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Films et séries télévisées : quand divertissement rime avec rééducation

5 novembre 2021

Temps de lecture : 4 minutes
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Films et séries télévisées : quand divertissement rime avec rééducation

5 novembre 2021

Il fût un temps où regarder une série télévisée était un bon moyen de s’extraire des tracas de toutes natures et des débats idéologiques qui traversent la société. A voir certains épisodes de séries diffusés récemment à la télévision, cette époque semble révolue. Sous couvert de divertissement, l’heure est à l’endoctrinement à l’idéologie woke et à la propagande pour le nouvel ordre diversitaire. Les quelques exemples que nous vous livrons en témoignent.

Alex Hugo : un homme armé en vaut deux

En sep­tem­bre 2019, l’Observatoire du jour­nal­isme reve­nait sur un épisode de la série « Alex Hugo » dif­fusé sur France 2 le 11 sep­tem­bre de cette même année. Nous soulignions que ce « diver­tisse­ment » était claire­ment engagé en faveur de l’immigration clan­des­tine, et farouche­ment hos­tile aux mil­i­tants de Généra­tion iden­ti­taire, qui ont pour­tant chère­ment payé pour avoir attiré paci­fique­ment l’attention de l’opinion publique sur les fron­tières pas­soires de la France.

Tout dans cet épisode aboutis­sait en effet à un manichéisme affligeant :

  • le réal­isa­teur met­tant en scène un mil­i­tant du respect des fron­tières, armé d’un fusil, sous-enten­du : ces indi­vidus sont dangereux
  • des migrants vu par le prisme unique de la vul­néra­bil­ité, une altérité totale­ment passée sous silence.

Mais cela n’était qu’un avant-goût de ce que nous allions décou­vrir par la suite devant l’étrange lucarne.

La lutte des classes : le voile islamique qui sauve

En 2019 sor­tait un film réal­isé par Michel Leclerc inti­t­ulé « La lutte des class­es ». Ce réc­it de la vie d’un cou­ple, présen­tant toutes les car­ac­téris­tiques des bour­geois bohèmes, atter­ris dans une ban­lieue de l’immigration, con­tient une scène culte.

C’est ain­si que le réal­isa­teur arrive à présen­ter pos­i­tive­ment un morceau de tis­su, qui est pour­tant représen­tatif d’une con­cep­tion rétro­grade et archaïque de la femme et d’une vision islamique de la société. Un bel exploit.

L’école de la vie, « wallah sur l’coran »

Sur le ser­vice pub­lic de télévi­sion (France 2), nous pou­vons avec la série « L’école de la vie » suiv­re un jeune enseignant d’histoire-géographie exerçant dans un lycée. Il est « très appré­cié de ses élèves » selon le biopic. Au cours d’un échange en classe sur le sort des tirailleurs séné­galais qui ont offi­cié dans l’armée française, un élève fait part de son exas­péra­tion en rai­son de la cri­tique con­tin­uelle de la coloni­sa­tion. Il est à la sat­is­fac­tion générale remis à sa place par le professeur :

« il faut com­pren­dre que cela a été dra­ma­tique pour lesquels (sic !) comme tu dis on a apporté la civil­i­sa­tion ».

Bien sûr, l’élève con­tes­tataire ne pou­vait ensuite que profér­er une grosse insulte raciste (« va manger ta banane »), en s’adressant à une élève noire. Il est ren­voyé manu mil­i­tari de la classe par le pro­fesseur exaspéré.

Cha­cun aura com­pris à ce stade où se situent les « bas du front ». Un bel exem­ple de dis­qual­i­fi­ca­tion par asso­ci­a­tion : celui qui con­teste la présen­ta­tion totale­ment vic­ti­maire de la coloni­sa­tion est non seule­ment raciste, comme en témoigne son insulte à l’encontre d’une cama­rade de couleur. Il a égale­ment des liens avec la mou­vance néo nazie. Sous-enten­du, ceux qui ne souscrivent pas à la vision totale­ment néga­tive du pro­fesseur de la coloni­sa­tion sont dangereux.

Le dan­ger représen­té dans la série Alex Hugo sous la forme d’une arme en ban­doulière portée par un mil­i­tant de Généra­tion iden­ti­taire prend ici la forme d’accointances avec des nos­tal­giques du 3e Reich. Du reduc­tio ad hitlerum tout en finesse…

Demain nous appartient : le catéchisme woke

Mais nous gar­dons le meilleur pour la fin. “Ser­pi­co” nous fait partager sur Twit­ter une nou­velle pépite de la série, « Demain nous appar­tient » sur TF1. On y entend dans un épisode dif­fusé récem­ment une élève réciter laborieuse­ment dans la cour de récréa­tion le par­fait catéchisme woke :

« Oui, c’est moi, la meuf qui a pété un câble ce matin avec l’autre. Je m’appelle Ang­ie Dial­lo et j’en ai marre de ne pas me retrou­ver dans nos pro­grammes. L’éducation nationale n’en a rien à foutre de nos indi­vid­u­al­ités. Leurs pro­grammes ont été créés par et pour des hommes blancs, cis hétéros qui nient nos dif­férences. Seule­ment aujourd’hui la société a changé, alors plus ques­tion de s’écraser, les minorités méri­tent d’être recon­nues, étudiées et célébrées. (des élèves com­men­cent à applaudir la pas­sion­ar­ia de la woke cul­ture). Je sais que par­mi vous cer­tains n’osent pas s’affirmer, des gays, des les­bi­ennes, des non binaires qui comptent chaque jour laiss­er aban­don­ner le bac (?) pour enfin se sen­tir libre d’être qui ils sont. Sauf qu’aujourd’hui la diver­sité c’est la norme et je refuse que de vieux boomers nous invis­i­bilisent. Que ceux qui sont d’accord avec moi me rejoignent. (cris d’enthousiasme d’élèves vis­i­ble­ment forte­ment « con­sci­en­tisés »). On veut étudi­er des auteurs noirs, gays, non binaires, des femmes issues de l’immigration ou du métis­sage, bref des gens qui nous ressem­blent ».

Tout y est, la cri­tique en règle et décom­plexée des hommes blancs, la présen­ta­tion des minorités eth­niques et sex­uelles comme le nou­veau mod­èle à « célébr­er », la volon­té de chang­er les références cul­turelles dans un but de réé­d­u­ca­tion. On reste con­fon­du devant une telle accu­mu­la­tion de clichés et de caricatures.

Dans cette lutte pour l’instauration d’un nou­v­el ordre diver­si­taire, il y a ceux qui tirent les ficelles, les scé­nar­istes obsédés par l’idée de « faire pass­er un mes­sage », et les idiots utiles, celles et ceux qui relaient servile­ment un dis­cours que l’on peut qual­i­fi­er de « rem­placiste ». Nous auri­ons pu par­ler de la cul­ture woke égale­ment omniprésente sur le site de stream­ing Net­flix, mais un arti­cle n’y suf­fi­rait pas.

Du grand art… Qui pen­sait se dis­traire se fait rééduquer…

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