Patrick Drahi est un homme qui a la réputation d’être à la fois discret, travailleur et organisé. Très organisé sur le plan financier. Trop organisé sur le plan fiscal, dit le fisc genevois.
Patrick Drahi est un homme qui a la réputation d’être à la fois discret, travailleur et organisé. Très organisé sur le plan financier. Trop organisé sur le plan fiscal, dit le fisc genevois.
Comme tous les hommes d’argent et de pouvoir, Patrick Drahi est à la tête d’une fondation. Philanthropique, bien sûr. Les bonnes œuvres du milliardaire font en cet automne 2022 l’actualité : le média d’investigation suisse Heidi.news publie depuis début novembre une série d’articles consacrés au milliardaire, en collaboration avec la RTS et Le Monde pour certains volets. Le troisième épisode de cette série traite de la fondation de droit suisse de Patrick Drahi, une structure qui aurait des activités ne poursuivant pas toujours le but initial de la fondation.
Au moment où le Tchèque Daniel Křetínský passe la corde au cou de Libération avec une prise de contrôle à terme, il est intéressant de revenir sur les mécanismes financiers qui ont permis à Patrick Drahi de financer le quotidien.
Les liens entre Patrick Drahi et Emmanuel Macron et certains membres de son gouvernement ont été de nouveau mis en lumière dernièrement par deux évènements que nous analysons.
Libération, son profil libéral-libertaire, son atlantisme militant, ses pertes abyssales, ses riches mécènes qui le maintiennent à flot. D’un Édouard de Rothschild à un Patrick Drahi en passant par un Bruno Ledoux, les deux derniers y ayant trouvé peut-être quelques avantages fiscaux.
Selon un sondage de la BBC datant de 2013, Israël est classée parmi les nations les plus mal vues du monde, devançant seulement la Corée du Nord, le Pakistan et l’Iran. Et à part quelques initiatives individuelles, aucune politique sérieuse n’avait été entreprise par les gouvernements successifs pour changer cet état de fait.
Depuis que le Tchèque Daniel Křetínský a passé la corde au cou de Libération, il y place ses pions un par un.
Pauvre Libération, balloté de milliardaire à milliardaire, de Rotschild à Patrick Drahi, de Patrick Drahi à Daniel Křetínský. Le journal libéral libertaire trouve toujours un oligarque capitaliste pour le renflouer. Une alliance très concrète d’intérêts convergents.
Le mois d’août est parfois propice aux annonces que l’on voudrait discrètes. Pendant que les collaborateurs de SFR étaient en vacances ils ne s’imaginaient pas que leur président et leur directeur opérationnel seraient partis à la rentrée de septembre.
Personne – sauf Monsieur Drahi – ne pouvait croire à cette farce, où un journaliste de Libération menaçait en fin d’article de s’émasculer en signe de protestation.
En cette Sainte-Hugues du premier avril 2022, Patrick Drahi crée la surprise en annonçant son soutien à Éric Zemmour. Il a accordé à Claude Chollet et à l’Ojim un entretien exclusif par téléphone.
Libération est détenu depuis 2020 par un Fonds de dotation pour une presse indépendante (FDIP), en réalité contrôlé par des proches de Patrick Drahi. Ce dernier a mis la main à la poche, mais cela risque d’être insuffisant.