“Macron est un facho”, car la réforme de l’audiovisuel public ne se déroule pas comme le souhaiteraient les journalistes de gauche. Et ils n’ont pas ou peu de contrôle dessus.
“Macron est un facho”, car la réforme de l’audiovisuel public ne se déroule pas comme le souhaiteraient les journalistes de gauche. Et ils n’ont pas ou peu de contrôle dessus.
Presstalis, issu des NMPP, est à nouveau au bord du dépôt de bilan, cinq ans après la grosse crise de 2012 et va bénéficier d’un nouveau « plan d’urgence » qui fera payer les journaux. Pourtant, de graves questions se posent, tant sur la gestion que sur le modèle économique de la distribution de la presse en France. Sans oublier le poids du Syndicat du Livre, donc de la CGT, qui a déjà pesé lourdement par le passé.
Le cabinet Secafi vient de réaliser un audit de L’Obs et le moins qu’on puisse dire, c’est que le journal de la gauche caviar ne se porte pas bien. Une nouvelle cure d’amaigrissement est encore prévue l’an prochain. Sans qu’elle puisse garantir la rémission.
Alors que l’extrême-gauche ne les a pas attendus (la Rotative, Paris-Luttes Info, Indymedia, Rebellyon, IAATA, Expansive) et que la droite hors les murs se structure enfin (Recomposition, L’Incorrect), la France Insoumise a lancé au début de 2018 son Media. Mais cette initiative n’est pas la seule en Europe occidentale : dans d’autres pays, des médias de gauche radicale émergent.
Officiellement, les médias officiels, ceux qui appartiennent à une poignée de milliardaires ou promeuvent l’idéologie dominante, ne produisent pas de fake news. Au contraire, ils les combattraient. Du coup, le buzz avorté provoqué dans ces médias par une « information » publiée par Buzzfeed le 16 janvier 2017 pourrait prêter à rire si cela ne ridiculisait pas toute la profession.
Après une fin d’année 2017 surchargée en actualités plus ou moins montées en épingle (porcs, écriture inclusive, harcèlement, Plenel et Tariq Ramadan, prières de rue, cigarettes et cinéma, féminisme devenu délirant, réécriture de l’Histoire…), les derniers jours de janvier 2018 semblent marquer le retour aux affaires courantes. Sur quoi titrent les magazines en cette fin janvier ?
Le thème des fake news, fausses nouvelles, fait florès. Le président Macron désigne à la vindicte les médias russes et annonce une loi sur le sujet. Et si derrière ces gesticulations se cachait une entreprise plus vaste et plus ancienne ?
Les lecteurs attentifs de l’Observatoire connaissent Jean-Michel Baylet mis en cause pour avoir frappé et chassé son ancienne assistante parlementaire entièrement dévêtue. Déjà propriétaire de La Dépêche du Midi, le rachat du groupe Midi en 2015 a mis dans son escarcelle cinq quotidiens et une dizaine d’hebdomadaires dans la région Languedoc Roussillon élargie au Midi-Pyrénées, de Périgueux à Perpignan.
Depuis qu’un producteur de cinéma américain s’est fait prendre la main dans la culotte de plusieurs comédiennes, ça balance sec un peu partout. « Balance ton porc » par ici, « me too » par là. Et puis… Une tribune est venue mettre encore plus le feu aux poudres : des femmes réclamaient un droit à être draguées.
Les vidéos sont le média le plus apprécié des moins de 35 ans et constituent le cœur de cible aussi bien de YouTube (propriété de Google) qui les héberge que de Facebook qui rémunère les médias pour en produire et les diffuser via sa plate-forme. Pendant longtemps le principe de la neutralité du net a été respecté : les propriétaires des tuyaux s’interdisaient d’interagir avec les contenus. Ce n’est plus le cas en 2018.
L’Observatoire du journalisme enquête régulièrement sur l’emprise de Facebook et Google sur les grands médias classiques. Alors que c’est Google qui a financé le quasi défunt Decodex du quotidien Le Monde, Facebook de son côté s’est lancé en France dans la création d’un véritable Index avec le soutien de huit grands médias privés comme publics.
La loi liberticide dite NetzDG a été adoptée en Allemagne le 5 avril 2017 et mise en application le 1er janvier 2018. Cette loi prévoit de très fortes sanctions financières contre les réseaux sociaux qui ne pratiqueraient pas une stricte politique de censure.