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Dossier : Le traitement du conflit russo-ukrainien par Arte Journal
Publié le 

17 septembre 2014

Temps de lecture : 8 minutes
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Dossier : Le traitement du conflit russo-ukrainien par Arte Journal

Le traitement du conflit russo-ukrainien par Arte Journal ou l’analyse d’une vérité obérée.

Éléments de contexte

L’OJIM a choisi cette semaine de s’in­téress­er à Arte Jour­nal, et plus par­ti­c­ulière­ment au regard porté par la chaîne fran­co-alle­mande sur le con­flit rus­so-ukrainien. Alors qu’un nou­veau cessez-le-feu a été signé entre les bel­ligérants le ven­dre­di 5 Sep­tem­bre dernier, et alors que les chaînes d’in­for­ma­tions con­tin­ues ont désor­mais le regard rivé sur le Moyen-Ori­ent et/ou sur l’Afrique de l’Ouest en pleine crise du virus Ebo­la, nous avons souhaité voir de plus près si Arte Jour­nal respec­tait à la let­tre son inten­tion de « pos­er un regard orig­i­nal sur le monde et pro­pos­er une approche européenne et cul­turelle de l’ac­tu­al­ité ».

Au préal­able, il con­vient de rap­pel­er le for­mat de ce jour­nal. Présen­té à 19h45, « majori­taire­ment ori­en­té vers l’ac­tu­al­ité inter­na­tionale », Arte Jour­nal dure env­i­ron vingt min­utes et s’ap­puie sur trois sujets prin­ci­paux (d’une durée de 2 à 3 min­utes cha­cun) ain­si que des brèves énon­cés en début de pro­gramme, le tout précédé par une vérité assénée soir après soir : « Tout ce qui fait l’ac­tu­al­ité inter­na­tionale est dans Arte Jour­nal ». Après avoir regardé Arte Jour­nal pen­dant une semaine, nous voilà ras­surés d’ap­pren­dre qu’il est futile de con­sid­ér­er comme impor­tant le fait que, durant la même péri­ode con­sid­érée, le Par­lement Libyen s’est réfugié sur un fer­ry grec (The Guardian, 9 Sep­tem­bre 2014) ou que la Russie déploie des forces navales pour rou­vrir une base en Arc­tique (Chan­nel News Asia, 6 Sep­tem­bre 2014), ce dont le jour­nal n’a pas dit un mot.

Arte Jour­nal a fait le choix de la dif­fu­sion de l’in­for­ma­tion via plusieurs canaux. La chaine pro­pose en effet le jour­nal à la télévi­sion, en pod­cast sur Inter­net (de façon très restreinte puisque le Jour­nal du jour est bal­ayé le lende­main vers 19h) et four­nit des dossiers com­plets – sur son site – sur les sujets du moment, directe­ment issus de ses reportages télévi­suels. Soit dit en pas­sant, la lec­ture super­fi­cielle (par les titres) du dossier con­cer­nant le con­flit en Ukraine sur le site d’Arte Jour­nal (con­sulté le 13 Sep­tem­bre 2014) ne manque pas d’in­ter­peller : « Prop­a­ga­tion de la pro­pa­gande en Russie » ; « Sla­vian­sk, une économie à recon­stru­ire » et « Ukraine, près de la ligne de front ».

Pour com­pléter cette brève présen­ta­tion, rap­pelons qu’Arte Jour­nal réalise depuis 2012 des audi­ences en forte hausse et que ce pro­gramme est regardé par plus de 400 000 per­son­nes (chiffres de 2013).

Une étrange sensation

Cette par­tie est fondée sur la seule analyse séman­tique des mots util­isés par Mme Meline Fre­da – Présen­ta­trice d’Arte Jour­nal la semaine – pour décrire le con­flit en Ukraine. Le dimanche 7 Sep­tem­bre, elle annonce ain­si que « le cessez-le-feu serait men­acé » ; le 8 Sep­tem­bre « des men­aces sur Mar­i­oupol », le 9 « le vol MH117 a bien été abat­tu », le 10 aucune occur­rence, le 11 elle annonce de « nou­velles sanc­tions européennes » en affir­mant que « la Russie aurait inter­féré dans le dossier ukrainien » et le 12, un dou­ble sujet : « La Russie voit rouge après les sanc­tions » et le réc­it de « cent volon­taires qui con­stru­isent un mur à la fron­tière de l’Ukraine pour se pro­téger de l’ap­pétit de son voisin ». Le 13 Sep­tem­bre, Arte Jour­nal reprend tout de go l’af­fir­ma­tion faite par M. Arseni Iat­se­niouk, Pre­mier Min­istre de l’Ukraine : « La Russie veut détru­ire l’Ukraine » tout en rap­pelant que ce jour, les séparatistes auraient de nou­veau « mis à mal le cessez-le-feu ».

La pre­mière chose qui frappe l’observateur, ce sont « les mots pour le dire ». La Russie est en effet tou­jours évo­quée de manière néga­tive, en des ter­mes péjo­rat­ifs comme « pok­er menteur » (4 sep­tem­bre), « fas­cistes » (7 sep­tem­bre), « rétor­sion » (12 sep­tem­bre), « mon­naie russe tombée à son plus bas niveau » (12 sep­tem­bre) », « la Russie ver­rouille sa Crimée » ou « une élec­tion sous occu­pa­tion » (13 sep­tem­bre).

A con­trario, l’Ukraine et son Prési­dent (M. Porochenko) sont la plu­part du temps présen­tés sous leur meilleur jour, avec ses alliés européens ou en tenue de guerre (8 sep­tem­bre), exhor­tant ses sol­dats à tenir bon et à résis­ter aux assauts. Quand cela n’est pas le cas, l’Ukraine est présen­tée en vic­time, évidem­ment digne de sym­pa­thie. Ain­si, le 7 sep­tem­bre, le reportage d’une minute recueille le « témoignage de sol­dats ukrainiens qui auraient essuyé des tirs sur la ligne de front », tan­dis que le 12, un reportage entier de deux min­utes est con­sacré à cent civils ukrainiens réu­nis dans « l’Ar­mée citoyenne de Kharkov » pour con­stru­ire un mur face « à l’ap­pétit de son voisin ».

De cette sim­ple approche séman­tique se dégage une étrange sen­sa­tion : celle d’un biais per­ma­nent dans le traite­ment de l’in­for­ma­tion. Un champ lex­i­cal dif­féren­cié et stricte­ment réservé à cha­cun des deux bel­ligérants.

Des faits égrenés sans trame(s) ni explication(s)

Le for­mat d’Arte Jour­nal, ou l’u­til­i­sa­tion du for­mat qui est faite, sem­ble égale­ment prob­lé­ma­tique. Croire et affirmer qu’il est pos­si­ble de « pos­er un regard orig­i­nal sur le monde » via un reportage de deux min­utes sur une réal­ité pro­téi­forme comme celle de l’Ukraine relève de la gageure ou de la naïveté.

A for­tiori lorsqu’au­cun con­texte du con­flit n’est pro­posé. En effet, Arte Jour­nal se con­cen­tre exclu­sive­ment sur l’ac­tu­al­ité du jour, ne cher­chant pas à porter son regard au-delà de la journée cal­endaire et ne rap­pelant aucune réal­ité sta­tis­tique lors de ses reportages. Il n’y a aucune prise en compte ni aucune annonce des événe­ments impor­tants de la semaine à venir, pas même l’a­gen­da de l’U­nion Européenne à ce sujet. Rien. Le reportage se borne à rap­porter des faits, des paroles, des poignées de mains et des images sai­sis­santes – sou­vent côté ukrainien – sans pro­fondeur his­torique, sans per­spec­tives géo­graphiques, sans cartes à l’écran et donc, sans analyse cri­tique. Comme le rap­pelle Yves Lacoste, « la géo­gra­phie, ça sert d’abord à faire la guerre ». Si la Russie souhaite vrai­ment ce con­flit en Ukraine, pourquoi Arte Jour­nal n’es­saierait-il pas de la pren­dre à son pro­pre jeu en met­tant à jour la stratégie russe, notam­ment par l’u­til­i­sa­tion de cartes ?

Si la Russie souhaite vraiment ce conflit en Ukraine, pourquoi Arte Journal n'essaierait-il pas de la prendre à son propre jeu en mettant à jour la stratégie russe, notamment par l'utilisation de cartes ?

Si la Russie souhaite vrai­ment ce con­flit en Ukraine, pourquoi Arte Jour­nal n’es­saierait-il pas de la pren­dre à son pro­pre jeu en met­tant à jour la stratégie russe, notam­ment par l’u­til­i­sa­tion de cartes ?

Le min­i­mum en la matière serait de rap­pel­er que la Russie et l’Ukraine ont été pen­dant des siè­cles les deux par­ties d’un seul et même ensem­ble (depuis 1783 et Cather­ine II) et qu’un auteur comme Alexan­dre Sol­jen­it­syne a pu écrire que sépar­er les Russ­es et les Ukrainiens serait une « aber­ra­tion » (Com­ment réamé­nag­er notre Russie, 1990). La pro­fondeur his­torique ne sert bien enten­du pas à jus­ti­fi­er ; elle peut néan­moins don­ner des élé­ments de com­préhen­sion.

Un parti pris bien trop manifeste

Pour l’heure, nous avons écrit que la présen­ta­tion faite du con­flit ukrainien par Arte Jour­nal parais­sait biaisée, sans pré­cis­er out­re. Pour­tant, au fur et à mesure de l’analyse, il appa­raît de plus en plus man­i­feste qu’Arte Jour­nal priv­ilégie le point de vue ukrainien. Quelles qu’en soient les raisons, nous pen­sons que cette posi­tion pour­rait être ten­able et défendue à la con­di­tion toute­fois qu’elle soit affichée et énon­cée comme telle au téléspec­ta­teur, ce qui n’est pas le cas.

Qua­tre élé­ments prou­vent la par­tial­ité d’Arte Jour­nal con­cer­nant le con­flit ukrainien : le 4 sep­tem­bre, Mme Marie Man­dras s’en­tre­tient avec le jour­nal pour livr­er son analyse de la sit­u­a­tion. Elle est présen­tée comme « spé­cial­iste de la Russie ». Per­son­ne ne pré­cise mal­heureuse­ment qu’elle est mem­bre du Roy­al insti­tute of Inter­na­tion­al Affairs lon­donien (RIIA, plus con­nu sous le nom de Chat­tam House), un think tank pro-européen, et que ses tri­bunes dans Libéra­tion sont ouverte­ment pro-ukraini­ennes. Un con­tra­dicteur sur le plateau n’au­rait-il pas été néces­saire sur un sujet aus­si sen­si­ble ?

Le 7 sep­tem­bre, un rap­port est pub­lié par Amnesty Inter­na­tion­al qui « dresse le bilan des exac­tions com­mis­es par les séparatistes proruss­es et les mil­ices ukraini­ennes au cours du con­flit qui sec­oue depuis cinq mois l’Est de l’Ukraine » (http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/09/07/amnesty-international-denonce-les-crimes-de-guerre-en-ukraine-et-l-ingerence-de-la-russie_4483263_3214.html). Infor­ma­tion ignorée par Arte Jour­nal. Il est vrai que ce rap­port con­tient ce genre de pro­pos : « Toutes les par­ties se sont mon­trées indif­férentes à l’é­gard de la vie des civils et nég­li­gent de manière fla­grante leurs oblig­a­tions inter­na­tionales ».

Le 8 sep­tem­bre, le prési­dent de l’OSCE déclare que « le cessez-le-feu avait glob­ale­ment tenu en Ukraine ». Pro­pos qui ne sera pas non plus rap­porté par Arte Jour­nal dans son édi­tion du soir alors que le 7, le 8 et le 13 sep­tem­bre, Arte Jour­nal déclare dans ses édi­tions que « le cessez-le-feu serait men­acé ».

Le 13 sep­tem­bre, alors que l’aide human­i­taire est prévue dans l’ac­cord de cessez-le-feu signé quelques jours avant, le jour­nal titre dans son édi­tion du soir : « la Russie fait la guerre de l’hu­man­i­taire », titre péremp­toire flir­tant avec la dés­in­for­ma­tion pure et sim­ple et livré une fois de plus sans expli­ca­tions.

Un point de vue européocentré

Cet européo­cen­trisme se con­state de prime abord, très sim­ple­ment, en prenant les trop peu nom­breuses cartes mis­es à dis­po­si­tion par Arte Jour­nal. Celle qui est repro­duite ci-dessous annonce claire­ment la vision du monde d’Arte Jour­nal. Pourquoi la Russie n’est-elle pas représen­tée alors qu’elle par­ticipe à l’Eu­ro­vi­sion et qu’elle est mem­bre du Con­seil de l’Eu­rope ?

Par ailleurs, cet européo­cen­trisme se man­i­feste égale­ment dans le choix des images de ses reportages. Pas une émis­sion durant cette semaine sans un représen­tant de l’une des insti­tu­tions de l’U­nion Européenne : le 8 sep­tem­bre, Her­man von Rompuy ; le 9 sep­tem­bre le Pre­mier Min­istre néer­landais ; le 10 sep­tem­bre la nou­velle Com­mis­sion Européenne ; le 11 sep­tem­bre le détail des nou­velles sanc­tions pris­es par Brux­elles via un dis­cours de José Manuel Bar­roso et le 12 sep­tem­bre, Mar­tin Schultz, prési­dent du Par­lement Européen, en vis­ite en Ukraine.

Enfin, pas un mot non plus sur la posi­tion de l’OTAN en Ukraine alors qu’elle y est, directe­ment et indi­recte­ment très présente, comme le rap­pelle ce graphique.

Pas un mot non plus sur la position de l'OTAN en Ukraine alors qu'elle y est, directement et indirectement très présente.

Pas un mot non plus sur la posi­tion de l’OTAN en Ukraine alors qu’elle y est, directe­ment et indi­recte­ment très présente.

Est-ce parce que Vladimir Pou­tine a déclaré le 13 Sep­tem­bre que « la crise [ukraini­enne] était util­isée pour réanimer l’Otan comme l’un des élé­ments clés de la poli­tique extérieure des États-Unis » ?

Où est-ce parce que le philosophe Régis Debray avait dit à pro­pos de l’OTAN : «La [l’OTAN] voilà privée d’ennemi mais à l’offensive. L’Alliance atlan­tique ne sup­plée pas à la faib­lesse de l’Union européenne (sa “poli­tique de sécu­rité et de défense com­mune”), elle l’entretient et l’accentue. Un prob­lème pour l’Europe » ?

C’est en effet para­dox­al pour Arte Jour­nal qui annonce une « approche européenne de l’ac­tu­al­ité » de pass­er sous silence ce sur­in­vestisse­ment de l’OTAN dans cette région alors que la source de ce con­flit remonte à la sig­na­ture – ou à la non-sig­na­ture – d’un accord d’as­so­ci­a­tion avec l’U­nion Européenne. Pourquoi ne pas en par­ler ?

Cette sur­dité en viendrait même par­fois à desservir l’ob­jet même qu’elle pré­tend défendre : l’idée européenne. Comme l’écrit Jean-François Mat­téi dans Le regard vide. Essai sur l’épuisement de la cul­ture européenne (Flam­mar­i­on, 2007), l’i­den­tité de l’Eu­rope ne se résume pas à une liste de valeurs ni aux actuelles insti­tu­tions européennes mais bien à un regard par­ti­c­uli­er qu’elle porte sur elle-même et sur ce qui l’en­toure. L’idée européenne est donc à l’op­posée de l’eu­ropéo­cen­trisme. C’est pour­tant ce que nous pro­pose le jour­nal d’Arte à tra­vers ses reportages. Pour servir cette « approche européenne de l’ac­tu­al­ité », il faudrait fournir un regard cir­con­stan­cié et con­tra­dic­toire sur l’ensem­ble des par­ties du monde et ce, de façon impar­tiale.

La dénonciation de la propagande cache-t-elle une autre propagande ?

En défini­tive, le traite­ment du con­flit ukrainien réal­isé par Arte Jour­nal est biaisé. Chaîne légitimiste, cette par­tial­ité européo­cen­trée se retrou­ve dans le traite­ment qu’elle fait d’autres sujets durant la même semaine : le référen­dum sur l’Écosse et les élec­tions en Suède. A chaque fois, Arte Jour­nal développe le point de vue du pou­voir en place et sem­ble vouloir favoris­er le statu quo.

La rédac­tion ne cherche pas à com­pren­dre les points de vue dis­cor­dants, elle préfère leur appli­quer un sché­ma clas­sique et manichéen, soit en les exclu­ant de l’humanité raisonnable et civil­isée, soit en les car­i­cat­u­rant. Afin d’éviter d’être accusé un jour de « ter­ror­isme intel­lectuel », Arte Jour­nal devrait expli­quer le pourquoi de ses non-dits et de l’oc­cul­ta­tion per­ma­nente de cer­tains faits plutôt que de chercher à scé­naris­er une réal­ité cen­sé­ment uni­voque.

Jour­nal à con­som­ma­tion immé­di­ate (qui dis­paraît au bout d’une journée, y com­pris en pod­cast), d’ap­parence sérieuse et bien nor­mé mais sans sources con­tra­dic­toires, sans attach­es ni ligne édi­to­ri­ale claire­ment explic­itée, sans débats, sans nuances et sans cartes, ce for­mat court et sans aspérités ne peut que réjouir les per­son­nes en quête d’une vérité formelle, par­tiale et policée, se gar­garisant de regarder Arte et ayant vingt min­utes de temps de cerveau disponible à con­sacr­er à une actu­al­ité inter­na­tionale. Mais le traite­ment lacu­naire et manichéen qui est fait de cette actu­al­ité, s’il suf­fit à sur­nag­er dans des con­ver­sa­tions mondaines, ne per­met cer­taine­ment pas de com­pren­dre la réal­ité telle qu’elle est, c’est à dire d’être cor­recte­ment infor­mé.

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