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RSF pratique la censure en Suisse… et s’en félicite

7 décembre 2017

Temps de lecture : 2 minutes
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RSF pratique la censure en Suisse… et s’en félicite

Le Club Suisse de la Presse (CSP) fondé en 1997 par le journaliste Guy Mettan réunit plus de 600 journalistes et a accueilli en vingt ans de nombreuses personnalités aux profils éclectiques de Fidel Castro à Henry Kissinger ou de Bernard Kouchner à José Bové. Le CSP a voulu organiser une conférence sur les liens entre les « Casques blancs » syriens et les mouvances djihadistes, un sujet peu traité par les médias officiels. On aurait pu croire que la branche locale de Reporters Sans Frontières allait encourager une telle initiative allant dans le sens de l’investigation. Que nenni ! RSF a demandé l’annulation de l’événement. Nos lecteurs trouveront ci-dessous l’analyse de notre confrère suisse L’Antipresse.

SUISSE | Interdiction d’enquêter sur les Casques blancs !

On croy­ait que Reporters sans fron­tières était une organ­i­sa­tion défen­dant la lib­erté de la presse. Or voici qu’elle s’attribue la mis­sion diamé­trale­ment opposée : faire taire des jour­nal­istes. Le Club suisse de la presse, dirigé par Guy Met­tan, ayant annon­cé une con­férence sur un sujet sen­si­ble — les liens entre les « Casques blancs » syriens et les mou­ve­ments dji­hadistes — la fil­iale suisse de RSF a « som­mé » son con­frère d’annuler l’événement.

Guy Met­tan a main­tenu sa con­férence mal­gré un procès en sor­cel­lerie unique en son genre. Occupés à dénon­cer l’hérésie du CSP, les médias ont sub­sti­tué la polémique à l’information et en ont oublié… d’informer leur pub­lic du con­tenu de l’événement !

Il y avait pour­tant une cinquan­taine de per­son­nes dans la salle, même des reporters du Temps et de la TdG, par­mi de nom­breux autres jour­nal­istes. Les appels au boy­cott n’ayant pas fonc­tion­né, on a enclenché la post­com­bus­tion. C’est le Temps qui a don­né le la. Les procé­dures pénales en sor­cel­lerie ont leur jar­gon : inter­venants con­tro­ver­sés, mil­i­tants pro-Pou­tine, officines, etc. La réal­ité de cette con­férence, puisque nous y étions, c’est que les jour­nal­istes invités ont présen­té des faits doc­u­men­tés (films, témoignages, rap­ports, organ­i­grammes, let­tres, doc­u­ments judi­ci­aires, exper­tis­es indépen­dantes, etc.) Faits four­nis, c’est à pré­cis­er, non par des «officines» de pro­pa­gande, mais le plus sou­vent par les Casques blancs eux-mêmes.

Face aux faits incon­testa­bles col­lec­tés notam­ment par Vanes­sa Bee­ley, ceux qui con­tin­u­ent encore de voir dans les Casques blancs de purs bénév­oles de la pro­tec­tion civile sont soit stu­pides, soit d’une totale mau­vaise foi. Sans compter les com­mis­saires du peu­ple qui s’arrogent le droit de dénon­cer le délit de lib­erté jour­nal­is­tique d’enquêter, d’analyser et de débat­tre de faits de guerre hybride, dès lors que ceux qui mènent une telle guerre hybride sont occi­den­taux.

Ce que nous enseigne cette affaire, c’est que la pro­pa­gande de guerre occi­den­tale, qui fait par­tie inté­grante, notam­ment, de la doc­trine mil­i­taire de l’OTAN, dis­pose dans les médias suiss­es — privés ou de ser­vice pub­lic — d’un ser­vice après vente insti­tu­tion­nel. Il suf­fit pour s’en assur­er de com­par­er la vidéo de la con­férence avec les comptes ren­dus parus dans la presse écrite ou sur la radio nationale.

Voir la vidéo sur le site du CSP : pressclub.ch

Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo Club suisse de la presse via YouTube. DR

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