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Rachid M’Barki

La minorité visible

Rachid M’Barki, né en février 1969 à Toulouse, d’origine maghrébine, est un journaliste français de télévision. Il travaille sur la chaîne d’information en continu BFMTV depuis 2005 et présente les journaux de 21h à 22h ainsi que le « journal de la nuit ».

Rachid M’Barki est mar­ié à Marie-Anne Soubré, avo­cate de pro­fes­sion et chroniqueuse dans l’émission de radio « Les Grandes Gueules » sur RMCMarie-Anne Soubré est bien con­nue pour ses pro­pos rad­i­caux con­cer­nant le Front Nation­al, du type : « Je ne met­trai pas les pieds dans les mairies qui sont dirigées par le Front Nation­al (…) Je ne vois pas pourquoi j’irais dépenser mon argent dans des villes où des gens votent majori­taire­ment pour le Front Nation­al. (… ) Toute la journée le FN prône le repli sur soi, l’anti-multiculturalisme ». Dans cette même émis­sion, l’avocate n’hésite pas non plus à dire : « Je préfère qu’on arrête un type (ivre) qui soit un dan­ger pub­lic, qui risque de tuer une femme, des enfants ou de se tuer lui-même, plutôt que d’aller empêch­er les mecs d’aller brûler les voitures ».

Formation

Rachid M’Barki a fait des études de droit ; son cur­sus sco­laire et ses diplômes restent assez flous, ce dernier ne s’exprimant que très peu en dehors du jour­nal. Pour autant il a déclaré ne jamais avoir « envis­agé de faire une car­rière juridique ».

Parcours professionnel

Rachid M’Barki fait ses débuts en tant que jour­nal­iste à Radio France Toulouse. Une sta­tion de radio sur laque­lle il appren­dra le méti­er « sur le tas ».

1997–2000

Il entre à la télévi­sion sur la chaine Euronews (une chaîne de télévi­sion pan-européenne inter­na­tionale d’information en con­tinu).

2000

Rachid M’Barki sera ensuite présent sur la chaine Bloomberg TV (une chaîne économique et finan­cière française).

2005

Rachid M’Barki par­ticipe au tout début de la chaine d’information en con­tinu BFMTV.

2006–2007

Il présente les jour­naux sur BFMTV toutes les demi-heures durant les horaires d’antennes de Ruth Elkrief (18h-20h). Par la suite, il présente les jour­naux de l’antenne de Flo­rence Duprat (21h-minu­it). La même année, il quitte l’antenne pour réin­té­gr­er le ser­vice reportage pour les infor­ma­tions générales.

2008

Rachid M’Barki présente du ven­dre­di au dimanche le « 19h week-end » (19h-20h) et du « QG de l’info » (21h-22h), en par­al­lèle il coanime avec Stéphanie de Muru « BFM Non-Stop » deux jours par semaine (15h-18h), tout en restant au ser­vice reportage de la chaine. Avec Diane Gouf­frant il fini­ra par présen­ter « BFM Non-Stop » le same­di (19h-20h) ain­si que « week-end 360 » le same­di et le dimanche (21h-minu­it).

2010

Diane Gouf­frant rejoignant le ser­vice reportage, c’est avec Céline Couratin que Rachid M’Barki présente « Non-stop » et « week-end 360 ».

2011

Rachid M’Barki rejoint Stéphanie de Muru pour présen­ter le « Non-Stop » de 10h à 12h, ain­si que « Midi ». Il présente égale­ment les flashs dans « BFM Sto­ry ».

2012

La chaine d’information en con­tinu ne ces­sant d’évoluer, en sep­tem­bre 2012 Rachid M’Barki retourne présen­ter le jour­nal durant l’avant-soirée de Ruth Elkrief.

Cette même année, il cou­vre sur place à Toulouse l’assaut de la police con­tre le ter­ror­iste Mohammed Mer­ah ; par erreur il annonce en direct à BFMTV l’arrestation de celui-ci par la police. Une fausse infor­ma­tion qui sera reprise par de nom­breux médias. Rachid M’Barki per­siste et annonce une sec­onde fois l’arrestation du tueur : « les infor­ma­tions que j’ai sont très suc­cinctes, tout est ter­miné apparem­ment ». Quelques instants plus tard, il sera rem­placé à l’antenne par une autre jour­nal­iste Cécile Olivi­er pour cou­vrir le direct. Celle-ci déclar­era : « Moi, ici, je n’avais jamais eu cette infor­ma­tion (…) il y a eu peut-être avec une autre source une con­fu­sion sur une autre affaire ». Les mes­sages sur les réseaux soci­aux se met­tent à pleu­voir pour se moquer ou dénon­cer l’erreur du jour­nal­iste dis­paru des écrans de télévi­sion.

Une erreur qui aurait pu coûter à la chaine d’information une mise en demeure par le CSA, pour « man­que­ments à l’exigence d’honnêteté et de rigueur dans la présen­ta­tion et le traite­ment de l’information », con­state Ozap.com.

En févri­er, Rachid M’Barki est cité dans le jour­nal Le cour­ri­er de l’Atlas – L’actualité du Maghreb en Europe, comme l’un des quinze jour­nal­istes d’origine maghrébine se dis­tin­guant dans l’audio-visuel.

2014

Rachid M’Barki se voit attribuer la présen­ta­tion des jour­naux de 21h à 22h ain­si que le « jour­nal de la nuit » à la place de Mar­gaux de Frou­ville, tou­jours sur BFMTV.

Ce qu’il gagne

En 2012 Télé-Loisirs révèle les salaires de cer­tains jour­nal­istes. Le jour­nal avance que les présen­ta­teurs offi­ciant sur les chaines d’informations comme BFMTV gag­n­eraient env­i­ron 4 500 euros net, ce salaire n’étant qu’une moyenne pou­vant vari­er en fonc­tion des présen­ta­teurs.

Collaborations

2009

Le ven­dre­di 11 décem­bre, Rachid M’Barki prend part aux Uni­ver­sités Pop­u­laires du mou­ve­ment fémin­iste français « Ni Putes Ni Soumis­es » se déroulant à Sci­ences-Po Paris. Il inter­vient alors en tant que mod­éra­teur d’un débat inti­t­ulé « s’opposer à la burqa, un com­bat uni­versel pour le droit des femmes ».

2013

Rencontre interculturelle et intercultuelle à Garges-lès-Gonesse

Ren­con­tre inter­cul­turelle et inter­cultuelle à Garges-lès-Gonesse

Rachid M’Barki par­ticipe avec de nom­breuses autres per­son­nal­ités (Magloire, Pas­cal Elbé, Yoni Saa­da) à une ren­con­tre inter­cul­turelle et inter­cultuelle à Garges-lès-Gonesse (Val d’Oise). Une man­i­fes­ta­tion ayant pour thème ‘’la Paix’’ et qui rassem­ble selon la mairie « près de 70 eth­nies dif­férentes. On veut mon­tr­er qu’au-delà de nos dif­férences, on sait vivre ensem­ble ». Durant cette journée Rachid M’Barki ani­mera une con­férence sur le thème du vivre ensem­ble. Une journée notam­ment soutenue par la Ligue Inter­na­tionale Con­tre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA).

Cette même année il inter­vient aux « Assis­es élec­tric­ité et habi­tat » inti­t­ulées « Engage­ment pour un habi­tat sûr, adap­té à cha­cun, économe et respectueux de l’environnement. Citoyens, pou­voirs publics, pro­fes­sion­nels : Et pour vous, le con­fort c’est quoi ? » à Paris. Une journée placée sous « le haut patron­age de Mon­sieur François Hol­lande, Prési­dent de la République » ou l’on pour­ra notam­ment retrou­ver par­mi les inter­venants : Cécile Duflot (Min­istre de l’Égalité des ter­ri­toires et du Loge­ment), Michèle Delau­nay (Min­istre déléguée aux Per­son­nes âgées et de l’Autonomie), Daniel Gold­berg (Député du Par­ti Social­iste), Audrey Linken­held (Député du Par­ti Social­iste), Jean-Louis Dumont (Député du Par­ti Social­iste), Michel Frechet (Prési­dent de la Con­fédéra­tion Générale du Loge­ment), Chan­tal Jouan­no (Séna­trice UDI), François-Michel Lam­bert ( Député Europe Ecolo­gie Les Verts).

Rachid M’Barki est mem­bre cette année du jury du Think Thank « Éti­enne Mar­cel », une asso­ci­a­tion ayant « pour objec­tif de pro­mou­voir l’entrepreneuriat respon­s­able dans les TPE, PME et PMI », présidée par Bernard Cohen-Hadad, fon­da­teur et gérant de BCH Assur­ances. Dans ce rassem­ble­ment on peut notam­ment retrou­ver : Chris­t­ian Pier­ret (ancien Min­istre de l’Industrie et Maire de Saint-Dié-des-Vos­ges, mem­bre du Par­ti Social­iste), Chris­t­ian Noy­er (Gou­verneur de la Banque de France). Le prix est remis lors d’une céré­monie au Sénat.

2014

« Mettez du rouge », une « opération » visant à « s’engager contre les violences faites aux femmes »...

« Met­tez du rouge », une « opéra­tion » visant à « s’engager con­tre les vio­lences faites aux femmes »…

À l’ occa­sion de la journée de la femme, Rachid M’Barki par­ticipe à l’opération « met­tez du rouge ». Il se fait pho­togra­phi­er la bouche pein­turluré de rouge à lèvre. Une « opéra­tion » visant à « s’engager con­tre les vio­lences faites aux femmes » ( ?) à laque­lle il avait déjà par­ticipé l’année précé­dente.

Il a dit

« J’ai vécu l’élection de Barak Oba­ma avec beau­coup d’émotion, comme énor­mé­ment de per­son­nes. Les améri­cains ont fait un pas immense et don­né une leçon au reste du monde… », Rachid M’Barki dans une inter­view pour le site Telesphere.fr, 2008.

« Mon dernier coup de cœur est allé vers Barak Oba­ma, pas très éton­nant », Rachid M’Barki dans une inter­view pour le site Telesphere.fr, 2008.

« J’ai fait des études de droit mais je n’ai jamais envis­agé de faire une car­rière juridique. Devenir jour­nal­iste était un rêve d’enfant et lorsqu’il a fal­lu choisir, je me suis dit “pourquoi pas”… c’est dans la pra­tique qu’est née la pas­sion », Rachid M’Barki dans une inter­view pour le site Telesphere.fr, 2008.

« Un rab­bin, un imam et un prêtre qui se retrou­vent pour par­ler de la paix, c’est une belle image, souligne Rachid M’Barki, ani­ma­teur du débat-con­férence sur le thème du vivre ensem­ble. Cette journée, c’est un moyen pour mon­tr­er les choses pos­i­tives qui se passent en ban­lieue » Rachid M’Barki lors dune ren­con­tre inter­cul­turelle et inter­cultuelle, Le Parisien, 2013.

« C’est peut-être une goutte d’eau. Mais cass­er les clichés, appren­dre à mieux se con­naître, c’est tou­jours bon à pren­dre. On se com­prend tou­jours mieux quand on se par­le », Rachid M’Barki lors d’une ren­con­tre inter­cul­turelle et inter­cultuelle, Le Parisien, 2013.

Ils ont dit

C’est un pro­fes­sion­nel qui s’occupe de la police depuis très longtemps, il donne très sou­vent des infor­ma­tions exclu­sives en pre­mier, et je vous le répète cette nuit, il nous a aver­ti dès 2h du matin de ce qui se pas­sait à Toulouse ce qui nous a per­mis de pren­dre de l’avance (…) J’ai eu une dis­cus­sion avec lui, qui reste entre nous, mais il n’y a pas de con­séquence, tout le monde peut faire des erreurs”, Hervé Béroud, directeur de la rédac­tion de BFMTV, à pro­pos de la fausse annonce de l’arrestation de Mohammed Mer­ah faite par Rachid M’Barki.

Sa nébuleuse

Ruth Elkrief, Hervé Béroud, Christophe Hon­de­lat­te, Isabelle Delaude (anci­enne rédac­trice en chef de Radio France Toulouse), Thomas Mis­rachi (jour­nal­iste BFMTV), Flo­rence Duprat, Jean-Jacques Bour­din, Stéphanie de Muru (jour­nal­iste BFMTV), Marie-Anne Soubré (sa femme, chroniqueuse dans les Grandes Gueules), Diane Gouf­frant (jour­nal­iste BFMTV), le mou­ve­ment fémin­iste « Ni Putes Ni Soumis­es », pour lequel Rachid M’Barki est déjà inter­venu. La LICRA, Rachid M’Barki étant déjà allé à des évène­ments soutenus ou organ­isés par la Ligue Inter­na­tionale Con­tre le Racisme et l’Antisémitisme.

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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