Le CSA rappelle Bourdin à l’ordre pour les propos de Laurence Rossignol

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Saisi par le CRAN (Conseil représentatif des associations noires), le CSA a estimé que le 30 mars dernier face à Laurence Rossignol, Jean-Jacques Bourdin n’avait pas suffisamment « maîtrisé » son antenne.

Lors de cette émission diffusée sur RMC et RMC Découverte, la ministre du droit des femmes Laurence Rossignol était revenue sur l’affaire du burkini et particulièrement sur ces marques de vêtements qui s’adaptent aux traditions musulmanes. Elle avait alors estimé que les femmes qui choisissaient de porter ces vêtements étaient comparables aux « nègres américains qui étaient pour l’esclavage ».

Bien qu’elle ait reconnu plus tard une « faute de langage », le Conseil supérieur de l’audiovisuel a demandé à RMC et RMC Découverte, dans une décision rendue jeudi 22 septembre, « d’éviter à l’avenir qu’une telle situation ne se reproduise ». Mis en cause dans cette affaire car accusé de ne pas avoir « maîtrisé » son antenne, Jean-Jacques Bourdin s’est exprimé sur son compte Twitter le jour-même. « Ce n’est pas le CSA qui va me donner des leçons de journalisme et d’indépendance…. », a-t-il lâché. De son côté, Laurence Rossignol n’a pas réagi à la décision des Sages.

Par ailleurs, dans une autre décision rendue jeudi, le CSA a également averti Europe 1 pour les propos de Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, qui avait déclaré en janvier dernier que le port de la kippa était « symbolique d’une double affiliation religieuse et politique, voire d’une allégeance à la politique menée par l’Etat d’Israël ».

Pour le Conseil, le journaliste David Abiker n’a alors « pas réagi de manière vive et explicite ». Et d’appeler « fermement l’attention des responsables d’Europe 1 sur la nécessité de mieux assurer la maîtrise de l’antenne face à de telles assertions, susceptibles d’alimenter des tensions et des antagonismes au sein de la population ou d’entraîner des attitudes de rejet ou de xénophobie ».

Enfin, les Sages ont également mis en garde TF1 « en raison d’une sous-exposition marquée de l’opposition parlementaire » sur LCI du 1er janvier au 31 mars 2016.

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