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France Bleu Drôme-Ardèche et l’insécurité

19 mars 2013

Temps de lecture : 2 minutes

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France Bleu Drôme-Ardèche et l’insécurité

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France Bleu Drôme-Ardèche et l’insécurité

19 mars 2013

Le prisme déformé des médias sur l’insécurité n’est pas l’apanage des télévisions ou journaux nationaux. On s’en doutait, mais on en a eu, très récemment, une nouvelle preuve avec France Bleu Drôme-Ardèche.

Le 14 mars dernier, la police munic­i­pale de Bol­lène (Vau­cluse) prend en chas­se une voiture recher­chée. Vis­i­ble­ment, il ne s’ag­it pas de « petits » délin­quants, puisque les occu­pants n’hési­tent pas à lancer des fumigènes der­rière eux pour échap­per à la police ! La course pour­suite se ter­mine mal. Deux voitures de police sont acci­den­tées, sur le ter­ri­toire de la com­mune voi­sine de Pier­re­lat­te. Un polici­er a une clav­icule cassée, tan­dis que les deux véhicules sont bons pour la casse. Le fait divers fait la une des jour­naux locaux le lende­main matin.

Le 15 mars, dans son jour­nal du 8 heures, France Bleu Drôme-Ardèche con­sacre un reportage (à par­tir de 1,57) d’à peine plus d’une minute, à cet acci­dent. La moitié est une charge con­tre les policiers munic­i­paux : « mais cet acci­dent entre policiers munic­i­paux pose quelques ques­tions. Que fai­saient ces agents de la ville de Bol­lène à plus de quinze kilo­mètres de leur zone de com­pé­tence ? Pourquoi deux voitures se sont-elles lancées dans cette pour­suite et pour quelle rai­son ? Car les policiers munic­i­paux doivent inter­venir s’ils voient se pro­duire sous leur yeux un crime ou un délit. Était-ce le cas hier ? Ils ont aus­si l’oblig­a­tion de prévenir les forces de l’or­dre, police nationale ou gen­darmerie, lors du fla­grant délit. Cela a‑t-il été fait par les agents de Bol­lène. L’en­quête devra le déter­min­er ».

En bref, pour Nathalie De Keyz­er, la jour­nal­iste, les policiers munic­i­paux sem­blent être en tort. Les méth­odes clas­siques de dés­in­for­ma­tion sont là : suite de ques­tions ori­en­tées, ton sus­picieux, etc. Le fond de l’af­faire, lui, n’est pas com­men­té. Seul le com­porte­ment des policiers est disséqué.

A 10h40, la même Nathalie De Keyz­er pub­lie une dépêche sur le site de la sta­tion : les policiers sont claire­ment mis en accu­sa­tion, sous ce titre : « Acci­dent Pier­re­lat­te : le directeur de la police munic­i­pale de Bol­lène enten­du aujour­d’hui ». On ne pré­cise pas qui entend ce fonc­tion­naire, mais on devine qu’il s’ag­it de la Jus­tice. Le coupable est tout désigné, et c’est for­cé­ment le polici­er, puisqu’il est « enten­du » le jour même. Le ton de l’ar­ti­cle est affir­matif. Aucun doute n’est per­mis. Et la jour­nal­iste de con­tin­uer : « la ques­tion est posée ce matin : ces policiers munic­i­paux avaient-ils prévenu de leur inter­ven­tion dans un départe­ment voisin ? […] Le directeur de la police munic­i­pale va donc être enten­du aujour­d’hui ». (cap­ture d’écran)

Moins d’une heure plus tard, l’ar­ti­cle est retiré du site inter­net. L’url de la page ren­voie à « cette page est introu­vable ». Pourquoi ? Très cer­taine­ment parce que le directeur de la police munic­i­pale n’a pas été enten­du par la Jus­tice, comme l’a con­fir­mé à l’O­JIM, le ser­vice com­mu­ni­ca­tion de la mairie de Bol­lène. Celle-ci se défend vigoureuse­ment dans un com­mu­niqué : « toute cette action s’est déroulée, bien enten­du dans le cadre de la loi et des procé­dures, con­traire­ment à ce qu’ont lais­sé enten­dre cer­tains médias n’ayant pas pris soin de s’in­former cor­recte­ment ».

Est-ce Nathalie De Keyz­er qui est ain­si visée ?

Source : France Bleu Drôme-Ardèche

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