Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Interview de Dieudonné dans Causeur : Frédéric Haziza dézingue Élisabeth Lévy

6 février 2014

Temps de lecture : 3 minutes
Accueil | Veille médias | Interview de Dieudonné dans Causeur : Frédéric Haziza dézingue Élisabeth Lévy

Interview de Dieudonné dans Causeur : Frédéric Haziza dézingue Élisabeth Lévy

Ce qui devait arriver arriva. Malgré ses prises de position largement pro-sionistes, le magazine Causeur dirigé par Élisabeth Lévy subit ses premières attaques après la publication d’un entretien exclusif avec Dieudonné dans son numéro de février paru aujourd’hui.

Ni une ni deux, sitôt la dépêche de l’AFP dif­fusée, Frédéric Haz­iza a sor­ti son revolver à deux coups sur Twit­ter. Pre­mière salve : « Itw @MbalaDieudo d’Élis­a­beth Lévy ds @causeur. Jamais en retard de com­plai­sance avec les extrêmes », suiv­ie d’une sec­onde bour­rade : « Ds @causeur @MbalaDieudo dit nAvoir“aucun remord“que Mérah est“1sioniste“Faurisson est son témoin de moralité.Élisabeth Lévy son faire val­oir » (sic).

Les admi­ra­teurs de Bernard Piv­ot apprécieront son goût de la syn­taxe et du débat d’idées. À défaut de pou­voir éradi­quer le Mal anti­sémite qui se niche partout, Frédéric Haz­iza aurait pu ouvrir Causeur et décou­vrir les pre­mières lignes de l’entretien dans lesquelles Élis­a­beth Lévy et Gil Mihae­ly ne lési­nent pas sur les pré­cau­tions pour se défendre de toute com­plai­sance dieudon­niste. Dans le début de l’interview mis en ligne ce matin, on peut lire :

« Avouons-le, le 16 jan­vi­er, en par­tant inter­view­er Dieudon­né dans son quarti­er général, un bâti­ment sans charme situé dans un vil­lage d’Eure-et-Loir, nous éprou­vions l’agréable fris­son de la trans­gres­sion, tout en nour­ris­sant vague­ment le fol espoir de le ramen­er à la rai­son et à la mai­son com­munes. Peut-être allait-il nous dire que oui, il avait franche­ment décon­né et qu’il voulait sincère­ment sor­tir de la spi­rale haineuse dans laque­lle il s’est enfer­mée depuis dix ans. Autant le dire d’emblée, le mir­a­cle ne s’est pas pro­duit. Nous l’avons ques­tion­né hon­nête­ment, sans essay­er de le piéger. Il a joué le jeu, sans chercher à se défauss­er par de gross­es blagues et des pirou­ettes. Du reste, il sem­blait plutôt embar­rassé. Mais sur le fond, il n’a rien lâché, con­fir­mant ce que nous savions. Dieudon­né n’est cer­taine­ment pas un imbé­cile, mais un anti­sémite qui ignore ce qu’est un juif et un anti­sion­iste qui n’a pas une traître idée de ce qu’est le sion­isme. Dans ces con­di­tions, on peut se deman­der l’intérêt de pub­li­er ce texte. Tout d’abord, il était nor­mal de don­ner la parole au prin­ci­pal pro­tag­o­niste de la polémique dont tous les médias ont abon­dam­ment par­lé. Par ailleurs, il s’agit, nous sem­ble-t-il, d’un doc­u­ment d’intérêt général car il s’exprime sans qu’il puisse y avoir la moin­dre ambiguïté sur la nature, humoris­tique ou pas, de ses pro­pos. Si l’atmosphère était cour­toise, nous n’avons pas beau­coup ri. À défaut d’avoir été les agents de sa con­ver­sion (à l’humanisme, pas au judaïsme) nous espérons con­tribuer à éclair­er ses admi­ra­teurs. »

On ne saurait être plus clair : Causeur0 espère « éclair­er » les fans de l’humoriste – cer­tains diraient «réé­du­quer », en mon­trant le vide con­ceptuel d’un comique qui traite Mohamed Mer­ah de « sion­iste » et affirme que « les sion­istes ont tué le Christ ». Quelques pages avant l’entretien incrim­iné, le mag­a­zine cloue même à son pilori l’innocent dessi­na­teur du Monde Plan­tu pour avoir osé déclar­er « ne pas for­cé­ment être d’accord avec Dieudon­né » au cours d’un débat houleux avec Alain Finkielkraut…

Mais Frédéric Haz­iza ne fait pas dans la den­telle. L’absence de regrets de Dieudon­né a fait explos­er le ther­momètre de son indig­na­tion. Ver­dict : Élis­a­beth Lévy est com­plice voire coupable ! La voilà donc assim­ilée à Alain Soral, Tarik Ramadan et autres « cerveaux malades » épinglés par Patrick Cohen.

Cette dernière affaire con­naît d’ailleurs un énième soubre­saut, avec la sor­tie d’une tri­bune de Patrick Cohen sur le site du Nou­v­el Obser­va­teur. Dans ce texte au vit­ri­ol, il traite Daniel Schnei­der­mann d’« idiot utile des dieudon­nistes », reprochant au chroniqueur de Libéra­tion d’avoir pub­lié un arti­cle à charge inti­t­ulé « La liste de Patrick Cohen » (1) puis d’avoir lais­sé l’humoriste Didi­er Porte faire un sketch, dans son émis­sion Arrêt sur images, moquant l’indignation sélec­tive du jour­nal­iste. Morceau choisi du réquisi­toire de Patrick Cohen : « C’est bien votre chronique de “Libéra­tion” qui met le feu à la “fachos­phère”, ce sont vos phras­es que Soral et Dieudon­né répè­tent mot pour mot dans leurs pre­mières vidéos du print­emps 2013 appelant leurs par­ti­sans à des repré­sailles con­tre moi, votre rhé­torique de “liste noire” et de réflexe com­mu­nau­taire que reprend Dieudon­né chaque soir sur scène pour me vouer aux cham­bres à gaz… »

Frédéric Haz­iza remon­té con­tre Élis­a­beth Lévy, Patrick Cohen à l’assaut de Daniel Schnei­der­mann : en ce moment, ça canarde sec chez les jour­nal­istes !

(1) Schnei­der­mann y démon­tait le par­ti pris idéologique con­sis­tant à n’inviter que des débat­teurs idéologique­ment cor­rects : « Se priv­er d’invités intéres­sants parce qu’on n’est pas d’accord avec eux est, pour un jour­nal­iste payé par le con­tribuable, une faute pro­fes­sion­nelle. », con­clu­ait-il.

Voir aussi : Frédéric Haziza, Israel au cœur. Portrait.

Sur le même sujet

Related Posts

None found

Les réseaux Soros
et la "société ouverte" :
un dossier exclusif

Tout le monde parle des réseaux de George Soros, cet influent Américain d’origine hongroise qui consacre chaque année un milliard de dollars pour étendre la mondialisation libérale libertaire.

En effet, derrière un discours "philanthropique" se cache une entreprise à l'agenda et aux objectifs politiques bien précis. Mais quelle est l’étendue de ce réseau ?

Pour recevoir notre dossier rejoignez nos donateurs (avec un reçu fiscal de 66% de votre don).

Derniers portraits ajoutés

Camille Vigogne Le Coat

PORTRAIT — C’est la petite jour­nal­iste libérale lib­er­taire qui monte. Dis­sim­u­lant der­rière un joli minois une volon­té de nuire à toutes les per­son­nal­ités de la droite non alignée, Camille Vigogne Le Coat se rêve en nou­velle Ari­ane Chemin sa con­sœur du Monde.

Laurent Joffrin

PORTRAIT — Lau­rent Jof­frin, de son vrai nom Lau­rent (André Marie Paul) Mouchard est né en juin 1952 à Vin­cennes. Sa car­rière se car­ac­térise par des allers et retours inces­sant entre Libéra­tion et Le Nou­v­el Obser­va­teur.

Nicolas Beytout

PORTRAIT — Groupe de Bilder­berg, Le Siè­cle, Medef, Com­mis­sion Tri­latérale, ami intime de Nico­las Sarkozy, petit-fils de l’ancienne pro­prié­taire des Échos, Nico­las Beytout est LE porte-voix de la pen­sée unique mon­di­al­iste dans les médias.

Sonia Devillers

PORTRAIT — Née le 31 jan­vi­er 1975, Sonia Dev­illers est la fille de l’architecte Chris­t­ian Dev­illers. Jour­nal­iste sur France Inter, anci­enne du Figaro, elle s’occupe de cul­ture et des médias sur le ser­vice pub­lic et est en même temps la voix de la bobosphère, tou­jours prête à pour­fendre les « fachos » de Valeurs Actuelles et à offrir un refuge com­plaisant à Aude Lancelin, patronne d’un Média en pleine tour­mente.

Laurent Ruquier

PORTRAIT — Lau­rent Ruquier est né le 24 févri­er 1963 au Havre (Seine-Mar­itime). Tour à tour ani­ma­teur, présen­ta­teur, humoriste, pro­duc­teur et directeur de théâtre, Lau­rent Ruquier est omniprésent dans le Paysage audio­vi­suel français (PAF).