit commun ». Ils auraient en fait tenté d’entrer en rébellion contre d’Orcival… C’est ainsi qu’ils fondèrent le mouvement Occident. Contrairement à ce qu’affirment souvent des journalistes mal informés, François d’Orcival n’a donc jamais été membre de ce mouvement.

Collaborations

François d’Orcival a signé plusieurs ouvrages avec Fabrice Laroche (Alain de Benoist), dont Le courage est leur patrie en 1965. Un texte qui peut se lire aujourd’hui encore « comme une défense et illustration des vertus du militant de base. C’est aussi un témoignage qui reste très utile pour connaître notre état d’esprit du moment », selon Alain de Benoist (dans Mémoire vive, Editions de Fallois, mai 2012). Mais aussi : Rhodésie, pays des lions fidèles (1966) et Histoire de la Gestapo, avec Jean Mabire et André Brissaud (1973), Les Marines à Khé Sanh (avec Jacques-François de Chaunac), Éditions du Rocher (1991) et Le Roman de l’Élysée, Éditions du Rocher (2007).

Même si les médias auxquels il collabore ne sont plus les mêmes, François d’Orcival est resté un journaliste prolifique. Il signe chaque semaine une chronique dans Le Figaro magazine, sur Canal Académie (le magazine des Académies sur internet), et rédige régulièrement articles et éditoriaux dans Valeurs actuelles. Il est souvent invité des plateaux de télévision et radio pour commenter l’actualité politique.

On peut l’écouter à la radio, le mercredi à 8h50 sur France Info, dans « Le duel des éditorialistes » ; et à la télévision le jeudi, sur LCI, à 10h10 puis 14h10 dans « Choisissez votre camp ».

Ce qu’il gagne

Il l’a fait

Le 24 avril 2007, entre les deux tours de l’élection présidentielle, c’est sous l’impulsion de François d’Orcival que Valeurs actuelles titre en une : « Pourquoi nous voterons Sarkozy » (au grand dam de certains journalistes de la rédaction).

A la veille du 6 mai 2012, François d’Orcival soutient toujours le candidat Sarkozy dans un éditorial engagé. En avril 2005, il signe un éditorial de Valeurs actuelles dans lequel il prend fait et cause pour la ratification du traité européen de Lisbonne.

Il l’a dit

Au sujet de ses premiers engagements politiques et de l’Algérie française : « Cela correspond à des convictions de jeunesse, au bouillonnement des 20 ans. Je n’ai pas à renier cette époque, et il n’y a rien qui soit indigne. En 1962, j’ai été interné dans un camp, car j’étais Algérie française. Nous étions antimarxistes, mais je n’ai pas fait partie d’Occident. Je n’ai jamais été un extrémiste…) Tout ce que je peux dire, c’est de Gaulle avait raison » Le Monde, 13 février 2005

Au sujet de sa passion pour le journalisme : « J’ai toujours voulu devenir journaliste et rédigeais mon premier article pour Tintin, en 1956… J’ai consacré tout mon temps à la presse ; la réussite est donc une question de travail, peut-être aussi de compétence. Une passion, pas une activité annexe. J’ai commencé par corriger les fautes d’orthographe. Après, c’est un choix personnel : si l’on a de l’ambition et si l’on accepte de prendre des responsabilités, alors on grimpe jusqu’en haut ; mais on peut aussi préférer toute sa vie l’étiquette de grand reporter. », entretien avec Etnoka.fr

Au sujet d’Hélie de Saint Marc : « Dans la cour des Invalides, le président de la République remet le grand cordon de la grand-croix de la Légion d’honneur à un soldat à béret vert courbé sous le poids des saisons. A travers Hélie de Saint Marc, ainsi décoré le 28 novembre par Nicolas Sarkozy, la République refermait les cicatrices laissées dans les armées par les tragédies de 1940, de l’Indochine et de l’Algérie. Elle leur rendait ce que le gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Dary, a appelé “l’étoile de l’honneur”. Et pas seulement un hommage. Elle élevait à la plus haute dignité de la Légion d’honneur un soldat de 89 ans qui incarna, entre sa vingtième et sa quarantième année, les moments les plus douloureux de notre histoire : la déportation, l’humiliation, la prison. » Le Figaro Magazine – 3 décembre 2011

« Il n’y a rien de plus contagieux que le découragement. Et ce n’est pas la révolution des mœurs que l’on nous prépare qui va créer la force morale nécessaire au retour de la confiance sans laquelle rien n’est possible. » Valeurs Actuelles – 13 septembre 2012

Sa nébuleuse

Ils ont dit

« Chapeauté par le propriétaire du magazine – le député UMP Olivier Dassault – le comité éditorial de Valeurs Actuelles est dirigé par l’académicien Amaury de Chaunac-Lanzac alias François d’Orcival. Ce journaliste régulièrement invité dans les talk-shows notamment sur I>télé, LCI et France 3, a la particularité d’avoir été un compagnon de route dans sa jeunesse, de diverses mouvances d’extrême droite ». (Oumma.com)

Crédit photo : Direct 8 (capture d’écran)

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