Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal fait porter aux réseaux sociaux la responsabilité de la décapitation du professeur Samuel Paty. Il n’en fallait pas plus pour que le projet de la sinistre loi Avia renaisse de ses cendres.
L’étau se resserre chaque semaine sur la liberté d’opinion et d’expression. Pour combattre la censure il faut déjà l’identifier.
La censure consiste à limiter la diffusion d’informations ou d’opinions, souvent pour des raisons politiques ou morales. Elle n’est pas l’apanage des dictatures : la censure existe aussi dans les démocraties, bien que sous des formes plus subtiles. En Europe occidentale, la censure prend différentes formes, juridiques par exemple, pour empêcher certains discours considérés comme contrevenant à certains dogmes ou normes. Des organisations comme Reporters sans frontières (RSF) ou encore l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), les géants du numérique via la modération et la surveillance, renforcent ce contrôle, créant ainsi une homogénéité de l’information et limitant les discours divergents.
Voir aussi : Reporters sans frontières (RSF), ARCOM, Laetitia Avia, Christophe Deloire, Patrick Cohen, Sleeping giants
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal fait porter aux réseaux sociaux la responsabilité de la décapitation du professeur Samuel Paty. Il n’en fallait pas plus pour que le projet de la sinistre loi Avia renaisse de ses cendres.
Après Twitter qui a suspendu notre compte pendant six semaines, c’est Radio France qui envoie un huissier à notre hébergeur web.
Si Biden finalement l’emporte, ce sera la victoire de Big Money, Big Media et Big Tech. Pour ce qui concerne Big Tech, vous trouverez en bas une nouvelle charte de YouTube (Google) et son 5ème paragraphe (traduit ci-dessous en français) qui indique que tout contenu sur la fraude massive qui s’est (ou se serait) produite sera désormais écarté.
C’est entendu pour Facebook, Instagram et bien d’autres il n’y a pas d’État profond américain. Il n’y a pas non plus de lobby militaro-industriel lié aux agences de renseignement, les réseaux Soros sont inexistants et ceux qui diraient le contraire sont des « conspirationnistes » à éliminer. Vraiment ?
Alors que Twitter censure l’Observatoire du journalisme, il renforce dans le même temps ses équipes d’influence auprès des pouvoirs publics.
Publiée le 5 novembre dans l’équivalent espagnol du Journal officiel, la décision approuvée par le Conseil de sécurité nationale crée une commission interministérielle chargée de lutter contre ce qui sera considéré comme étant des campagnes de désinformation, notamment, mais pas seulement, lorsqu’elles sont menées depuis l’étranger.
Decathlon de la famille Mulliez, vient de confirmer avoir cédé à la pression des Sleeping Giants, et le parti EELV en a profité pour réaffirmer leur soutien aux attaques faites contre la chaîne.
Le pot de terre contre le pot de fer, l’Observatoire du journalisme contre Twitter. Une impossibilité de poster quoi que ce soit à noss 6500 abonnés, une suspension, une lettre de notre avocat, le rétablissement du compte, récit circonstancié.
Il n’y avait que Philippe Muray pour anticiper la folie et la démesure développées depuis quelques temps à travers les « fake news », les « infox », les « bobards », bref le décryptage-brouillage de l’information-désinformation.
Jack Dorsey/Twitter contre Ted Cruz/Texas, c’était une des affiches des auditions de dirigeants des GAFA devant le Sénat américain mi-novembre 2020 au moment où les réseaux sociaux censuraient toute information sur les possibles fraudes électorales de l’élection présidentielle. Qui fait la leçon à qui ?
« L’amour c’est la haine », ce slogan de 1984 d’Orwell résonne d’une étrange actualité à l’heure où les réseaux sociaux censurent au nom de la liberté d’expression et où une loi liberticide veut soi-disant lutter contre la haine.
En 2007 sortait en librairie un essai écrit par la journaliste altermondialiste Naomi Klein, La stratégie du choc (Actes Sud, traduit en 2008). La thèse centrale de son ouvrage : les élites utilisent souvent des situations extrêmes (catastrophes naturelles, attentats) et la sidération de l’opinion publique pour « assurer la prise de contrôle de la planète par un ultralibéralisme surpuissant ».