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F. Lhomme et G. Davet

L’investigation sauce PS

« On forme un cou­ple com­plète­ment obses­sion­nel, tou­jours proche de l’overdose de stress. On en est devenus malades tous les deux. » (Fab­rice Lhomme, Libéra­tion, 19 novem­bre 2014)

On les surnomme les Dupond et Dupont de l’investigation. Fabrice Lhomme et Gérard Davet, chargés des enquêtes au journal Le Monde, méritaient bien un portrait commun tant ils sont inséparables.

Fils spir­ituels d’Edwy Plenel, ils sont à l’origine de nom­breuses affaires visant qua­si-exclu­sive­ment la droite et l’UMP. À voir le peu de diver­sité de leurs enquêtes, on peut se deman­der si les deux hommes ne mènent pas plus un com­bat poli­tique plus qu’une mis­sion jour­nal­is­tique d’intérêt général… Karachi, Bet­ten­court, Clearstream… tant de bûch­es glis­sées avec fra­cas dans les roues du car­rosse de la droite.

Auteurs de quelques ouvrages en com­mun, dont deux sur Nico­las Sarkozy, les deux hommes pré­par­ent pour 2017 une his­toire du quin­quen­nat de François Hol­lande, rai­son pour laque­lle ils ont leurs petites entrées à l’Élysée tous les mois. Un ren­dez-vous men­su­el avec le prési­dent qui n’arrange évidem­ment pas les soupçons d’allégeance au pou­voir social­iste.

Formation

Fab­rice Lhomme n’est pas un élève studieux. Après son bac, il tente sa chance dans deux écoles de jour­nal­isme que sont l’IUT de Tours puis ESJ-Paris, sans suc­cès. Qu’à cela ne tienne, il se lance directe­ment dans le méti­er avec, entre 1987 et 1989, des expéri­ences à la radio (Radio Caraïbes Inter­na­tion­al en Mar­tinique, Radio France Belfort) et à la télévi­sion (RFO-Paris).

Gérard Dav­et, lui, est issu d’un cur­sus plus con­ven­tion­nel : con­traire­ment à son acolyte, il sort diplôme de l’Institut pra­tique de jour­nal­isme (IPJ).

Le parcours de Fabrice Lhomme

Ex-punk et ex-junkie né en 1965, Fab­rice Lhomme a eu une jeunesse tour­men­tée entre une sco­lar­ité chao­tique, durant laque­lle il con­fie s’être « égaré vers l’extrême-droite », et un mode de vie punk insta­ble. Aujourd’hui mar­ié à une den­tiste améri­caine, il se dit « plutôt à gauche ».

Suite à ses échecs dans les écoles de jour­nal­isme et à ses petites expéri­ences radio­phoniques et télévi­suelles, il est engagé au Parisien en 1989. C’est là qu’il ren­con­tre Gérard Dav­et, un con­frère qu’il retrou­vera bien plus tard. Au Parisien, il tra­vaille dans dif­férentes édi­tions régionales jusqu’en 1996, date à laque­lle il intè­gre l’édition nationale dans le ser­vice Infor­ma­tions générales à la rubrique Police. L’année suiv­ante, il devient mem­bre de la cel­lule d’investigation du quo­ti­di­en.

En 1999, il rejoint L’Express après un bref pas­sage à France-Soir en 1998 (où il a divul­gué plusieurs scoops sur le dopage). En 2000, il devient reporter au Monde en charge des affaires politi­co-finan­cières. Il révèle alors l’affaire de la cas­sette Méry, cette con­fes­sion posthume de l’ancien financier du RPR.

En 2006, il quitte le quo­ti­di­en du soir, regret­tant qu’avec le départ d’Edwy Plenel, Le Monde ait mis un « coup de frein sur l’investigation ». Il est alors nom­mé rédac­teur en chef adjoint à L’Équipe Mag­a­zine en charge de l’investigation. Il y enquête sur les trans­ferts dou­teux du PSG ain­si que sur l’influence de la mafia sur l’OM.

En jan­vi­er 2008, il par­ticipe, aux côtés d’Edwy Plenel, au lance­ment de Médi­a­part où il est chargé de dévelop­per le pôle Enquête. Il y restera trois années durant lesquelles il révélera les affaires Karachi et Bet­ten­court, en com­pag­nie de Fab­rice Arfi.

En mars 2011, suite à un désac­cord avec la direc­tion de Médi­a­part, il retourne au Monde et y retrou­ve son vieux com­père, Gérard Dav­et. Les deux hommes, chargés du secteur de l’investigation, ne se quit­teront plus.

Le parcours de Gérard Davet

Gérard Dav­et, né en 1966, débute son par­cours par des piges au Parisien entre 1987 et 1989, date à laque­lle il est embauché, la même année que Fab­rice Lhomme. Il est alors chargé de l’édition Val-de-Marne, rubrique faits-divers. En 1993, il est reporter au ser­vice des infor­ma­tions générales et rem­porte le prix spé­cial de la fon­da­tion Varenne, pour un reportage à la mai­son d’arrêt de Fresnes. En 1999, il rejoint le ser­vice poli­tique, où il suit la gauche, les éco­los, et cou­vre deux con­flits inter­na­tionaux : les guer­res d’Afghanistan et du Koso­vo.

En jan­vi­er 2002, il quitte Le Parisien pour le ser­vice sport du Monde, chargé des inves­ti­ga­tions. Il est affec­té au ser­vice Société en juil­let 2003, où il cou­vre l’affaire Allè­gre à Toulouse. C’est à cette époque qu’il met au jour les affaires Pieri et Ambiel.

En 2005, il rejoint le ser­vice poli­tique chargé de Matignon, avant d’être pro­mu en 2006 chef des infor­ma­tions générales. Cette année-là, il révèle l’affaire Clearstream, qui fera grand bruit. Il devient ensuite grand reporter, puis chef adjoint du ser­vice des enquêtes.

En 2010, il est chargé du suivi de l’affaire Bet­ten­court, révélée par son ami Lhomme, alors chez Medi­a­part. Suite à de nom­breuses révéla­tions gênantes, il se retrou­ve alors sur­veil­lé par le con­tre-espi­onnage et l’inspection générale des ser­vices : c’est l’affaire des « fadettes du Monde », qui entraîn­era la mise en exa­m­en de Bernard Squarci­ni, ex-patron de la DCRI, et de Philippe Cour­roye, ancien pro­cureur de Nan­terre.

En mars 2011, son con­frère Fab­rice Lhomme le rejoint après son départ de Médi­a­part. Avec lui, il est chargé du secteur de l’investigation au quo­ti­di­en du soir.

Le duo

Tous deux pro­fesseurs asso­ciés de jour­nal­isme d’enquête au Cen­tre de for­ma­tion des jour­nal­istes (CFJ) et à l’Institut pra­tique de jour­nal­isme (IPJ) — Paris Dauphine, Fab­rice Lhomme et Gérard Dav­et for­ment un tan­dem red­outable qui sert bien sou­vent d’arme médi­a­tique à l’attention des hommes poli­tiques. Qu’il s’agisse d’évincer un enne­mi ou d’affaiblir l’UMP, rien ne vaut une bonne con­fi­dence ou un ren­seigne­ment malen­con­treuse­ment tombé d’un dossier des ser­vices secrets ou de la robe d’un juge.

Cha­cun de leur côté ou en duo, ils affichent à leur tableau de chas­se un nom­bre impres­sion­nant de révéla­tions qui ont fait la une de l’actualité et ont large­ment influé sur la vie poli­tique : les affaires Bet­ten­court, Karachi, Clearstream, Charles Pieri, Dominique Ambiel, Bernard Tapie, ou encore le Kaza­khgate, les list­ings HSBC et les écoutes Sarkozy.

La plu­part du temps, voire qua­si-exclu­sive­ment, les cibles de leurs enquêtes (qu’elles soient des­tinées à la presse écrite où pub­liées dans l’un de leurs livres com­muns) appar­ti­en­nent à la droite, et plus pré­cisé­ment à l’UMP. Rien d’étonnant lorsqu’on sait que ces derniers con­sid­èrent Edwy Plenel comme un « père spir­ituel », « le rédac­teur en chef mythique, qui te rudoie, te sou­tient, te fait pro­gress­er ». Autant dire qu’ils ont été à bonne école.

Depuis sep­tem­bre 2014, les deux hommes et leur famille, qui reçoivent des men­aces régulières, ont été placés sous pro­tec­tion poli­cière. Qua­tre policiers et une voiture cha­cun leur sont affec­tés, soit un coût de près de 400 000 euros par an pour l’État.

En octo­bre 2014, Valeurs Actuelles révèle les ren­dez-vous pro­fes­sion­nels secrets des deux jour­nal­istes à l’Élysée et les accuse de par­ticiper à un « cab­i­net noir » con­tre Nico­las Sarkozy, à la sol­de du pou­voir social­iste. Le Monde annon­cera alors son inten­tion de deman­der l’ouverture « d’une enquête pour espi­onnage et dépos­er une plainte pour “diffama­tion et injure” con­tre l’hebdomadaire ».

En novem­bre 2014, les deux hommes ont été à l’origine de l’affaire Fillon/Jouyet en révélant, dans leur livre « Sarko s’est tuer » (Stock, 2014), que l’ancien Pre­mier min­istre aurait demandé à l’actuel secré­taire général de l’Élysée d’accélérer les procé­dures judi­ci­aires à l’encontre de Nico­las Sarkozy. Suite à cette affaire, qui a une nou­velle fois fait grand bruit, François Fil­lon a fait part de son inten­tion de porter plainte con­tre les deux jour­nal­istes et con­tre Jean-Pierre Jouyet, à l’origine des fuites.

Pré­parant un livre sur le quin­quen­nat de François Hol­lande, à paraître en 2017, Fab­rice Lhomme et Gérard Dav­et ont leurs entrées au palais de l’Élysée une fois par mois. Un ren­dez-vous men­su­el, au cours duquel ils s’entretiennent avec le prési­dent, ce qui laisse plan­er de forts soupçons quant à leur allégeance à un pou­voir social­iste qui les mis­sion­nerait en leur four­nissant des infor­ma­tions sur des per­son­nal­ités de droite, en par­ti­c­uli­er Nico­las Sarkozy.

Publications

  • Le Procès du Tour, Fab­rice Lhomme, Denoël, coll. « Impacts », 2000, 316 p.
  • Renaud Van Ruym­beke, le juge, Fab­rice Lhomme, Privé,? 2006
  • Le Con­trat. Karachi, l’affaire que Sarkozy voudrait oubli­er, Fab­rice Lhomme en col­lab­o­ra­tion avec Fab­rice Arfi, Stock, 2010
  • Sarko m’a tuer, Fab­rice Lhomme et Gérard Dav­et, Stock
  • L’homme qui voulut être roi, Fab­rice Lhomme et Gérard Dav­et, Stock, 3 avril 2013
  • French Cor­rup­tion, Fab­rice Lhomme et Gérard Dav­et (témoignage de Didi­er Schuller), Stock, 9 octo­bre 2013
  • Sarko s’est tuer, Fab­rice Lhomme et Gérard Dav­et, Stock, 2014

Ils ont dit

« Quand Médi­a­part sort une affaire, ça me fait mal », Gérard Dav­et, Libéra­tion, 19 novem­bre 2014.

« Edwy Plenel est le rédac­teur en chef mythique, qui te rudoie, te sou­tient, te fait pro­gress­er », Gérard Dav­et et Fab­rice Lhomme, Libéra­tion, 19 novem­bre 2014.

« Je suis prêt à aller en prison pour une bonne info », Gérard Dav­et, Libéra­tion, 19 novem­bre 2014.

« On est aso­ci­aux, inca­pables de tenir tout un dîn­er, ou même un pot de ser­vice », Gérard Dav­et, Libéra­tion, 19 novem­bre 2014.

« On forme un cou­ple com­plète­ment obses­sion­nel, tou­jours proche de l’overdose de stress. On en est devenus malades tous les deux », Fab­rice Lhomme, Libéra­tion, 19 novem­bre 2014.

« J’ai tou­jours eu un prob­lème avec l’autorité. Petit, ma mère me prom­e­nait en laisse », Fab­rice Lhomme, Libéra­tion, 19 novem­bre 2014.

« Je ne com­pre­nais rien, ça m’amusait de faire le facho dans les quartiers com­mu­nistes d’Évreux », Fab­rice Lhomme, Libéra­tion, 19 novem­bre 2014.

« On dure parce qu’on a faim. Il le faut pour aller arracher l’info », Gérard Dav­et, Libéra­tion, 19 novem­bre 2014.

(Sur le ton de la plaisan­terie) « Je ne retourn­erais au Monde que s’il décide d’adopter enfin un point de vue édi­to­r­i­al qui soit trot­sko-fas­ciste, pour être en cohérence avec ce qui m’est reproché », Fab­rice Lhomme, @rrêt sur images, 9 juil­let 2010.

« Ceux qui voient chez nous une moti­va­tion poli­tique font fausse route. Nous avons ce point com­mun d’être obsédés par l’info. C’est notre seul par­ti », Fab­rice Lhomme, 10 novem­bre 2014, AFP.

(à pro­pos de Jean-Pierre Jouyet) « Il n’est pas un poli­tique comme les autres. C’est un haut fonc­tion­naire, c’est quelqu’un qui a gaffé toute sa vie dès qu’il a pris la parole publique­ment. Il dit des choses qu’il ne devrait pas dire. Il est très mal à l’aise avec l’univers médi­a­tique. Quand vous avez accès à lui en tant que jour­nal­iste, c’est en général bin­go à chaque fois ! », Fab­rice Lhomme et Gérard Dav­et, 10 novem­bre 2014, AFP.

« Si on fait sauter le secré­taire général de l’Élysée, on le fait sauter. Si François Hol­lande, par nos révéla­tions demain, doit démis­sion­ner, il démis­sion­nera. Et si, grâce à notre livre — c’est un vrai para­doxe, car il s’appelle Sarko s’est tuer -, on fait élire Nico­las Sarkozy, c’est tant mieux pour lui ! », Fab­rice Lhomme et Gérard Dav­et, 10 novem­bre 2014, AFP.

« C’est le gage de notre survie pro­fes­sion­nelle : ne pas chercher la recon­nais­sance sous des mau­vais­es lanternes », Gérard Dav­et, 26 octo­bre 2014, Caphar­naüm Tremens

« Sou­vent les jour­nal­istes préfèrent une infor­ma­tion déjà traitée, et relater l’information qui leur vient ; mais peu vont chercher l’information à la source – or c’est la seule qui vaille », Gérard Dav­et, 26 octo­bre 2014, Caphar­naüm Tremens

« Moi j’ai per­du une dizaine de sources depuis ce livre (Sarko m’a tuer, NDLR), et depuis ce qui m’est arrivé avec mon télé­phone portable et mon ordi­na­teur… Donc c’est devenu plus com­pliqué – mais en même temps d’autres per­son­nes se rap­prochent ; il faut compter sur la résis­tance de l’indignation et la volon­té des gens que le sys­tème change en pro­fondeur », Gérard Dav­et, 26 octo­bre 2014, Caphar­naüm Tremens.

« Nous deux, nous ne sommes en rien “vic­times,” puisque nous revendiquons d’être d’abord des acteurs, en tant que jour­nal­istes, dans cette société », Fab­rice Lhomme, 26 octo­bre 2014, Caphar­naüm Tremens.

On a dit d’eux

« Tapie, Sarkozy, et depuis peu Jouyet et Hol­lande, ont appris à guet­ter le logo Gérard Dav­et et Fab­rice Lhomme dans le Monde, précurseur de gros ennuis. La con­cur­rence aus­si. “Ils ont tout !” protes­tent les con­frères admi­rat­ifs, mais per­suadés que leurs infor­ma­tions coulent de la source élyséenne. Le soupçon a atteint le cœur du Monde depuis que les détec­tives, qui pub­lieront leur chronique du quin­quen­nat après 2017, ont leurs entrées au Château une fois par mois. Cela fait des jaloux, au point d’avoir déclenché une grève du zèle des jour­nal­istes du ser­vice poli­tique du Monde, furieux que les “chiens de chas­se” en Doc Martens piéti­nent leurs plates-ban­des et soignent “leur petite entre­prise” (presse, livres, cours de jour­nal­isme…). D’autant que les deux enquê­teurs, for­més à la vir­ile école Plenel, ne sont ni partageurs ni con­vivi­aux », Libéra­tion, 19 novem­bre 2014.

« Hyper­mnésique, “jamais bat­tu au triv­ial-pur­suit”, Dav­et a besoin de “tout con­trôler”. Sou­vent, il a essayé d’amender son “car­ac­tère com­pliqué, iras­ci­ble”, mais même “les cal­mants à haute dose n’y font rien” », Libéra­tion, 19 novem­bre 2014

« Lhomme a vite arrêté les saluts nazis, moins facile­ment la drogue, “piège absolu”, et jamais les con­certs punk », Libéra­tion, 19 novem­bre 2014.

« Si on ne con­naît pas la teneur des échanges qui ont eu lieu entre les deux jour­nal­istes et leurs inter­locu­teurs à l’Élysée et au min­istère de la Jus­tice, on sait en revanche que les jour­nal­istes, ont béné­fi­cié de la vio­la­tion du secret de l’instruction pour pub­li­er deux enquêtes, quelques jours plus tard. L’Élysée et la Chan­cel­lerie étaient-elles au courant du ren­dez-vous au pôle financier et des arti­cles qui allaient être pub­liés dans ‘Le Monde’ trois jours plus tard ? Quel juge du Pôle financier a reçu les jour­nal­istes ? On ne le saura peut-être jamais. Une seule cer­ti­tude, les enquêtes pub­liées par Gérard Dav­et et Fab­rice Lhomme ne peu­vent avoir été con­duites qu’avec l’aide de juges qui, cher­chant à nuire au retour de Nico­las Sarkozy, sont prêts à vio­l­er impuné­ment la loi », Valeurs Actuelles, 15 octo­bre 2014.

« Au Monde, les jour­nal­istes qui trait­ent les affaires Sarkozy sont en même temps ceux qui voient le prési­dent de la République et ses plus proches col­lab­o­ra­teurs pour faire le réc­it de son quin­quen­nat. Cela établit un lien très fort avec une des par­ties prenantes. En tant que respon­s­able d’un jour­nal, ce mélange des gen­res, j’y aurais mis fin tout de suite », Edwy Plenel, 10 novem­bre 2014, AFP.

« Ils sont réputés pour avoir la grosse tête, mais il y a beau­coup de jalousie par­mi les jour­nal­istes d’investigation. Le fait est qu’ils sont bons et qu’ils sor­tent plein de trucs », Com­men­ta­teur anonyme, 10 novem­bre 2014, AFP.

« Ils sont cyniques, mais très sym­pas, ils ont beau­coup d’humour. Ce sont des jour­nal­istes à l’ancienne, pas vrai­ment 2.0 », Une de leurs étu­di­antes, 10 novem­bre 2014, AFP.

Pho­to : © Julien Fal­si­magne

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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