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Pourquoi Libé fait encore sa révolution
Publié le 

30 mai 2015

Temps de lecture : 2 minutes
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Pourquoi Libé fait encore sa révolution

La nouvelle formule “révolutionnaire” de Libération qui sortira le 1er juin est le signe le plus marquant du renouveau au sein du quotidien de gauche. Allégé de 80 salariés, Libération espère cette fois définitivement sortir de l’impasse.

Tout chang­era à Libéra­tion d’i­ci quelques jours, sauf la ligne édi­to­ri­ale. Après les “erre­ments” libéraux de la fin des années 2000, le jour­nal con­fortera son ancrage à gauche au sein du nou­v­el écrin. Les deux graphistes espag­nols Yor­go Tloupas et Javier Errea (à croire qu’au­cun Français n’en est capa­ble !) ont tout changé : logo, maque­tte, chemin de fer. La nou­velle for­mule pro­posera des arti­cles longs ou des brèves. Plus ques­tion de faire les choses à moitié sur le sup­port papi­er qui laisse les papiers chauds de taille moyenne au web. Libéra­tion sera désor­mais découpé en huit grandes séquences : Une, événe­ment, édi­to, expres­so, dou­bles, idées, cul­ture, por­trait. La révo­lu­tion du jour­nal papi­er est étroite­ment artic­ulée avec le site Liberation.fr, lui aus­si rénové de fond en comble. D’i­ci 2016, il vise à la fois sept mil­lions de vis­i­teurs uniques et 15 000 abon­nés pure web, soit une aug­men­ta­tion respec­tive de 100 et 50%. Les change­ments se traduisent aus­si par une réor­gan­i­sa­tion rad­i­cale. Les quelque 300 jour­nal­istes tra­vailleront à l’avenir en « web first », avant tout pour le numérique.

En baisse de près de 8% en 2014 (DTP OJD : 96 117 exem­plaires), Libéra­tion veut coûte que coûte redonner en pre­mier lieu un coup de fou­et à sa dif­fu­sion qui chute depuis dix ans. La per­spec­tive des ren­dez-vous poli­tiques de 2017 rend, à rai­son, le jour­nal opti­miste. Allégé de 80 salariés fin 2014 (sur 300), Libéra­tion doit en principe égale­ment résoudre son équa­tion finan­cière et être à l’équili­bre fin 2015. Le titre, cor­naqué par les équipes de Patrick Drahi et du mil­lion­naire Bruno Ledoux, a enfin des action­naires présents et act­ifs. Ce n’é­tait pas le cas avec Édouard de Roth­schild qui ne l’a pas redressé et a per­du plusieurs dizaines de mil­lions d’eu­ros dans l’af­faire.

Reste l’épine pub­lic­i­taire (-8% en 2014). Là aus­si, le change­ment d’ère sem­ble man­i­feste. Au sec­ond semes­tre la régie du quo­ti­di­en, Libéra­tion médias, devrait inté­gr­er Altice médias, le groupe que Drahi est en train de con­stituer avec L’Ex­press. Une machine de guerre pub­lic­i­taire en per­spec­tive.

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