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Désinformation sur la Russie : l’AFP recadrée par une agence suisse

6 janvier 2017

Temps de lecture : 2 minutes
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Désinformation sur la Russie : l’AFP recadrée par une agence suisse

Temps de lecture : 2 minutes

Ayant repris, un peu hâtivement, une information douteuse du Washington Post, l’AFP a semble-t-il profité de l’occasion pour diaboliser la Russie.

Le 31 décem­bre 2016 au soir, l’a­gence pub­li­ait en effet une dépêche inti­t­ulée « Des hack­ers russ­es ont piraté un four­nisseur d’élec­tric­ité améri­cain ». En vérité, cette dépêche s’ap­puyait unique­ment sur un arti­cle du Wash­ing­ton Post dans lequel le quo­ti­di­en améri­cain affir­mait que la com­pag­nie d’élec­tric­ité Burling­ton Elec­tric avait été vic­time d’un piratage organ­isé par des hack­ers russes.

Mal­heureuse­ment pour l’A­gence France Presse, il s’avère que le Wash­ing­ton Post s’é­tait un peu trop vite embal­lé. Au final, la Burling­ton Elec­tric a sim­ple­ment reçu, comme tous les opéra­teurs fédéraux, une note du Départe­ment de la sécu­rité intérieure améri­caine à pro­pos d’un « mal­ware ». Après véri­fi­ca­tion, la com­pag­nie n’a retrou­vé la trace de ce logi­ciel espi­on que sur un seul ordi­na­teur, non-con­nec­té au réseau. Pas de quoi son­ner le tocsin…

N’ayant pas recoupé ses sources et se bas­ant sur un seul arti­cle du Post, l’AFP a donc rapi­de­ment payé les con­séquences de sa pré­cip­i­ta­tion (intéressée ?). Sur Twit­ter, l’a­gence de presse suisse Romandie a inter­pel­lé l’AFP « en tant que client » pour lui deman­der de « stop­per (ses) dif­fu­sions de fake news US rel­a­tives à des pseu­dos piratages russes ».

Mis face à ses erreurs, l’AFP a bel et bien rec­ti­fié ses infor­ma­tions, mais en repor­tant la faute sur le Wash­ing­ton Post et mal­heureuse­ment sans présen­ter des excuses…