Accueil | Actualités | Médias | Le CSA se ridiculise pour ses trente ans
Pub­lié le 21 juin 2019 | Éti­quettes : , ,

Le CSA se ridiculise pour ses trente ans

On n’est pas sérieux quand on a 17 ans disait Rimbaud. On n’est pas sérieux quand on a trente ans, comme le démontre une vidéo burlesque célébrant les trente ans du CSA, par un des ses membres Nicolas Curien.

Trente ans déjà

C’est en 1989 sous Chirac qu’était créé le CSA, succédant à la CNCL, la Commission Nationale de la communication et des Libertés. Son rôle est de réguler l’audiovisuel public au nom de l’État mais sans faire partie directement de l’exécutif. Trois cents agents y travaillent et sept présidents se sont succédés. Le poste de président est particulièrement convoité avec une rémunération brute de 15K€ par mois, treize semaines de vacances, voiture avec chauffeur et gyrophare etc.

La tactique du gendarme Nicolas Curien

Le CSA est souvent défini comme « le gendarme des médias publics ». Par on ne sait quelle lubie, Nicolas Curien (qui avait remplacé en intérim le président Olivier Schrameck souffrant pendant quelques mois en 2018) a pris l’initiative d’une vidéo de célébration « gendarmesque » pour souffler les trente bougies de l’institution.

Interviewé par un pseudo journaliste qui l’appelle mon capitaine, mon commandant, mon colonel, Nicolas Curien est présenté comme le lieutenant Caruso Cellini, gendarme de son état. Se dandinant allégrement il reprend sous une forme éléphantesque la chanson de Bourvil « La tactique du gendarme » dans le film le Roi Pandore, assisté de quatre malheureux «danseurs », sans doute des salariés volontaires d’office qui ont l’air un peu absents.

Pour les amateurs de divertissement grotesque :

Pour ceux qui préfèrent Bourvil (sautez la publicité) :

L’actuel président, Roch-Olivier Maistre n’a pas encore exprimé de préférence entre les deux versions.

Tant que vous êtes ici...

Ce contenu a été financé par les donateurs de l'OJIM

L’Ojim est là pour vous aider à vous guider dans le monde opaque et souvent univoque des médias.

Contrairement à beaucoup, nous avons choisi une formule gratuite qui permet de mettre nos informations à la disposition de tous, indépendamment de leurs moyens. L’Observatoire est totalement indépendant, libre de toute publicité, de toute subvention, de tous actionnaires. Ce qui nous permet de donner une voix à ceux qui sont rarement entendus. Ce qui nous différencie de nombreux médias à un moment où la loyauté de l’information devient cruciale. Votre contribution, modeste ou importante, sert directement à régler la partie technique du site et à rémunérer nos rédacteurs. Chaque don bénéficie d’un reçu fiscal de 66%. Un don de 100 € ne vous coûtera que 33 €. Merci de votre soutien.