Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
La liberté d’expression en danger en Allemagne

8 janvier 2022

Temps de lecture : 3 minutes
Accueil | Veille médias | La liberté d’expression en danger en Allemagne

La liberté d’expression en danger en Allemagne

8 janvier 2022

Temps de lecture : 3 minutes

Nous avons tous vu les gros titres : en dépit de toutes les promesses électorales, il existe désormais des réglementations qui excluent largement les personnes non vaccinées de la vie publique — restaurants, bars, cinémas et autres lieux ne relevant pas du «nécessaire ». Les autorités vont plus loin et prévoient une vaccination obligatoire générale pour tous les Allemands. Ce n’est pas une spéculation : le nouveau chancelier fédéral envisage l’obligation de vaccination générale à partir de février 2022.

Vers un vaccin obligatoire pour tous

Peu importe si cette oblig­a­tion est con­sti­tu­tion­nelle, juste et saine, ou même réal­is­able. Ce qui est le plus alar­mant est peut-être le fait que des mil­lions d’Alle­mands sont désor­mais men­acés de la vac­ci­na­tion oblig­a­toire, même si tous les poli­tiques, com­men­ta­teurs et experts de la san­té en Alle­magne ont caté­gorique­ment nié pen­dant un an qu’une telle chose soit possible.

Début 2020, le min­istère de la San­té affir­mait sur Twit­ter : « Il n’y aura pas de vac­ci­na­tion oblig­a­toire. Les nou­velles et les pub­li­ca­tions qui pré­ten­dent le con­traire sont fauss­es. » Les géants de l’In­ter­net ont apporté leur sou­tien, cen­surant toute spécu­la­tion sur la vac­ci­na­tion oblig­a­toire en tant que « dés­in­for­ma­tion médicale ».

Désinformation gouvernementale

Dés­in­for­ma­tion ? Il est main­tenant clair que les autorités san­i­taires ont men­ti au peu­ple alle­mand. Il est déjà assez grave que le gou­verne­ment et la poli­tique mentent et trompent le peu­ple. Mais que les géants de la Sil­i­con Val­ley aient soutenu ces men­songes et cen­suré d’autres opin­ions, c’est la cerise sur le gâteau.

Le rôle des médias est de con­trôler et de cri­ti­quer le gou­verne­ment. Avec le suc­cès des réseaux soci­aux est né le citoyen jour­nal­iste. Toute per­son­ne dis­posant d’un télé­phone portable peut théorique­ment dif­fuser une infor­ma­tion impor­tante, que ce soit lors d’une man­i­fes­ta­tion ou d’un atten­tat, et éten­dre ain­si les pos­si­bil­ités d’un con­trôle démoc­ra­tique des dirigeants d’une manière jusqu’alors impos­si­ble. Du moins, c’est ain­si que les médias soci­aux étaient conçus à l’origine.

À qui exactement les coronasceptiques auraient-ils nui ?

Mais au lieu d’être une plate-forme de la lib­erté d’ex­pres­sion légale et indis­pens­able au fonc­tion­nement d’une démoc­ra­tie saine, les géants de l’In­ter­net sont devenus le bras de la pro­pa­gande du gou­verne­ment fédéral alle­mand, cen­surant tous les con­tenus qu’of­fi­cielle­ment les citoyens alle­mands ne sont pas autorisés à voir. La poli­tique et les médias à Berlin n’ont plus à dire aux sociétés de l’In­ter­net ce qu’elles doivent faire car les oli­gar­ques de la Sil­i­con Val­ley pra­tiquent l’obéis­sance par anticipation.

La trahi­son de la lib­erté d’ex­pres­sion par les géants de l’In­ter­net en Alle­magne ne se lim­ite pas à la cen­sure de mes­sages qui ne con­vi­en­nent pas au gou­verne­ment — même si ces mes­sages s’avèrent par la suite cor­rects, comme ceux con­cer­nant la vac­ci­na­tion oblig­a­toire. En sep­tem­bre, Face­book a délibéré­ment sup­primé les comptes du « mou­ve­ment des coro­nascep­tiques », qui cri­ti­quaient les mesures du gou­verne­ment alle­mand, afin d’empêcher ses mem­bres d’or­gan­is­er des man­i­fes­ta­tions et des réseaux en ligne.

Ces groupes auraient égale­ment dif­fusé de la « dés­in­for­ma­tion sur la san­té » et effec­tué des « dom­mages coor­don­nés à la société », selon un porte-parole de Face­book. Ce style rap­pelle fatale­ment le lan­gage des pires dic­tatures. À qui exacte­ment les coro­nascep­tiques auraient-ils nui ? Aux Alle­mands ? A la classe dirigeante ? Étant don­né l’obéis­sance pure et sim­ple, voire même par antic­i­pa­tion, des sociétés de l’ Inter­net, les autorités de l’É­tat n’ont même pas à se salir les mains avec la censure.

Le besoin de liberté est irrésistible

Mal­heureuse­ment, cela est devenu une habi­tude en Alle­magne depuis 2015, lorsque la cri­tique de la poli­tique d’ou­ver­ture des fron­tières a été cen­surée par le gou­verne­ment Merkel ; un min­istre de la Jus­tice, Heiko Maas, par exem­ple, a pu affirmer après l’at­taque du Bat­a­clan qu’il n’y avait pas de ter­ror­istes par­mi les “réfugiés” mais les médias de ser­vice pub­lic tout comme les réseaux soci­aux ont mis des jours avant de par­ler, entre autres par exem­ple, du meurtre de Maria L. à Fri­bourg, sous la pres­sion des citoyens.

Ces méth­odes dic­ta­to­ri­ales sur Twit­ter, Face­book et autres sont la rai­son de la créa­tion de GETTR, une nou­velle plate-forme qui ne cen­sure per­son­ne pour ses opin­ions poli­tiques et per­met de partager, par exem­ple, des vidéos des man­i­fes­ta­tions con­tre le con­fine­ment dra­conien, blo­quées par les autres réseaux sociaux.

Le besoin de lib­erté est irré­sistible. Le 14 décem­bre 2021, plus de per­son­nes se sont inscrites sur cette plate-forme en Alle­magne que dans tout autre pays du monde, y com­pris les États-Unis. C’est un signe indé­ni­able de la soif de lib­erté des citoyens alle­mands et du fait que GETTR est devenu pour eux indispensable.

Nous voulons met­tre un terme à cette tyran­nie ici aujour­d’hui. Avec effet immé­di­at, nous déclarons notre indépen­dance vis-à-vis des géants des médias soci­aux et revendiquons nos droits fon­da­men­taux : « Cha­cun a le droit d’ex­primer libre­ment son opin­ion que cela soit en paroles, par écrit ou en images. Il n’y a pas de censure. »

Source : Junge Frei­heit, 17/12/2021. Tra­duc­tion : AC

Jason Miller, invité de Junge Frei­heit, a été con­seiller de cam­pagne de Don­ald Trump lors des cam­pagnes élec­torales de 2016 et 2020, et a lancé la plate-forme GETTR en jan­vi­er 2021 après la sus­pen­sion de Trump sur Twitter.

Voir aussi

Cet article GRATUIT vous a plu ?

Il a pourtant un coût : 50 € en moyenne. Il faut compter 100 € pour un portrait, 400 € pour une infographie, 600 € pour une vidéo. Nous dépendons de nos lecteurs, soutenez-nous !

Vidéos à la une

Derniers portraits ajoutés