Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Accueil | Veille médias | Les leçons d’Edwy Plenel
Les leçons d’Edwy Plenel

12 avril 2013

Temps de lecture : 2 minutes

Accueil | Veille médias | Les leçons d’Edwy Plenel

Les leçons d’Edwy Plenel

Les leçons d’Edwy Plenel

Il y a quelques jours, Éric Mettout pestait contre « les incessantes leçons de déontologie d’Edwy Plenel ». Que dirait-il de la dernière leçon que le fondateur de Médiapart vient d’infliger à Libération, suite à la une du quotidien sur Laurent Fabius ?

Dès dimanche 7, Edwy Plenel twitte : « Libéra­tion perd la tête : demain [le 8 avril, ndlr], il trans­forme une rumeur sur Fabius en pré­ten­dant démen­tir une non-infor­ma­tion de Medi­a­part ». Le lende­main, il con­tin­ue sa « leçon » : « tous les soci­o­logues de la rumeur le savent : la ren­dre publique, fût-elle accom­pa­g­née d’un ferme démen­ti, c’est la propager et lui don­ner con­sis­tance. C’est donc bien ce qu’a fait le quo­ti­di­en Libéra­tion, lun­di 8 avril, avec cette Une sidérante met­tant en scène comme s’il s’agissait d’une infor­ma­tion une rumeur qui agite Paris depuis trois jours ».

Et d’évo­quer une « mise en scène, éloignée des règles les plus élé­men­taires du jour­nal­isme », le viol du secret pro­fes­sion­nel. Véri­ta­ble juge de ce qui se fait et de se qui ne se fait pas en matière de presse, Plenel adresse enfin un car­ton rouge à la rédac­tion de Libéra­tion : « cette faute est un aver­tisse­ment : rien ne serait pire, dans le moment trou­blé que tra­verse notre démoc­ra­tie, qu’une presse sor­tie de ses gonds, sans repères pro­fes­sion­nels ni rigueur déon­tologique ».

Certes, on peut estimer que Libéra­tion a util­isé une clas­sique méth­ode de dés­in­for­ma­tion, en titrant sur le démen­ti d’une rumeur. Il n’en demeure pas moins que voir Edwy Plenel, et sa « con­cep­tion du jour­nal­isme, qui se situe quelque part entre celle du pro­cureur sovié­tique Vichin­sky et du con­ven­tion­nel Marat, entre jus­tice procé­du­rale et tri­bunal pop­u­laire, entre fila­ture poli­cière et dénon­ci­a­tion publique », selon les ter­mes de Philippe Cohen et Pierre Péan, don­ner des leçons de jour­nal­isme est pour le moins « exas­pérant », comme le rap­pelait Éric Mettout…

Source : blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel

Publicité

Sur le même sujet

Related Posts

None found

Derniers portraits ajoutés

Pierre Plottu

PORTRAIT — Pierre Plot­tu, spé­cial­iste auto­proclamé de l’ex­trême-droite, a l’at­ti­rail du par­fait mil­i­tant. Vic­time col­latérale du virage édi­to­r­i­al de France-Soir, dont il fut viré sans ménage­ment, il prophé­tise dans Libéra­tion et Slate.

Gaël Brustier

PORTRAIT — Poli­to­logue né en 1978, Gaël Brusti­er a longtemps lou­voyé entre plusieurs chapelles de la gauche sou­verain­iste, dans l’e­spoir de rénover une sociale-démoc­ra­tie acquise au néolibéralisme.

François-Régis Hutin

PORTRAIT — Tout en para­doxe, ce patron de presse a régné sans partage sur un empire de presse placé en sit­u­a­tion qua­si-monop­o­lis­tique sur le grand Ouest. Il s’est éteint le 10 décem­bre 2017 à Rennes.

Stéphane Simon

Le pro­duc­teur de Thier­ry Ardis­son n’est pas à une con­tra­dic­tion près : s’at­ti­rant les foudres de la droite sou­verain­iste lors de l’ère trans­gres­sive et imper­ti­nente des années 90, il s’arrange pour qu’elle lui mange dans la main trente ans plus tard.

Michel Cymes

PORTRAIT — “Ani­ma­teur préféré des téléspec­ta­teurs” plusieurs années durant, le doc­teur Michel Cymes est une star de la vul­gar­i­sa­tion médi­cale, que ce soit sur le petit écran ou à la radio. Il est à nou­veau sur le devant de la scène à l’oc­ca­sion de l’épidémie de coronavirus.