En trois semaines, l’Observatoire du journalisme a vécu une censure non motivée de Facebook, un piratage, le rétablissement du site et le retour de l’article supprimé par Facebook sur le réseau social. Récit et enseignements à tirer.
En trois semaines, l’Observatoire du journalisme a vécu une censure non motivée de Facebook, un piratage, le rétablissement du site et le retour de l’article supprimé par Facebook sur le réseau social. Récit et enseignements à tirer.
Le Parlement européen a adopté les 12 et 13 mars 2019 des rapports visant à lutter contre les tentatives de désinformation et de propagande, depuis l’intérieur comme l’extérieur de l’Union européenne.
Alors que la loi Avia qui va mettre une pression maximale sur Facebook pour censurer les « discours de haine » (comprendre tout propos un peu contraire aux intérêts du monde libéral libertaire) n’est pas encore mise en application, l’Observatoire vient d’observer un cas de censure silencieuse sur un de ses articles.
Devinette : quelle est la société condamnée à une amende de cinq milliards de dollars et dont le cours de bourse monte de presque 2% au même moment ? Vous avez gagné c’est Facebook.
Plus que la Corée du Nord ou autres lieux où il fait bon vivre, « la France est une des plus grandes menaces mondiales contre la liberté d’expression », telle est l’opinion de Jonathan Turley, professeur de droit à l’Université Georges Washington, exprimée dans The Hill, « la colline », quotidien réunissant des journalistes démocrates et républicains distribué gratuitement dans et autour du Capitole. À quoi fait-il référence ? À la loi Avia, présentée et votée en France en tant que « loi de lutte contre la haine sur internet ».
Lors d’un petit déjeuner le 26 juin 2019, le nouveau président de l’AFP Fabrice Fries a pu préciser sa stratégie pour son mandat de cinq ans.
Alors que Facebook veut à la fois lancer une monnaie et un tribunal international établissant une vérité universelle, certains législateurs américains veulent limiter le pouvoir des GAFA et leur imposer un début de transparence quant à la valeur économique des données individuelles collectées.
Quand vous êtes très, très riche, vous êtes envié. Quand vous êtes envié et très, très riche, pour vous défendre vous organisez à grands frais et dans le monde entier des « séminaires de réflexion ». Ces séminaires – où l’on peut supposer que les invités sont là tous frais payés et dans des endroits agréables – sont l’occasion de se faire des amis et de tester des idées. La dernière en date – baroque – pour le réseau social, est de créer une « Cour suprême » jugeant les conflits sur les contenus du réseau. Une manière de faire diversion au moment où Facebook est accusé de tous les maux. Et accumule les bénéfices.
Peu de français connaissent Cédric O (son patronyme est d’origine coréenne), obscur secrétaire d’État au numérique, ancien des équipes DSK au PS, membre de Terra Nova, ancien conseiller parlementaire de Pierre Moscovici, ancien membre des équipes de campagne de François Hollande, un des premiers ralliés à la macronie. Il se fait remarquer par son zèle à ériger de nouvelles censures.
Lors des récentes élections européennes, les candidats britanniques Carl Benjamin (UKIP) et Anne-Marie Waters (Sharia Watch UK) se seraient fait inscrire sur sa liste des promoteurs de haine par la quasi-secte religieuse internationale communément désignée sous le nom de Facebook. Attaquer de front un candidat à une élection est une première pour la plateforme qui fut accusée de négligence par le Congrès américain pour sa porosité à l’égard des trolls et bots russes en 2016.
Le Reuters Institute et l’université d’Oxford ont rendu publique mi-juin 2019 une enquête mondiale sur la confiance des médias menée avec l’institut de sondages américain YouGov. Sans surprise la confiance globale est encore en baisse de 2 points, 42% des sondés ayant une opinion positive des médias.
Alors que les scandales se multiplient autour de lui, informations privées rendues publiques ou revendues, accusations d’espionnage, non-respect systématique de la vie privée, affaire Cambridge Analytica, amendes et menaces d’amendes, etc, le réseau social accumule les bénéfices trimestriels autour de cinq milliards de dollars. Trop gros pour tomber disent certains, trop gros pour ne pas devoir être démantelé disent d’autres.