Vous prenez un palace à Saint-Barth, des actifs immobiliers, les société éditrices du Parisien et des Échos, vous secouez, vous obtenez Ufipar, la holding hétérogène qui gère entre autres les médias de Bernard Arnault.
Vous prenez un palace à Saint-Barth, des actifs immobiliers, les société éditrices du Parisien et des Échos, vous secouez, vous obtenez Ufipar, la holding hétérogène qui gère entre autres les médias de Bernard Arnault.
Les signes de réussite de Brut, créé fin 2016 par trois anciens de Canal+ étaient déjà patents en 2019. La progression depuis deux ans est impressionnante, et parfaitement conformiste.
Alors que Xavier Niel vient de créer sa FIP (Fondation pour l’Indépendance de la presse) avec une bonne partie des postes d’administrateurs attribués à des proches, Patrick Drahi, qui l’avait précédé dans cette voie, pratique la mixité entre les cadres de SFR et ceux de ses médias (Altice), avec succès.
C’est l’année du Covid 19 et des fondations pour la presse. Après Patrick Drahi, c’est au tour de Xavier Niel de créer son « Fonds pour l’indépendance de la presse » (FIP). Visite guidée.
Depuis le décès de Philippe Amaury en 2006 et l’accession de Marie-Odile Amaury au poste de PDG du groupe (L’Equipe, ASO organisateur du tour de France et d’autres évènements sportifs), la valse des dirigeants se poursuit.
On a beau être très riche, on a beau avoir dans son discret actionnariat la famille Bettencourt, le groupe LVMH, le Dow Jones américain, on a beau défendre les intérêts matériels et moraux du CAC40 et plus si affinités, le groupe L’Opinion/Agefi demande quand même 2M€ à ses lecteurs.
Xavier Niel est partout, France-Antilles, Nice-Matin, Paris Turf, Le Monde, La Provence. Sans compter beau papa Bernard Arnault avec Les Échos, Le Parisien et une très forte influence à L’Opinion (le journal du CAC40). Ceci n’empêche pas les affaires immobilières.
Bernard Tapie malade et condamné à rembourser quelques centaines de millions d’euros, La Provence en pertes croissantes, Corse Matin itou, devine qui pourrait venir ce soir goûter la bouillabaisse et l’aïoli, un certain Xavier N….
Suppression des courses pendant la crise sanitaire, désertion des parieurs, adieu veaux, vaches, chevaux, le groupe est en redressement judiciaire depuis fin mai 2020.
Les remous de Presstalis, la crise sanitaire, les procédures de justice accélèrent la transformation vers plus de numérique des quotidiens, tant nationaux que provinciaux.
Le Monde vient de publier ses résultats 2019, des résultats contrastés et des inquiétudes pour 2020.
Après une première en 2012, c’est la deuxième fois que le quotidien se met sous la protection du tribunal de commerce. Le journal a lancé un appel pressant à ses lecteurs pour qu’ils s’abonnent, un appel au secours aux résultats hypothétiques.