Ojim.fr
PUBLICATIONS
Yann Barthès, Dilcrah, Netflix, Frontex, Bellingcat... Découvrez les publications papier et numériques de l'Observatoire du journalisme.
→ En savoir plus
PUBLICATIONS
Yann Barthès, Dilcrah, Netflix, Frontex, Bellingcat... Découvrez les publications papier et numériques de l'Observatoire du journalisme.
→ En savoir plus
Un journaliste pris en flagrant délit… de clownerie

L’article que vous allez lire est gratuit. Mais il a un coût. Un article revient à 50 €, un portrait à 100 €, un dossier à 400 €. Notre indépendance repose sur vos dons. Après déduction fiscale un don de 100 € revient à 34 €. Merci de votre soutien, sans lui nous disparaîtrions.

5 novembre 2014

Temps de lecture : 2 minutes
Accueil | Veille médias | Un journaliste pris en flagrant délit… de clownerie

Un journaliste pris en flagrant délit… de clownerie

Temps de lecture : 2 minutes

Une clownerie de plus pour le monde journalistique. Mais cette fois, c’est une vraie !

Comme l’a révélé le pro­cureur de la République de Douai, dans le Nord, un jour­nal­iste tra­vail­lant pour une société de pro­duc­tion a incité des mineurs à se déguis­er en clown et à effray­er les pas­sants pour les besoins d’un reportage.

« J’ai con­vo­qué dans mon bureau le jour­nal­iste, le rédac­teur en chef et le patron de la boîte de pro­duc­tion pour un rap­pel à la loi, car c’est inad­mis­si­ble », a déclaré le pro­cureur Éric Vail­lant, jeu­di 30 octobre.

La veille, à 19h, la police munic­i­pale avait inter­pel­lé deux jeunes âgés de 16 ans, déguisés en clown, qui « s’amusaient » à effray­er les pas­sants. Ils étaient suiv­is par un jour­nal­iste, caméra au poing. Inter­rogés par les policiers, les deux mineurs ont alors expliqué qu’ils avaient été « recrutés » via Twit­ter par le jour­nal­iste qui souhaitait illus­tr­er le phénomène des clowns agres­sifs, qui se répand partout en France. Celui-ci avait même apporté les masques de clowns, a indiqué le procureur.

Le jour­nal­iste tra­vail­lait pour la boîte de pro­duc­tion Keep in News qui four­nis­sait le mag­a­zine « 66 min­utes » de M6. Dans un com­mu­niqué, la chaîne privée s’est « désol­i­darisée » de la société de pro­duc­tion et a dénon­cé le non-respect du « code de déon­tolo­gie de la pro­fes­sion ». M6 a pré­cisé qu’elle « n’ac­quer­ra ni ne dif­fusera » ce sujet.

Le pro­cureur a indiqué que les mineurs n’ont pas été payés par le jour­nal­iste, qui s’est con­tenté de leur offrir un verre dans un bar.

Crédit pho­to : goza­lewis via Flickr (cc)