Ojim.fr
PUBLICATIONS
Yann Barthès, Dilcrah, Netflix, Frontex, Bellingcat... Découvrez les publications papier et numériques de l'Observatoire du journalisme.
→ En savoir plus
PUBLICATIONS
Yann Barthès, Dilcrah, Netflix, Frontex, Bellingcat... Découvrez les publications papier et numériques de l'Observatoire du journalisme.
→ En savoir plus
Missika, un élu socialiste sur le service public

L’article que vous allez lire est gratuit. Mais il a un coût. Un article revient à 50 €, un portrait à 100 €, un dossier à 400 €. Notre indépendance repose sur vos dons. Après déduction fiscale un don de 100 € revient à 34 €. Merci de votre soutien, sans lui nous disparaîtrions.

26 mars 2013

Temps de lecture : 2 minutes
Accueil | Veille médias | Missika, un élu socialiste sur le service public

Missika, un élu socialiste sur le service public

Temps de lecture : 2 minutes

Rappelé aux « affaires » par la tournure précipitée qu’a prise la campagne des municipales pour la mairie de Paris, Jean-Louis Missika a décidé de quitter l’émission « Médias le mag » sur France 5 pour se consacrer à plein temps à la campagne électorale d’Anne Hidalgo.

« Autant en péri­ode nor­male, une chronique comme celle que je fais dans Médias, le mag est com­pat­i­ble avec mon engage­ment d’élu local. Autant je ne pense pas que ce soit pos­si­ble en péri­ode élec­torale », a‑t-il déclaré à la fin de la dernière émis­sion. L’occasion de rap­pel­er que la présence de Mis­si­ka à la télévi­sion publique posait un prob­lème… même hors péri­ode électorale !

En effet, au sein de l’émission présen­tée par Thomas Hugues sur le ser­vice pub­lic, Mis­si­ka « décor­tique » pour nous l’actualité médi­a­tique, en tant que chroniqueur. On peut ain­si se deman­der s’il est accept­able de voir l’actualité « décor­tiquée » par un mem­bre du Con­seil de Paris, adjoint (PS) au maire de Paris, alors même que les social­istes sont depuis 2012 aux com­man­des du pays… Imag­i­nons du reste le tol­lé que sus­cit­erait un chroniqueur encar­té FN à la télévi­sion publique… Au-delà de ce retrait pour raisons élec­torales, la ques­tion qui est soulevée est donc celle de la neu­tral­ité de la télévi­sion publique qui accepte de don­ner la parole à un « ana­lyste médi­a­tique » sup­posé expert et objec­tif et qui n’est en fait qu’un militant.

Crédit pho­to : Pruneau via Wiki­me­dia (cc)