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Isabelle Surply, la lanceuse d’alerte qui n’a pas la côte auprès du Progrès de Lyon

12 mai 2022

Temps de lecture : 2 minutes
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Isabelle Surply, la lanceuse d’alerte qui n’a pas la côte auprès du Progrès de Lyon

12 mai 2022

Temps de lecture : 2 minutes

De nombreux élus locaux sont en prise directe avec la progression de l’islamisme dans la société française. L’immense majorité d’entre eux a pris le parti de s’en accommoder. Beaucoup plus rares sont ceux qui la dénoncent et qui demandent à l’État de prendre ses responsabilités. Dans ce combat, Isabelle Surply, une conseillère municipale de la commune de Saint-Chamond (Loire), est loin de pouvoir compter sur le soutien du quotidien régional Le Progrès.

Une conseillère municipale active

Des médias alter­nat­ifs ont récem­ment relaté le com­bat d’Isabelle Sur­ply con­tre l’islamisme dans la ville dont elle est con­seil­lère munic­i­pale, en plus de son man­dat élec­tif à la région Rhône-Alpes-Auvergne.

Pour ne citer que l’un de ses faits mar­quants, en juil­let 2021, elle dif­fu­sait une vidéo d’un prêche de l’imam de Saint-Cha­mond, Mma­di Ahamada.

Lors de celui-ci, l’imam haranguait ses fidèles : « Vous, femmes musul­manes, tâchez d’obéir au doigt de vos maris, restez dans vos foy­ers et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l’islam ».

Isabelle Sur­ply n’a pas ménagé ses efforts pour que l’affaire n’en reste pas là. De guerre lasse, le min­istre de l’Intérieur a dans un pre­mier temps sus­pendu l’imam pour ses pro­pos. Puis, en octo­bre 2021, il n’a pas renou­velé son titre de séjour. Celui-ci est retourné le 2 mai dans son pays d’origine, Les Comores, avec prob­a­ble­ment le pécule de départ généreuse­ment offert par l’État français (enfin, le contribuable).

C’était sans compter sur les nom­breux sup­port­ers de l’imam qui se sont déchainés sur les réseaux soci­aux et ont men­acé l’élue locale. Le cen­tre cul­turel musul­man qui gère la mosquée Attak­wa de Saint-Cha­mond a par ailleurs déposé plainte con­tre Isabelle Sur­ply pour « diffama­tion en rai­son de l’ethnie, de la reli­gion ou de la race ».

Le doute habite Le Progrès

Les lecteurs du quo­ti­di­en région­al Le Pro­grès qui s’en tien­nent à une seule source d’information ont une ver­sion des faits très différente.

Dans un arti­cle du 5 avril, le jour­nal­iste Amjad Allouchi (sans com­men­taires) nous aide à com­pren­dre « en deux min­utes » (car nous sommes pressés et voulons aller droit au but) l’affaire de Saint-Chamond.

Le prêche du 20 juil­let 2021 de l’imam assig­nant les femmes dans leur cui­sine et à l’obéissance de leur mari ? Les pro­pos auraient été tron­qués par Isabelle Sur­ply. Mma­di Ahama­da n’aurait eu que des pro­pos con­formes au Coran : « O femme musul­mane, entre au par­adis par n’importe quelle porte, tâche de veiller aux droits d’Amah et de ton époux ».

Pour­tant, pour qui se donne la peine d’écouter la vidéo mise en ligne par Isabelle Sur­ply, on peut dis­tincte­ment enten­dre les pro­pos qu’elle a dénoncés.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Non, ras­surez-vous Le Pro­grès n’est pas allé enquêter sur la pro­gres­sion de l’islamisme en région Rhône-Alpes. Non, un des jour­nal­istes de la rédac­tion du jour­nal est allé véri­fi­er la vérac­ité des pro­pos d’Isabelle Sur­ply affir­mant qu’elle a été mise en exa­m­en, suite à la plainte déposée par le cen­tre cul­turel musul­man qui gère la mosquée Attak­wa de Saint-Chamond.

Dans un arti­cle du 4 mai, nous apprenons que : « véri­fi­ca­tion faite par la rédac­tion du Pro­grès auprès du par­quet, cette mise en exa­m­en n’existe pas. (…) l’élue demeure, à ce stade de l’instruction, à un statut sim­ple de per­son­ne mise en cause ».

Comme elle l’indique dans un tweet, Isabelle Sur­ply demande un droit de réponse pour rétablir sa ver­sion des faits. Pen­dant ce temps-là, on ne dis­cute plus de l’essentiel. Cha­cun en tir­era les con­clu­sions qu’il veut…

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